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Fidéliser ses meilleurs éléments

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A - Participation et intéressement

Un plan collectif apporte une rémunération différée aux salariés et leur permet de bénéficier des fruits de l'activité. Obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés, la participation sert à distribuer une partie des bénéfices. Le décret du 30 mars 2009 institue le déblocage immédiat des droits attribués au titre des exercices clos après le 3 décembre 2008. La réserve spéciale de participation (RSP) est calculée sur la base d'une formule légale et représente une charge, déductible des résultats et non assujettie aux cotisations sociales. L'intéressement, en revanche, est facultatif. Il a pour but de motiver les salariés. Vous pouvez le calculer soit à partir des résultats, soit à partir de l'indicateur de performance de votre choix. Son produit est versé en complément du salaire (il est imposable dans ce cas) ou bien sur un plan d'épargne entreprise (PEE). L'entreprise déduit le montant distribué des bénéfices soumis à l'impôt sur les sociétés (ou sur le revenu). L'intéressement est exonéré des taxes sur les salaires. Dans une PME, les stock-options ne sont envisageables que pour retenir une personne-clé, dont le départ mettrait en péril l'entreprise. Néanmoins, avec l'augmentation de la fiscalité sur les stock-options, il est plus simple d'augmenter les salaires que de recourir à ce dispositif complexe. L'actionnariat salarié sert d'outil de fidélisation, chacun devenant actionnaire de la société. Le plus simple est de proposer une forme d'actionnariat collective via un fonds commun de placement qui achètera les titres de l'entreprise. L'avantage est que l'épargne n'est pas placée à 100 % dans les titres. Les salariés investissent en épargnant sur leur PEE, bloqué pendant cinq ans, ce qui protège l'entreprise. Si un salarié souhaite se retirer du dispositif, le fonds rachète ses titres.

B - Epargne salariale

L'épargne salariale existe depuis 40 ans, mais n'est accessible aux PME que depuis la loi Fabius de 2001. Désormais, les entreprises qui ont ouvert un PEE depuis plus de cinq ans sont obligées d'entamer des négociations pour mettre en place un outil estampillé retraite. Il peut s'agir d'un Perco (plan d'épargne pour la retraite collectif), d'un Plan d'épargne retraite d'entreprise (Père) ou bien d'un contrat d'assurance dit «article 83». Les entreprises peuvent mettre en place un dispositif d'épargne salariale via l'ouverture d'un PEE, d'un plan d'épargne interentreprises (PEI) ou encore d'un plan d'épargne pour la retraite collectif interentreprises (Percoi). Sur un PEE, les sommes sont placées, à la demande du salarié, sur des fonds plus ou moins dynamiques offrant des rendements plus ou moins forts. Les autres plans sont dédiés à la constitution d'une épargne en vue de la retraite et donc bloqués jusqu'à ce terme. Malgré les turbulences boursières, l'épargne salariale consolide sa croissance. En effet, l'enquête annuelle de l'Association française de gestion confirme l'engouement des salariés et des entreprises pour l'ensemble des dispositifs. Toutefois la baisse des marchés financiers impacte le niveau des encours gérés. Au 31 décembre 2008, ils se sont établis à 71,4 milliards d'euros, soit une baisse de 18,5 % par rapport à 2007

TEMOIGNAGE
René Oddoux, p-dg de Codra

« La participation est un plus pour le salarié »
Chez Codra, le premier dispositif de rémunération collective a été initié en 1 998. A l'époque, le secteur de l'informatique se porte très bien, et René Oddoux, le p-dg, y voit un plus pour fidéliser ses salariés : «J'ai mis en place un dispositif d'intéressement, calculée partir d'une formule complexe qui tenait compte de notre organisation en unités de travail. Mais mes collaborateurs ont estimé que ce montage était injuste. » Pour rectifier le tir, René Oddoux uniformise le mode de calcul lors de la signature de l'accord suivant. Puis, l'entreprise dépasse le seuil des 50 salariés et un accord de participation remplace l'intéressement. Aujourd'hui, il considère toujours que l'épargne salariale est un «atout apprécié par les salariés», qui doit s'ajouter à une politique de rémunération juste. Le dirigeant, membre de Syntec (fédération des sociétés françaises spécialisées notamment dans l'ingénierie et les services informatiques), veille ainsi à appliquer les niveaux de salaire dont la fédération fait état dans ses publications.

CODRA > > REPERES

Activité : Ingénierie informatique et édition de progiciel
Ville : Courtaboeuf bon-sur-Yvette (Essonne)
Forme juridique : SA
Dirigéant : René Oddoux, 61 ans
Année de création : 1986
Effectif : 58 salaries
CA 2008 : 8 MEuros