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Bien choisir sa COMPLEMENTAIRE SANTE

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Indépendant ou salarié, avec ou sans enfants, adepte des médecines douces porteur de lunettes... A chaque profil correspond une complémentaire santé. A vous de choisir la plus adaptée à vos besoins quotidiens et à ceux de vos proches.

Si la complémentaire offre une meilleure indemnisation des dépenses courantes de santé telles que les médicaments, son intérêt réside surtout dans la couverture des frais exceptionnels, comme l'hospitalisation ou l'aide à domicile. Le but de la complémentaire est en effet de couvrir ces dépenses élevées et, à ce titre, elle doit être vue comme une assurance indispensable.

Comment choisir sa complémentaire ? D'abord, sachez que selon que vous êtes dirigeant salarié ou indépendant, le régime de sécurité sociale est différent. Orientez-vous alors vers le contrat de complémentaire santé le mieux adapté à votre statut. Si vous êtes indépendant (dirigeant majoritaire de SARL, gérant de SNC ou d'EURL), optez pour un contrat individuel éligible à la loi Madelin, du 11 février 1994. Celle-ci permet de déduire de vos impôts sur le revenu les cotisations liées à votre complémentaire. Si vous êtes un dirigeant salarié (gérant minoritaire de SARL, président de SA ou SAS, dirigeant de Scop), étudiez la possibilité de vous rattacher à un contrat collectif à l'entreprise. Vous bénéficierez alors des mêmes garanties qu'un cadre salarié. Le contrat collectif est financé en partie par l'entreprise, aussi son rapport qualité/prix est-il intéressant (lire encadré p. 92). De plus, vous pouvez bénéficier des avantages fiscaux de l'article 83 du code général des impôts et déduire les cotisations de vos revenus bruts annuels.

Des remboursements du simple au double. Avec un contrat collectif, le paiement s'effectue chaque mois ou chaque trimestre. Avec un contrat individuel, il est automatiquement mensualisé. Dans les deux cas, la durée d'engagement est d'un an, avec reconduction tacite. De même, toutes les offres proposent une base de remboursement commune. Sont ainsi pris en charge, dans tous les cas, les frais d'hospitalisation, les dépassements d'honoraires, les frais dentaires ou d'optique. Ce qui change d'un contrat à un autre ? Le niveau des garanties, c'est-à-dire le montant des remboursements. Un prestataire propose toujours plusieurs niveaux. Le premier (le moins cher) comprend le complément de base - c'est-à-dire le complément de ce qui est remboursé par le régime général de la Sécurité sociale - et certains frais remboursés jusqu'à 100 % ou 200 %, soit une ou deux fois le tarif de base de la Sécurité sociale. Pour une telle formule, il faut compter, en moyenne, 1 000 Euros par an. A l'opposé, le niveau de complémentaire le plus élevé prévoit le remboursement de frais jusqu'à 400 ou 500 % de la base de Sécurité sociale. Comptez alors environ 1 500 Euros par an. « L'essentiel est de couvrir les risques lourds, comme les honoraires élevés, le besoin d'une chambre particulière en cas d'hospitalisation ou encore les soins dentaires », explique Nathalie Miquel, responsable développement du marché TPE-PME santé-prévoyance d'Axa. « Il est donc important de prendre en compte ses habitudes personnelles avant de choisir sa complémentaire santé », ajoute Adeline Bonnefoy, responsable achats de la direction marketing et Vente de Swiss Life. Aussi, avant d'opter pour un niveau de garantie, posez-vous les bonnes questions : consultez-vous régulièrement un spécialiste qui pratique des dépassements d'honoraires élevés ? Portez-vous des lunettes ou des lentilles ? Avez-vous des enfants pour lesquels vous serez amené à avoir des frais d'orthodontie ? Ou un bébé dont les visites chez le pédiatre doivent être prises en charge ? En effet, dans chaque contrat, le dirigeant peut inclure son conjoint et ses enfants. Généralement, vous ne paierez pas de supplément pour vos ayants droit. « Le chef d'entreprise doit penser à sa situation personnelle tout en tenant compte de celle de sa famille », résume Henri de Poyen, responsable marketing de l'offre santé et prévoyance d'Allianz. Nathalie Miquel (Axa) ajoute même que le dirigeant doit « s'interroger sur des éléments de la vie courante ». Par exemple, si vous travaillez quotidiennement sur un écran, envisagez une meilleure couverture des frais d'optique. Adepte des médecines douces, sachez que certains contrats prennent en charge les séances chez l'ostéopathe ou le chiropracteur, ainsi que des consultations chez le diététicien. Autant de prestations non remboursées par la Sécurité sociale. Quelques assureurs proposent même, en option, des forfaits «prévention» qui couvrent les actes de dépistage ou l'achat de compléments alimentaires prescrits par le médecin. Pour répondre au mieux à des demandes ponctuelles, n'hésitez pas à adapter votre formule lors de chaque reconduction annuelle de votre contrat. Généralement, un interlocuteur commercial vous contacte trois mois avant l'échéance du contrat et examine avec vous vos attentes.

@ FOTOLIA / FROG 974

NATHALIE MIQUEL, responsable développement du marché TPE-PME santé-prévoyance chez Axa

Une complémentaire doit couvrir les risques lourds, comme les soins dentaires.

25 % de réduction. Enfin, quel que soit votre contrat, tous les assureurs proposent le tiers payant. Ce système vous dispense d'avancer l'argent chez les pharmaciens, auprès des laboratoires ou encore des radiologues ou infirmiers. Chaque prestataire négocie également la baisse de l'éventuel solde à payer auprès d'un réseau de partenaires santé (dentistes, opticiens, audioprothésistes etc.). Vous réalisez ainsi des économies d'environ 25 % sur le prix des verres de lunettes ou des prothèses. Comment trouver le professionnel agréé par votre complémentaire le plus près de chez vous ? Tous les assureurs mettent à la disposition de leurs clients un annuaire en ligne et un numéro de téléphone pour effectuer leurs recherches. « Le chef d'entreprise ne doit pas hésiter à comparer les offres des différents prestataires et à demander des exemples de remboursement en fonction de sa situation », conseille Nathalie Miquel (Axa). Car savoir bien choisir sa complémentaire santé, c'est aussi savoir poser les bonnes questions.

@ FOTOLIA / FROG 974

FOCUS. Combien coûte une complémentaire santé ?

Les mutuelles présentent leurs tarifs et leurs indemnisations dans un tableau de prestations. Les tarifs varient en fonction du montant de remboursement souhaité, mais aussi, parfois, en fonction de la ville ou de l'âge de l'assuré. Un exemple ? Pour un chef d'entreprise indépendant, âgé de 40 ans, marié avec deux enfants, habitant à Nantes, les cotisations mensuelles s'échelonneront de 80 Euros par mois, pour le niveau de garantie le plus faible, à 160 Euros par mois pour le niveau le plus élevé. Si le dirigeant est salarié et s'assure dans un contrat collectif, il paiera environ 50 Euros par mois. En choisissant un contrat individuel, il devra débourser 80 Euros par mois.
Source : Swiss Life

Mot clés : Contrat |

Céline Tridon