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Elues «Saveur de l'année», les olives Barral s'arrachent en magasin

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Grâce à l'appellation «Saveur de l'année», la PME niçoise Barral compte développer son chiffre d'affaires et la visibilité de sa marque en grande surface. Les premiers résultats s'avèrent très encourageants...

Et le gagnant est... Barral! Le premier conditionneur français d'olives et d'huile d'olive a vu sa gamme bio élue «Saveur de l'année 2011». Une reconnaissance décernée par un jury de consommateurs, qui a estimé qu'elle méritait leur caution. Un bon goût confirmé par un sondage BVA datant de 2010: 86 % des personnes qui ont acheté un article estampillé «Saveur de l'année» se sont déclarées satisfaites. Depuis la fin de l'année dernière donc, le packaging des quatre références bio (olives noires et vertes) arbore le logo rouge, jaune et bleu «Saveur de l'année» qui figure désormais en bonne place sur toutes les étiquettes. Il y restera jusqu'en décembre. Tout comme sur l'ensemble des documents de communication de l'entreprise (plaquette commerciale, etc.).

Barral

> Activité
Production et vente d'olives et d'huile d'olive


> Ville
Carros (Alpes-Maritimes)


> Forme juridique
SA


> Dirigeant
Louis Barral, 65 ans


> Année de reprise
1970


> Effectif
28 salariés


> CA 2010
15,5 MEuros

Attirer acheteurs et consommateurs

En rayon, l'appellation fait donc son effet auprès des clients. « Elle permet de distinguer visuellement le produit et rassure un consommateur hésitant devant un linéaire encombré », assure Louis Barral, le dirigeant. Un atout indéniable pour un article qui souffre de deux handicaps: sa nouveauté et son prix légèrement plus élevé que ses concurrents du pourtour méditerranéen, coûts de transport oblige. Mais le premier semestre reste clairement encourageant: dans les grandes surfaces de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, où la gamme est référencée depuis six mois, elle connaît une hausse de ses ventes de près de 30 %! En outre, « l'appellation devrait faciliter les négociations avec les acheteurs, qui sont à l'affût de nouveautés tout comme de qualité », estime Louis Barral. En effet, des discussions sont très avancées avec des centrales d'achat situées en dehors de la région. La PME entend bien intensifier son déploiement au reste de la France où une partie de sa centaine de références est déjà présente. Le chef d'entreprise attend également de l'appellation qu'elle accélère sa notoriété auprès du client final. En effet, 80 % de la production de Barral pour les GMS (le reste étant réparti entre l'export, la restauration collective et les industriels) est commercialisée sous marque de distributeur. « Notre stratégie pour développer notre propre marque passe notamment par le lancement de nouvelles références », explique le sexagénaire.

Zoom

Des olives adaptées au goût des consommateurs étrangers


Si l'entreprise ne fournit pas un produit différent dans chacun des 20 pays d'Europe et d'Amérique du Nord où elle a des clients, elle s'adapte néanmoins à la demande locale. Ainsi, les grosses olives sont réservées au marché allemand tandis que les petites partent pour le Japon. Au pays du, grossistes préfèrent les conditionnements de 37 cl, ceux-là mêmes qui, en France, sont vendus uniquement aux particuliers. Fans du «made in France», les amateurs d'olives américains ont droit à un drapeau français sur l'étiquette.

Après avoir séduit localement, la PME tend à étendre son déploiement au reste de la France.

Après avoir séduit localement, la PME tend à étendre son déploiement au reste de la France.

Un investissement financier

Une opération marketing dont le premier avantage est de ne pas avoir monopolisé ses équipes durant des jours. Pour postuler, la PME n'a eu qu'à s'inscrire l'été dernier «moyennant quelques centaines d'euros» et envoyer des échantillons. Les tests se sont déroulés en septembre et les résultats sont tombés en octobre. Barral a tout de même dû débourser plus de 10 000 euros (lire encadré ci-dessus) pour participer au financement du plan de communication orchestré par la société organisatrice, Monadia. Une somme qui représente la majeure partie de son budget communication de l'année. « La presse nous permet de faire connaître Barral au plus grand nombre, aux professionnels comme aux particuliers », se félicite le dirigeant. A son actif, une dizaine de parutions dans des publications. De quoi lui donner envie de doter ses nouveaux produits du label «Saveur de l'année» dès que l'un d'entre eux sortira du site de production niçois.

à savoir

«Saveur de l'année», comment ça marche?


Créée en 1997 par un ancien cuisinier, Willy Mansion, la société Monadia, responsable de l'appellation «Saveur de l'année» entend, ainsi, valider la qualité gustative des produits agroalimentaires. Pour ce faire, elle les soumet à un examen gustatif effectué par des consommateurs volontaires en laboratoire d'évaluation sensorielle. Ce jury goûte et évalue des aliments que PME et grands groupes ont volontairement proposés. Le tarif pour ces tests est de 1 950 euros HT, à la charge de l'entreprise candidate. Sont estimés l'aspect, l'odeur, la texture et le goût. Si l'entreprise est lauréate, elle verse une redevance pour l'année de 11 950 euros HT pour les droits d'exploitation du logo et les actions de communication.


Rens.: www.saveurdelannee.com

L'idée

Le seau, le conditionnement qui cartonne


Afin de transporter ses produits dans de bonnes conditions, la PME a conçu des seaux sous vide de 2,5 kg et de 5 kg. Très appréciés des clients étrangers (supermarchés et cash and carry), ils évitent les fuites et garantissent une hygiène irréprochable. Ce contenant original a considérablement contribué au développement de Barral à l'export, dont les olives étaient précédemment vendues en conserve.