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Il rafle la mise et son entreprise

Publié le par

CARINE GUICHETEAU Rédactrice en chef

@ THOMAS RIBOLOWSKI

CARINE GUICHETEAU Rédactrice en chef

Dans la dernière publicité télévisée du Loto, les gagnants s'offrent deux tours du monde, s'achètent un hélicoptère en guise de ventilateur... ou rachètent leur entreprise tout en gardant leur patron. Dans le Calvados, la réalité vient de dépasser la fiction. En septembre dernier, le vainqueur de la super cagnotte du Loto empoche 10 millions d'euros. Point de tours du monde, point d'hélicoptère, point de retraite dorée, pas même de vacances au soleil pour ce chauffeur routier de 51 ans, qui souhaite rester anonyme. Sa folie, son pari? Il rachète, quelques mois plus tard, l'entreprise de transport qui l'emploie. Un heureux coup du sort pour ce Normand qui met sur la table les centaines de milliers d'euros nécessaires pour sauver sa société de la faillite et pérenniser la quinzaine de postes ainsi mis en danger, dont le sien! Exit le spectre du chômage qui se profilait à l'horizon... Tout comme dans la publicité, le nouveau p-dg a conservé une place à son ancien patron qui, selon ses dires dans Le Parisien, « chute dans l'organigramme ».

A contrario, alors que le spot télé laisse entendre que la situation est courante, La Française des Jeux avoue que le rachat d'une entreprise par l'un de ses employés est une première! « On a des gens qui ont créé, acheté, vendu une entreprise, mais un gagnant qui reprend sa propre boîte, ça, c'est un cas unique à ma connaissance », commente Brigitte Roth, responsable des services relations gagnants à La Française des Jeux, dans l'article du Parisien. Preuve que le travail reste une valeur refuge et que le job de patron fait encore rêver.

Une nouvelle page s'écrit donc pour l'entreprise que l'actionnaire unique compte bien mener sur le chemin de la croissance. Tout en ne boudant pas son plaisir en remplaçant au pied levé les chauffeurs absents et en sillonnant les routes comme au bien vieux temps. Reste que le quinquagénaire garde les pieds sur terre et se réserve la possibilité d'arrêter les frais si l'entreprise continue sur la mauvaise pente. Souhaitons-lui de réussir dans cette nouvelle vie professionnelle.