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Il triple son chiffre d'affaires en quatre ans

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Etre visionnaire ne suffit pas toujours pour transformer un projet en réussite. il faut également avoir l'âme d'un entrepreneur. Stephan Ramoin, repreneur de Gandi, possède ces deux qualités.

L'entreprise aujourd'hui

Simple bureau d'enregistrement de noms de domaine internet à l'origine, la société Gandi propose désormais toute une palette de produits et de services en ligne: hébergement de sites web, outil de création automatique de sites, etc. Selon Stephan Ramoin, son p-dg, «le XXIe siècle connaît une révolution numérique qui bouleverse le monde virtuel. Notre entreprise a pour vocation d'accompagner le grand public dans cette mutation. Nous aidons les internautes à être présents sur le Net tout en les sensibilisant aux bonnes pratiques des nouvelles technologies.» Pour cela, l'entreprise propose à ses clients une masse considérable d'informations: foires aux questions, didacticiels, wikis, forums de discussion, etc. Cette nouvelle forme d'entrepreneuriat pédagogique et éthique connaît un incroyable succès, la société ayant dégagé un résultat net de 1,2 MEuros en 2007.

Sa crise

Lorsque Stephan Ramoin est appelé à l'aide en 2005 par l'un des quatre fondateurs de Gandi, l'entreprise périclite depuis deux ans. Des querelles intestines opposent deux des dirigeants aux deux autres et tous les indicateurs sont en baisse constante (chiffre d'affaires, nouveaux clients, taux de renouvellement, etc.). Les créateurs étaient certes visionnaires, mais ils n'ont pas su développer la société, faute de posséder un véritable esprit entrepreneurial.

Son rebond

Après le départ de l'ensemble des anciens dirigeants, l'actuel p-dg commence par insuffler un nouveau dynamisme en s'appuyant sur les valeurs de la marque (transparence, éthique, absence de publicité). «J'ai choisi de développer Gandi sur le long terme, en instaurant une relation de confiance avec nos clients. Ainsi, nous ne faisons pas grimper artificiellement les prix des noms de domaine et n'en proposons pas d'occasion. Nous agissons comme un notaire virtuel», affirme-t-il. Une fois l'activité de bureau d'enregistrement relancée, Stephan Ramoin décide de développer une offre complémentaire: «Le nom de domaine est la pierre angulaire de la présence sur le Net. L'hébergement de sites a donc été la suite logique des services que nous proposons, afin que les internautes puissent s'exprimer.» Le p-dg estime que, pour gagner la confiance de prospects, le service doit être souple, peu cher et concurrentiel en termes de qualité. A ses yeux, le «cloud computing» est la seule technologie remplissant ces trois critères. Encore peu connu en France, il offre une flexibilité inégalable. Les ressources de l'hébergeur (disques durs, processeurs, mémoire vive, etc.) sont réunies dans un pool. Celui-ci est ensuite divisé en «parts» que le client achète selon ses besoins. Autre atout: le client peut, à tout moment, augmenter ou réduire son nombre de parts et choisir sa durée d'abonnement.

Après deux ans de développement et neuf mois de tests intensifs, la commercialisation débute en septembre dernier et, à ce jour, 10 000 serveurs ont été créés. Fort de cette réussite rapide, Stephan Ramoin planche déjà sur un projet de location de puissance processeur, destiné aux sociétés ayant besoin de réaliser de gigantesques calculs. La roue numérique n'est pas près de s'arrêter!

GANDI - Repères

- ACTIVITE:
Enregistrement de noms de domaine, fournisseur de produits et services internet
- VILLE: Paris
- FORME JURIDIQUE: SAS
- EFFECTIF: 50 salariés
- DIRIGEANT: Stephan Ramoin, 36 ans
- ANNEE DE CREATION: 1999
- CA 2008: 12 millions d'euros
- RESULTAT NET 2007: 1,2 million d'euros