Par Florence Klein, 24/01/2012
En ces temps incertains, la chasse au gaspillage prend plus que jamais son sens. Des prestataires spécialisés peuvent vous y aider : il s'agit des cost killers. La rémunération au succès ou au forfait, deux possibilités… Mais laquelle choisir ? Éléments de réponse.
Un cost killer est un chasseur de gaspillage, un prestataire qui se charge de rationaliser vos dépenses en frais généraux. En temps de crise, il peut être intéressant de s'offrir leurs services… Deux modes de rémunération cohabitent sur le marché de l’optimisation des dépenses, voici quelques éléments pour faire votre choix.
• La rémunération au succès (ou success fee) signifie qu’en pratique, le client versera à son prestataire une commission proportionnelle aux économies qu’il lui a procurées : généralement de l’ordre de 50 %, ce pourcentage est négociable en fonction de la difficulté de la mission, de sa durée et du volume d’économies dégagées. Soupesez bien le taux proposé et le montant des économies attendues : il peut ainsi être plus économique, au final, de choisir un cabinet appliquant un taux de rémunération plus élevé, mais qui obtiendra une réduction des coûts plus importante. L’autre axe de négociation porte sur la durée pendant laquelle le cabinet va percevoir une rémunération : dans le cas d’une mission d’optimisation des frais généraux, elle peut s’étendre entre 12 mois et quatre ans, avec versement d’une rémunération chaque trimestre. Et bien sûr, pour éviter toute controverse à l’heure des comptes, « les bases de calcul des économies obtenues doivent être spécifiées très clairement dans le contrat et les variations budgétaires prises en compte », affirme Michaël Bensoussan, consultant senior chez Factea. Dès lors, le client ne peut donc qu’être gagnant à faire intervenir un cabinet.
• Dans le cadre d’une rémunération au forfait, le prestataire est rémunéré sur la base d’un forfait journalier appliqué au temps passé pour la réalisation de sa mission. Ce mode de rémunération est généralement retenu lorsque le succès de la mission dépend d’un changement important dans l’organisation ou d’une modification des comportements. « Dans ce cas, une négociation au forfait peut être pratiquée, car le cabinet n’a pas toujours la maîtrise de toutes les conditions de la réussite », précise François Brochot (Expense Reduction Analysts).
Dans 80 % des cas, c’est la rémunération à la performance qui est privilégiée, selon l’enquête menée par le Syncost, entre août et septembre 2011. Il peut également être intéressant de mixer les deux modes de rémunération comme suit : au forfait en phase de diagnostic, puis au résultat en phase de réalisation des économies.
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Commentaires des lecteurs (2)
Réponse de frederic decle le 03/02/2012
Des services à la carte , c'est génial
Bonjour, nous avons fait appel à une jeune structure, la société concilians qui nous a fait un audit et nous avons choisis avec ce cabinet les familles d'achats à faire en priorité. Le résultat est très satisfaisant car cette société prends un forfait et ensuite un pourcentage sur les gains réalisés ce qui nous permet de savoir exactement ce que nous devions payer. Je pense que dans ces temps de crises l'appel à ce genre d'entreprises sera de pus en plus important.
Le 25/01/2012 Hugo à écrit :
Attention à la déontologie et à la culture du cabinet
Bonjour. Merci pour votre article. Si vous le permettez, j'aimerais apporter un commentaire. En règle générale, ces chasseurs de gaspillage comme vous les appelez, n'aiment pas du tout qu'on les traite de cost killers, car il s'agit d'une connotation trop négative selon eux. Vous en citez deux, j'en connais personnellement un pour avoir eu recours à ses services (Factea). Et effectivement, ils ne se considèrent pas du tout comme des cost killers car si leur objectif est bien de réduire des coûts, le préalable est de maintenir voire d'améliorer la qualité des produits ou des services achetés. Et sur ce point, ils ont été très vigilants. Cela ne les empêche pas de se rémunérer au succès. Le problème avec le cost killing, c'est que si vous allez au bout de la logique, plus le prestataire réalise des économies, plus il est rémunéré… Avec un risque de dérive évident. C'est pourquoi il faut bien savoir apprécier la déontologie et la culture du chasseur de coûts, sous peine d'avoir des lendemains qui déchantent !
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Hugo - 25/01/2012
Attention à la déontologie et à la culture du cabinet
Bonjour. Merci pour votre article. Si vous le permettez, j'aimerais apporter un commentaire. En règle générale, ces chasseurs de gaspillage comme vous les appelez, n'aiment pas du tout qu'on les traite de cost killers, car il s'agit d'une connotation trop négative selon eux. Vous en citez deux, j'en connais personnellement un pour avoir eu recours à ses services (Factea). Et effectivement, ils ne se considèrent pas du tout comme des cost killers car si leur objectif est bien de réduire des coûts, le préalable est de maintenir voire d'améliorer la qualité des produits ou des services achetés. Et sur ce point, ils ont été très vigilants. Cela ne les empêche pas de se rémunérer au succès. Le problème avec le cost killing, c'est que si vous allez au bout de la logique, plus le prestataire réalise des économies, plus il est rémunéré… Avec un risque de dérive évident. C'est pourquoi il faut bien savoir apprécier la déontologie et la culture du chasseur de coûts, sous peine d'avoir des lendemains qui déchantent !
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