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Il recycle les huiles alimentaires usagées

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La PME de Seine-Saint-Denis, qui rayonne désormais sur toute l'Ile-de-France, a doublé ses effectifs et sa clientèle.

Un an plus tôt

Jean-Marie Vidal crée, fin 2006, une entreprise de trois salariés qui propose aux restaurateurs et aux commerçants de bouche du nord-est de l'Ile-de-France l'enlèvement de leurs huiles alimentaires usagées. Ces professionnels sont tenus par décret d'éliminer ce que la loi considère comme des déchets industriels dangereux. Or, le marché est dominé par des géants de la propreté, qui traitent surtout avec des grands comptes. Le dirigeant a donc décidé de se lancer sur le marché des petites entreprises de restauration. Coût pour les clients: de 100 à 500 euros par an, en fonction du nombre de passages des véhicules. Mais l'activité de Neobiol ne se limite pas à la collecte des huiles: la PME les convertit en biocombustibles qui seront ensuite vendus à des industriels.

NEOBIOL - Repères

- ACTIVITE: Collecte et traitement d'huiles alimentaires usagées
- VILLE: Villemomble (Seine-Saint-Denis)
- FORME JURIDIQUE: SARL
- DIRIGEANT: Jean-Marie Vidal, 47 ans
- ANNEE DE CREATION: 2006
- EFFECTIF: 7salariés
- CA 2008: 240 ke

Neobiol aujourd'hui

Jean-Marie Vidal a lui-même développé un outil informatique permettant d'optimiser ses tournées. La périodicité des collectes colle ainsi davantage aux besoins des clients, tout en demeurant rationnelle économiquement. «En raison de l'augmentation du prix du carburant, travailler plus finement sur le process s'avérait indispensable pour conserver nos marges», explique le dirigeant, qui a embauché, au cours des douze derniers mois, trois techniciens de collecte et un responsable administratif et logistique. Car les affaires vont très bien. Le nombre de clients de Neobiol a doublé, passant de 600 à 1 200. Le bouche à oreille aidant, la PME propose aujourd'hui ses services aux restaurateurs et aux collectivités de l'ensemble de l'Ile-de-France.

L'activité retraitement représente 40% de son chiffre d'affaires. «C'est un domaine que j'ambitionne de développer», confie le chef d'entreprise. Et il est en bonne voie: après l'Espagne et le Portugal, des industriels d'Autriche et de Suisse ont été séduits par le concept. Jean-Marie Vidal mise actuellement sur un programme de R & D. Objectif: mieux valoriser les huiles retraitées. Le dirigeant souhaite les transformer en lubrifiants biodégradables, en huiles de coffrage ou encore en huiles de protection pour le bois. En attendant, il travaille en ce moment à l'ouverture d'un deuxième site en Ile-de-France avant de s'attaquer, en 2010, aux métropoles régionales.