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Il perce à l'export grâce au volontariat international

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A la tête de Deschamps SA, fabricant de mâts porte-drapeaux, Didier Blanchon a fait appel au Volontariat international en entreprise (VIE) pour investir les marchés italien et chinois.

Percer à l'export, Didier Blanchon en a toujours rêvé. Or, le dirigeant de Deschamps SA le sait bien: se développer à l'étranger nécessite de fréquents voyages, donc beaucoup de temps et d'argent. Pour exporter sans fragiliser sa société, spécialisée dans la fabrication de mâts porte-drapeaux, il choisit donc de recourir au Volontariat international en entreprise (VIE) . Grâce à ce dispositif, il peut s'offrir, pour quelques mois, les compétences déjeunes diplômés d'écoles de commerce, bilingues, tout en bénéficiant d'une exonération totale de charges sociales. Quant aux indemnités versées aux volontaires (fixées par Ubifrance, l'agence française pour le développement international), elles varient selon les pays mais restent raisonnables: elles sont de 1 600 euros par mois pour un VIE en Italie et de 2 200 euros pour la Chine, les deux pays dans lesquels Deschamps a utilisé ces contrats. A cette indemnité s'ajoutent les frais de gestion et de protection sociale des jeunes sur place (de 100 à 360 euros par mois et par VIE, suivant le chiffre d'affaires) et leurs frais de voyage. Au final, la formule est donc intéressante pour les deux parties.

A Savoir

Depuis le 1er janvier 2005, une PME peut, en plus de l'exonération totale de charges sociales offerte par le VIE, bénéficier d'un crédit d'impôt pour les projets situés hors de l'espace économique européen (jusqu'à 50% des dépenses liées au VIE, dans la limite de 40 000 Euros).

Motivés et compétents. Car de leur côté, les jeunes semblent friands de ce genre d'offres. En 2004, lorsqu'il recherche un volontaire pour implanter son business en Italie, le patron de Deschamps publie une annonce sur le site internet du Centre d'information sur le Volontariat international (www.civiweb.com) et reçoit une centaine de candidatures. Et la quantité ne nuit pas à la qualité: «Le niveau des postulants est très élevé.

Ils ont fait des études supérieures, parlent parfaitement anglais et souvent une autre langue. De plus, ces jeunes, extrêmement motivés, n'ont pas froid aux yeux.» Très vite, le chef d'entreprise embauche une jeune femme qui met en place un réseau de 30 revendeurs de l'autre côté des Alpes. Ce premier test réussi le convainc de renouveler l'expérience, sur le marché chinois cette fois. En 2006, il recrute deux autres volontaires qui, durant six mois, travaillent à la création d'une filiale dans l'Empire du Milieu. Déjeunes talents qui font preuve d'une remarquable autonomie: «Il me suffit de me rendre sur place tous les deux mois et de suivre leur activité en communiquant avec eux par e-mail et par téléconférence.» Désormais, la société Deschamps est solidement implantée sur le marché transalpin, où elle a réalisé un chiffre d'affaires de 300 000 euros l'an dernier. Les forces de vente de ses distributeurs ont pris le relais des deux VIE. Quant à la filiale chinoise, elle emploie 30 salariés et a déjà réalisé un chiffre d'affaires de 500 000 euros depuis le lancement de sa production, au premier trimestre 2007. Le groupe a, depuis, investi d'autres marchés extérieurs (Etats-Unis, Espagne, Slovénie, Autriche, Suisse...) et réalise, aujourd'hui, environ 40% de son chiffre d'affaires à l'export.

DESCHAMPS SA

- ACTIVITE: Fabrication de mâts, drapeaux et bannières publicitaires
- VILLE: Saint-Raphaël (Var)
- FORME JURIDIQUE: SA
- ANNEE DE REPRISE: 1999


Repères


- DIRIGEANT: Didier Blanchon, 55 ans
- EFFECTIF: 67 salariés (dont 20 en France)
- CA 2006 CONSOLIDE: 4 MEuros
- RESULTAT NET 2006: NC

Mot clés : euro |

Anne Le Mouëllic