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Gilles Bonnet, président du Cabinet Bonnet, il accroît sa notoriété grâce au mécénat

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Le cabinet d'expertise comptable Bonnet a répondu à un appel aux dons et permis qu'un tableau de Nicolas Poussin, classé trésor national, reste en France. Grâce à cette opération, plus d'une centaine d'articles de presse ont été consacrés à la PME.

Se démarquer de ses concurrents en communiquant autrement. C'est la stratégie de Gilles Bonnet, président du cabinet d'expertise comptable éponyme, une PME rhône-alpine de 40 salariés.

Ainsi, lorsqu'il apprend en 2008 que le Musée des Beaux Arts de Lyon est à la recherche de mécènes pour conserver en France La fuite en Egypte, un tableau de Nicolas Poussin classé trésor national, le chef d'entreprise saute sur l'occasion. « Je savais que cette opération serait médiatisée dans toute la région », explique-t-il. Un coup de maître puisque, sur la vingtaine de mécènes ayant répondu à l'appel aux dons, le cabinet Bonnet est la seule PME au milieu de grandes sociétés telles que Total, Axa, JCDecaux ou le groupe d'audit et de comptabilité Mazars. « Notre participation a été symbolique », reconnaît modestement le dirigeant. Sur les 17 millions d'euros récoltés, Gilles Bonnet en apporte 70 000. Les retombées sont pourtant immédiates. En moins de quatre mois, une centaine d'articles portant sur l'entreprise sont publiés, dont les deux tiers dans la presse régionale : « Nous souhaitions augmenter notre notoriété en Rhône-Alpes. Grâce au mécénat, cet objectif a été atteint », souligne Gilles Bonnet. Surtout, cette opération ne coûte au final que 7 000 euros à l'entreprise, qui bénéficie du dispositif de défiscalisation lié au mécénat culturel. Le dirigeant va plus loin. Son don lui a octroyé un accès privilégié au tableau de Nicolas Poussin. Il décide alors de s'en servir pour organiser une soirée privée dans le musée et convie, en avril 2008, plus de 300 clients. Une prestigieuse opération de relations publiques que Gilles Bonnet n'aurait sans doute pas pu s'offrir autrement.

De nouveaux projets culturels en vue. Fort de ce premier succès, Gilles Bonnet décide de poursuivre ses actions de mécénat. En 2009, il soutient de nouveaux projets culturels. Il s'engage aux côtés de «Choeur et Orchestre XIX», une formation composée d'un orchestre symphonique, de choristes et de solistes, dont le but est de faire découvrir la musique romantique. Le 23 novembre, un concert a lieu dans la crypte de la basilique de Fourvière, à Lyon. Une occasion en or, pour le chef d'entreprise, d'inviter ses meilleurs clients. Parallèlement, toujours en 2009, la PME réitère son partenariat avec le Musée des Beaux-Arts de Lyon, mais pour acheter, cette fois-ci, un vase du céramiste Emile Gallé. Coût total de ces deux opérations : environ 1 500 euros. « Une bagatelle », aux yeux de l'entrepreneur, qui conclut : « Le mécénat n'est pas réservé aux grands comptes ! »

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Julien van der Feer