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Il vend des certificats d'énergie verte

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En se lançant dans le business des énergies renouvelables, et plus particulièrement des certificats verts, Jérôme Simon entend participer à la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Chaque mois, nous vous proposons ici le portrait d'un créateur d'entreprise, que nous retrouverons un an plus tard, afin défaire le point sur l'évolution de son affaire.

Jérôme Simon veut se faire une place dans la promotion de l'énergie verte. Son créneau: vendre aux entreprises des certificats attestant de l'origine écologique d'une partie de leur consommation électrique. Ce trentenaire, diplômé de Sup de Co Paris, n'a pas attendu la canicule de 2003, ni le pacte écologique de Nicolas Hulot, pour se préoccuper du réchauffement de la planète. Dès 1995, soit dix ans avant l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, il affirme que les entreprises ont un rôle à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique. Son projet? Devenir un entrepreneur socialement responsable.

WATT VALUE Repères

- ACTIVITE: Promotion de l'électricité verte
- VILLE: Paris
- FORME JURIDIQUE: SARL
- DIRIGEANT: Jérôme Simon, 35 ans
- DATE DE CREATION: Septembre 2006
- CHIFFRE D'AFFAIRES 2006: 20 000 Euros
- CHIFFRE D'AFFAIRES PREVISIONNEL 2007: 200 000 Euros

Encourager l'électricité verte.

 

Le boom médiatique des énergies renouvelables lui donne une idée: il va surfer sur la vague de l'électricité verte. Watt Value est née. Le principe est simple: à des entreprises soucieuses de communiquer leur engagement environnemental. Watt Value délivre des certificats prouvant qu'une partie de leur électricité provient d'un producteur «vert», la société Boralex. Un positionnement bien différent de celui des distributeurs d'électricité verte que sont Poweo et Direct Energie. «En achetant un certificat vert, nos clients ne changent pas de fournisseur. L'électricité verte n'est qu'un complément de l'énergie qu'ils consomment habituellement», précise Jérôme Simon. Six mois après sa création, Watt Value a déjà convaincu une demi-douzaine d'entreprises industrielles. Pour elles, l'investissement est minime. Il n'excéderait pas 30 euros, en moyenne, pour une PME de 50 salariés, selon les estimations de Watt Value. Quant à Jérôme Simon, il se rémunère à la commission: il facture 1,65 euro chaque certificat (qui correspond à 1 MW d'électricité verte consommée) et reverse 60% de cette somme à Boralex, afin de financer le développement des infrastructures vertes.

Jérôme Simon a investi 20 000 euros d'économies personnelles dans ce business. Pour atteindre son objectif de 200 000 euros de chiffre d'affaires cette année, il mise aussi sur des prestations de conseil et entend réaliser des audits d'émissions de CO2 au sein des entreprises. L'avenir? Notre trentenaire se montre confiant: «D'après les chiffres de l'Observatoire des énergies renouvelables, le marché potentiel est estimé à 70 millions de certificats verts. Le gouvernement s'est fixé comme objectif de consommer 21% d'électricité verte d'ici à 2010. Actuellement, on en est à peine à 12,5%.» Reste à savoir si Watt Value réussira à cohabiter avec son grand concurrent, Green Access. La réponse dans un an.

Mot clés : euro

Sylvie Laidet