Mon compte Devenir membre Newsletters

Le cloud computing en cinq idées reçues

Publié le par

Mettre ses données dans le nuage... Une expression poétique pour parler d'externalisation de datas et d'applications informatiques chez un prestataire. Avec ses promesses de sécurité, d'économies ou d'utilisation rationalisée, le cloud est à la mode. La réponse en cinq idées reçues.

@ © BEBOY - FOTOLIA.COM

1. Le cloud: c'est plus sûr

VRAI. Le prestataire choisi sera certainement plus à même que vous de gérer la sécurité des données et des applications qu'il hébergera pour votre compte. Les ténors du secteur disposent, en effet, de moyens techniques et financiers qui garantissent une sécurité optimale.

De plus, des opérateurs tels que Google Enterprise ou OVH s'engagent sur des taux de sécurité et de fiabilité qui sont supérieurs à 99 %. « Mais le chef d'entreprise n'a pas toujours une réelle maîtrise de la sécurité du cloud, estime Renaud Biboud, directeur technique de Deny All, entreprise spécialisée dans la sécurité informatique. Les prestataires sous-traitent fréquemment la sécurisation du nuage. » Il est préférable de vous renseigner sur la localisation des serveurs qui hébergeront votre compte. Au-delà des problèmes de fiabilité de serveurs, situés au bout du monde, il faut veiller à ce que le prestataire soit en accord avec la réglementation européenne sur les données informatiques.

2. Le cloud: c'est économique

VRAI. Le cloud computing permet de maîtriser les coûts. Son modèle économique, c'est le «pay as you go», autrement dit, vous ne payez que ce que vous utilisez, en termes de services et de bande passante. Et, à investissement égal, il est probable que l'arsenal de logiciels dont vous disposerez soit supérieur à ce que vous avez en interne. Si le cloud semble rentable, Hélène Caraux, chef de projet web pour OVH, relativise: « Cela élimine les pics de coûts au démarrage, car l'investissement est lissé dans le temps. »

3. Le cloud: c'est pour grosses entreprises

FAUX. Au contraire, le cloud est particulièrement adapté aux petites entreprises. Le nuage vous permet, en effet, d'utiliser en interne des machines moins puissantes, puisque vous avez externalisé le stockage des données et des applications. Une solution qui limite également le poids du renouvellement et de l'entretien du matériel.

4. Le cloud m'oblige à tout externaliser

FAUX. Non, tout ne mérite pas d'être forcément géré en externe. « La modularité de cette pratique permet un déploiement progressif, explique Hélène Caraux (OVH). En fait, la démarche consiste à réaliser un audit interne des besoins avant d'étudier les offres des prestataires afin de trouver la solution qui permettra une mise en place rapide et une montée en charge régulière. » Cyril Grira (Google Enterprise), de son côté, évoque la possibilité de « migrer vers le cloud, en agrégeant les services au fur et à mesure que les salariés adoptent l'outil, en commençant par la messagerie électronique ».

5. Avec un bon contrat, je suis couvert

FAUX. Lorsque vous externalisez votre service d'information, un contrat doit préciser les modalités d'usage du cloud et les garanties offertes par l'opérateur. Mais, attention, aucun contrat ne garantit à 100 % que le fournisseur tienne ses promesses! « Même avec un contrat parfaitement bordé, en cas de dysfonctionnement, l'entreprise risque d'être désorganisée », souligne Laurent Clerc, responsable Offre DataCenter chez NEC IT, fournisseur de solutions serveur et stockage. Enfin, il faut vous assurer de la qualité de votre connexion internet ; celle-ci est capitale.