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Entreprise verte : des économies à la clé

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Si les dirigeants de PME ont tardé à s'approprier les questions écologiques, force est de constater que le développement durable s'inscrit aujourd'hui dans l'air du temps, non plus seulement comme une tendance mais comme une exigence. Les entreprises ont d'ailleurs tout à y gagner.

@ ALX/FOTOLIA/LD

Impossible, aujourd'hui, pour un patron de PME d'ignorer qu'il doit prendre part à l'effort global en faveur du développement durable. Ce concept, qui recouvre à la fois des notions de respect de l'environnement et d'engagement social, a le vent en poupe. Certes, le mouvement n'est pas neuf, mais l'engagement formel qui en découle est plus récent.

Retrouvez les sociétés citées dans notre carnet d'adresses, page 82.

En France, la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE), qui oblige les entreprises cotées en Bourse à rendre public un rapport sur leur impact environnemental et social, est entrée en vigueur en 2002. Mais c'est à l'occasion des premiers États généraux des entreprises et du développement durable, réunis le 2 juin 2005 à l'initiative du ministère de l'Écologie et du Développement durable, que le dialogue a été lancé entre chefs d'entreprise, représentants des pouvoirs publics et responsables d'associations. Depuis, pas un rassemblement d'entreprises sans que le sujet ne soit au moins évoqué. Cette année, l'université du Medef lui a consacré sa plénière de clôture, en présence du ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo. Planète PME, le salon professionnel qu'organise la Confédération générale du patronat des PME (CGPME), en a fait le thème d'une après-midi de débat avec la secrétaire d'État chargée de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Toutes les grandes écoles et universités proposent, désormais, des cursus sur le sujet. Le développement durable est donc, plus qu'une tendance, une exigence, avec, en toile de fond, des avantages pour les entreprises qui acceptent d'en jouer le jeu.

Aujourd'hui, 95 % des entreprises européennes publient des informations sur le développement durable, selon une enquête Mazars réalisée en octobre dernier auprès de 82 entreprises cotées issues de huit pays européens. La plupart de ces sociétés considèrent ces renseignements comme primordiaux, au même titre que les données comptables et financières. Et, quand on leur demande quels sont, pour elles, les trois mots-clés du développement durable, les mêmes entreprises évoquent les concepts de responsabilité, de durabilité et de création de valeur. Selon un autre sondage réalisé en février 2006 par TNS-Sofrès, 85 % des chefs d'entreprise se sentent bel et bien concernés par l'environnement et la maîtrise de l'énergie.

LAURENT HINAULT, dirigeant de D2-SI

LAURENT HINAULT, dirigeant de D2-SI

C'est un atout indéniable pour recruter de jeunes diplômés

Pour Laurent Hinault, pas question de reproduire un schéma managérial classique. « J'aspirais à plus d'humanité dans les relations professionnelles, explique-t-il. Quand j'ai décidé de monter ma propre affaire, c'était aussi pour mettre en pratique des convictions de longue date. » Ce dirigeant trouve naturel d'intégrer le respect de l'environnement dans sa culture d'entreprise. « Même si ce n'est pas notre coeur de métier, nous pensons que proposer des activités de solidarité et d'engagement en faveur du développement durable peut aider à s'épanouir. » Depuis un an, des « chantiers nature » ont lieu une fois par trimestre. Elaguer des arbres, entretenir des espaces verts... mais aussi donner des cours d'informatique à des populations démunies: la société encourage tous les projets, pourvu qu'ils s'inscrivent dans une démarche bénévole et sincère. « Je n'ai rien gagné concrètement », reconnaît le dirigeant, qui n'a perçu aucune aide, même s'il a fait l'effort d'embaucher une responsable développement durable. « Mais c'est un atout indéniable pour recruter déjeunes diplômés, des cadres exigeants qui veulent aujourd'hui accorder leur travail et leur épanouissement personnel. »

D2-SI - repères

- ACTIVITÉ : Services informatiques
- VILLE : Suresnes (Hauts-de-Seine)
- FORME JURIDIQUE: SARL
- DIRIGEANT : Laurent Hinault, 33 ans
- ANNÉE DE CRÉATION: 2006
- EFFECTIF : 22 salariés
- CA 2007 : 1,2 MEuros
- RÉSULTAT NET : NC

Des PME encore peu engagées

La conscience environnementale est donc là... Mais se traduit-elle par des agissements concrets? Pas encore, à en croire cet autre résultat du sondage TNS-Sofrès : il y a un an, 73 % des patrons français estimaient que leur entreprise n'avait que peu d'impact sur l'environnement et la consommation d'énergie. Or, d'après les chiffres de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), les PME sont responsables pour 40 à 45 % des rejets gazeux, des consommations d'eau et d'énergie, et pour 60 à 70% de la production de déchets des entreprises françaises. Or, un tiers d'entre elles n'ont pas étudié l'impact économique d'une démarche de protection de l'environnement.

La raison ? Toujours selon l'Ademe, plus de 70% des dirigeants ont le sentiment d'être mal informés sur le management environnemental, les certificats d'économie d'énergie ou encore les soutiens financiers ou avantages fiscaux dont ils peuvent bénéficier. Une méconnaissance qui dissimule, sans doute, un manque de détermination... D'après l'Observatoire sur la responsabilité sociale des entreprises (Orse), sur les 130 PME cotées et soumises à la loi sur les nouvelles régulations économiques, 56 % ne disposent d'aucun indicateur environnemental dans leur rapport annuel. Et que dire de la très grande majorité des petites sociétés, celles qui ne sont ni cotées en Bourse, ni pourvues de documents officiels ?... Pour elles, le développement durable reste une nébuleuse lointaine.

Face à cette frilosité ambiante, les propositions du Grenelle de l'environnement cherchent à faire évoluer les mentalités et présagent des futures obligations légales des PME.

Elles s'appuient sur « la conviction qu'il est possible d'intégrer environnement, développement économique et progrès social », indique le rapport, et sur celle que « cette intégration passe par une réorientation profonde de nos modes de production et de consommation, du fait de l'ampleur et de la gravité des déséquilibres écologiques actuels ». Parmi elles, figure la mise en place de plusieurs indicateurs tels que le PIB vert, l'empreinte écologique ou le capital public naturel. Les partenaires ont également fait le vœu de se montrer ambitieux en matière de recherche et développement : il s'agirait de mieux mobiliser les pôles de compétitivité dans ce domaine et d'augmenter le montant du crédit d'impôt recherche.

BRUNO CARRIER, dirigeant du Groupement forestier développement durable

BRUNO CARRIER, dirigeant du Groupement forestier développement durable

Connaître l'environnement dans lequel nous travaillons est le point de départ du développement durable

Groupement forestier qui achète et gère des bois et forêts français pour développer le bois-énergie et le bois-construction, GFDD a la nature pour environnement de travail direct. À sa tête, Bruno Carrier ambitionne d'en faire le premier groupement forestier français axé développement durable. « Même si cela peut sembler paradoxal, l'exploitation forestière a encore beaucoup d'efforts à faire pour dépasser les questions de rentabilité et se soucier réellement de son outil de travail. » Avec un passé d'enseignant, le dirigeant a naturellement mis l'accent sur la formation. « En accord avec le constructeur, nous apprenons à nos conducteurs d'abatteuses à utiliser correctement leur outil d'informatique embarquée. Spontanément, ils ne le font pas, alors qu'un chantier bien suivi est toujours plus économe, ne serait-ce qu'en termes de carburant. » Dans le cadre de la formation continue, les ouvriers bénéficient également de cours théoriques sur la constitution des sols et les mesures nécessaires pour les préserver. « Connaître l'environnement dans lequel nous travaillons est le point de départ du développement durable », résume le chef d'entreprise, qui projette de créer un hameau de développement durable pour abriter sa société.

GROUPEMENT FORESTIER DEVELOPPEMENT DURABLE - Repères

- ACTIVITÉ : Exploitation forestière
- VILLE : Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)
- FORME JURIDIQUE : Groupement forestier
- DIRIGEANT : Bruno Carrier, 40 ans
- EFFECTIF : 10 salariés
- ANNÉE DE CRÉATION : 2006
- CA 2007 : 3,5 MEuros
- RÉSULTAT NET : NC

CERTIFICATION
LA CHAMPAGNE-ARDENNE, UNE RÉGION PIONNIÈRE

Vous voulez engager une démarche de certification ? Le dispositif Lucie, initié par l'association Qualité-France et l'agence de notation Vigéo, vise à aider les PME, de façon moins longue et complexe qu'un processus classique de certification, dans leur communication sur leur engagement en faveur du développement durable. La Champagne-Ardenne a été choisie comme région pilote pour inaugurer le dispositif. Une façon, pour cette zone sinistrée industriellement et économiquement, de ménager une transition en douceur vers un futur plus respectueux.

L'Union européenne toute-puissante

« Ce sont les mesures fiscales qui devraient avoir le plus de conséquences pour les dirigeants de PME, dans une logique de court à moyen terme », souligne Jean-François Legrand, sénateur normand, qui présidait la deuxième table ronde du Grenelle de l'environnement. La plus importante de ces mesures étant la contribution climat-énergie, plus connue sous le nom de « taxe carbone » : une taxe intérieure sur les émissions de gaz carbonique pour les secteurs qui ne sont pas couverts par le marché de quotas européens de CO2. La proposition a été retenue par le président de la République dans son discours de clôture.

Le groupe de travail a, enfin, préconisé que les instruments économiques soient davantage mobilisés au service du développement durable afin qu'ils contribuent à rapprocher le prix économique des produits de leur « prix écologique ». D'après le rapport Landau (Les nouvelles contributions financières internationales, 2004), ce levier constitue une incitation décisive à développer des innovations plus économes en énergie et plus respectueuses de l'environnement, pour éviter d'avoir à payer des taxes ou à acheter des quotas d'émission. « Mais, sur cette proposition comme sur les autres, il faut retenir que c'est l'Union européenne qui constitue l'échelle pertinente, sur le plan juridique comme économique », précise Jean-François Legrand. Plusieurs initiatives importantes vont être portées au niveau européen, qu'il s'agisse des indicateurs statistiques, de l'information des consommateurs, des possibilités de modulation fiscale, des marchés de quotas ou de l'ajustement aux frontières. Autant dire que l'intégration du développement durable dans la loi prendra encore un peu de temps.

Rens.: www.lucie-qfa.com et www.cr-champagneardenne.fr

Rens.: www.lucie-qfa.com et www.cr-champagneardenne.fr

Malgré tout, l'échéance n'est pas si lointaine. La législation évolue de plus en plus vite et ceux qui, il y a dix ans, se montraient dubitatifs par rapport aux premiers certificats de qualité ou aux normes Iso en sont aujourd'hui pour leurs frais. « C'est devenu incontournable, en particulier pour les entreprises polluantes », reconnaît Dominique Goubault, patron de l'imprimerie fondée par son arrière-grand-père en 1897, à Nantes. Aujourd'hui, cette PMI de 43 salariés a non seulement décroché la certification environnementale Iso 14001, mais s'est également offert une belle notoriété grâce à la réalisation d'un journal semestriel évoquant sa démarche (en papier recyclé, bien sûr) . « Cela nous a valu de gagner plusieurs prix», indique fièrement Dominique Goubault, dont les salariés ont pris l'habitude de tout trier (CD, épreuves couleur, papier, carton, palettes, chiffons imbibés d'encre, plastique...) à des fins de recyclage. À tel point que ce qui naguère coûtait rapporte désormais.

Mais, au fond, l'intelligence du dirigeant nantais est d'avoir anticipé ce qui risque fort de devenir, à moyen terme, une obligation. En témoigne la récente évolution de la réglementation européenne sur les substances chimiques (Reach). Depuis décembre 2006, les entreprises qui produisent ou importent plus d'une tonne d'une substance chimique par an doivent l'enregistrer dans une base de données centrale, gérée par la nouvelle agence européenne des produits chimiques. Car, en ce domaine, Bruxelles fait loi : le Parlement est d'ailleurs en train de transposer dans le droit français une directive européenne sur la « responsabilité environnementale », qui vise à établir un cadre commun de responsabilité en vue de prévenir et de réparer les dommages causés aux espèces et habitats naturels protégés, aux ressources en eau, ainsi qu'aux sols. Cette directive, qui introduit le principe du pollueur-payeur, pourrait entrer en application dès cette année.

CONTACTS
Des interlocuteurs à votre écoute

Les chambres de commerce et d'industrie (CCI)
La CCI de Midi-Pyrénées, par exemple, a mis en place un programme de sensibilisation des PME-PMI avec le soutien de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) et du Conseil régional. Ce dispositif comprend une formation de deux jours, un diagnostic initial et un accompagnement individuel.
À Paris, la CCI a mis en œuvre un dispositif comparable. En liaison avec le réseau européen des CCI, qui permet un échange de bonnes pratiques, elle s'implique également dans la démarche initiée par la Commission européenne pour développer des outils d'accompagnement des entreprises dans le domaine de l'efficacité énergétique.
L'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)
Celle-ci a mis en place, à l'intention des PME-PMI, un tableau comparatif des outils pour lancer une démarche de développement durable (renseignements sur www2.ademe.fr). L'Agence vous propose également d'encadrer vos démarches de management environnemental. Elle peut être sollicitée pour des subventions, notamment sur la valorisation des déchets.
Utopies
Cabinet privé de conseil et de formation, Utopies fait référence dans l'accompagnement des entreprises en matière de développement durable. Son site web (www.utopies.com) vous donnera un bon aperçu de ce qui se fait aujourd'hui, en France et à l'étranger.

Solliciter un label pour rassurer les Clients.

Ainsi, d'une façon ou d'une autre, les PME devront se mettre au diapason. À elles de savoir transformer une contrainte en opportunité, en s'offrant, par exemple, un accès privilégié aux marchés publics pour les plus « éco-innovantes » d'entre elles. Ou en sollicitant un label de qualité environnementale qui rassurera les clients potentiels. Car, en la matière, le panel s'étoffe. Les normes résultent d'une démarche volontaire menée conjointement par les pouvoirs publics, les centres techniques officiels, les industriels et les associations de consommateurs. La France en compte quelque 30 000, tous secteurs confondus, dont 250 normes d'application rendues obligatoires par arrêté ministériel. En outre, les labels écologiques ont fait leur entrée dans le Code des marchés publics. L'offre de produits devient de plus en plus crédible, notamment à travers la norme « NF Environnement » ou l'éco-label européen. Plusieurs initiatives ont d'ailleurs été annoncées à l'occasion du Grenelle de l'environnement : utilisation d'ampoules basse consommation, quota de nourriture bio dans les cantines publiques, construction de bâtiments publics aux normes HQE (haute qualité environnementale) ...

Mais si l'État donne l'exemple, le consommateur - particulier ou entreprise - ne s'y retrouve pas toujours aussi facilement. « Il manquait une certification, observe Jean-Claude Debois, président de l'association Qualité-France et du programme Lucie, destiné aux PME (lire encadré p. 35). Le consommateur n'a pas toujours les moyens de vérifier que le produit ou le service qu'il achète a été réalisé dans des conditions socialement décentes et respectueuses de l'environnement. Et les entreprises n'ont pas les moyens de prouver cela facilement Aujourd'hui, le logo du programme Lucie permet à tout le monde de s'y retrouver et d'enclencher un cercle vertueux pour les PME, qui restaient jusqu'ici à l'écart des grandes initiatives de développement durable. »

Si les incitations sont - malheureusement - encore peu nombreuses, des aides existent. La Champagne-Ardenne a, par exemple, bénéficié du programme pilote Lucie (lire encadré p. 35). Toutes les régions disposent, en outre, d'un organisme de conseil, le Fonds régional d'aide au conseil (Frac), dont une enveloppe est spécifiquement destinée à couvrir les frais d'étude de l'introduction du développement durable dans les PME-PMI. La subvention régionale peut représenter jusqu'à 50 % du montant des interventions des consultants extérieurs.

Les chambres de commerce et d'industrie prennent en charge le coût d'un diagnostic d'actions ciblées développement durable et dispensent des formations au management environnemental. Enfin, des subventions peuvent être obtenues selon votre corps de métier, en vue, par exemple, de la prise en charge du dispositif d'épuration des rejets auprès de l'Agence de l'eau si vous travaillez dans une industrie polluante. Renseignez-vous auprès de votre branche professionnelle. Car, outre l'évolution de plus en plus contraignante du cadre législatif, la pression du marché demeure: les donneurs d'ordres commencent à avoir de plus en plus d'exigences envers leurs fournisseurs et sous-traitants, s'agissant, notamment, de l'Iso 14000-14001. L'Agence française de normalisation (Afnor) publie d'ailleurs, sur le sujet, des guides à destination des PME-PMI, permettant de progresser par étapes.

Des économies sur plusieurs fronts.

Pour commencer, vous avez intérêt à vous concentrer sur les économies que peuvent vous procurer quelques gestes faciles et bien pensés (lire encadré p. 38). Efforcez-vous également d'agir de façon collective : la zone d'activité économique (ZAE) peut être l'échelon pertinent pour s'engager. Ces zones, groupant plusieurs entreprises, ont, en effet, une taille critique pour mettre en place des solutions mutualisées en matière de mobilité des salariés, de maîtrise des rejets d'eaux usées, de collecte et de recyclage des déchets, de développement des énergies renouvelables...

MAYLIS POURQUIE, dirigeante de Terry Link

MAYLIS POURQUIE, dirigeante de Terry Link

Le développement durable, c'est aussi un engagement sociétal

Quand elle quitte son emploi de salarié, en 2001, Maylis Pourquié renonce, après maintes hésitations, à se lancer dans une carrière humanitaire. « J'ai réalisé que ce ne serait pas la meilleure opportunité pour moi et qu'en créant ma société, je pourrais être utile. » Aujourd'hui, son entreprise, qui porte le nom d'un jeune Canadien engagé dans la lutte contre le cancer, reverse 10 % de ses honoraires à des œuvres humanitaires tournées vers la protection de la nature, de l'enfance en difficulté et des populations défavorisées. « Nous avons la chance de travailler selon un modèle économique rentable. Nous souhaitons donc nous consacrer à une œuvre qui ait du sens. » Reboisement de forêts au Mali, mais également accompagnement de l'action du Samu Social, formation des adultes à la protection de leur environnement... « Pour moi, au-delà de l'écologie, le développement durable est aussi un engagement sociétal. »

TERRY LINK - Repères

- ACTIVITE: Recrutement de cadres
- VILLE: Paris
- DIRIGEANTE: Maylis Pourquié, 42 ans
- FORME JURIDIQUE : SARL
- EFFECTIF : 3 salariés
- ANNÉE DE CRÉATION: 2003
- CA 2006: 240 KEuros
- RÉSULTAT NET 2006 : 17 KEuros

Des initiatives récompensées

Autre coup de pouce précieux, de nombreux prix et récompenses viennent souligner aujourd'hui les meilleures initiatives. C'est autant de gagné en termes de communication, et cette gratification peut constituer le mouvement qui lancera une vraie réflexion sur l'application du développement durable dans votre entreprise. Par exemple, depuis cette année, la société Eco-Emballages permet aux PME-PMI adhérentes de bénéficier, durant 14 semaines, de l'expertise d'un ingénieur packaging pour optimiser leurs emballages. Les lauréats du prix créé à l'occasion sont ensuite choisis en fonction de plusieurs critères, parmi lesquels la reproductibilité de la démarche, les performances de l'étude, l'impact sur les coûts, l'amélioration des conditions de travail et la diminution de la pénibilité ou des risques pour les salariés, la créativité du projet, ainsi que la mise en œuvre effective des recommandations majeures à court et moyen termes. Dans le cadre d'un partenariat entre EcoEmballages et l'Esiec (Ecole supérieure d'ingénieurs en emballage et conditionnement) de Reims, les cafés Méo ont ainsi repensé tout leur système de packaging. Les résultats sont réels: allégement des emballages en polyéthylène et révision du plan de palettisation. Au final, ce sont, pour cette PME familiale lilloise, 11 tonnes de polyéthylène et 167 palettes d'économisées par an.

Enfin, une initiative plus engageante, si vous vous sentez prêt: faites-vous construire un bâtiment aux normes HQE (haute qualité environnementale), comme l'a fait Icom, une petite agence toulousaine de communication, dirigée par Daniel Luciani, porteur du projet d'entreprise « Archidurable » (voir photos p. 37). Les salariés apprécient, les clients et prospects applaudissent. Déjà introduites dans les administrations, la démarche HQE et l'architecture durable en général tardent à prendre leurs marques dans les entreprises françaises. Pourtant, de l'amiante aux problèmes d'intégration de l'habitat dans le paysage, la réflexion écologique n'a pas fini d'envahir nos modes vie... Urgemment et durablement.

@ FOTOLIA/FOTOLIA/LD

@ EPHOTO/FOTOLIA/LD

A SAVOIR
Quatre idées d'économies durables

- Des filtres à café aux détergents, vous pouvez aujourd'hui acheter des produits labellisés à des prix compétitifs. La société «Un bureau sur la terre» (www.unbureausurlaterre.com) s'est spécialisée dans les produits d'entretien « verts ».
- Remplacez les gobelets en plastique à la machinée café ou à la fontaine à eau par des verres ou tasses personnels.
- Éteignez les lumières en partant, ainsi que les ordinateurs et les radiateurs. Pensez aux ampoules basse consommation.
- Encouragez vos collaborateurs à se déplacer à vélo si vous êtes à Paris ou dans une grande ville (www.velocito.fr).