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Il vend des chaussons customisés en ligne

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Marquet et Cie, petit fabricant périgourdin de pantoufles, a trouvé la parade contre l'invasion d'articles «ade in China» il vend sur le Web et propose à ses clients internautes de personnaliser leurs chaussons.

Marquet & Cie a beau être une entreprise familiale octogénaire, elle s'efforce de vivre avec son temps. En mars dernier, ce fabricant périgourdin de pantoufles a inauguré une boutique en ligne de chaussons personnalisés. L'idée? Sur le site www. quartem.com, créé par Marquet, vous pouvez choisir vos prochaines pantoufles et les orner du dessin de votre petit-fils ou de votre photo de mariage. Commandées en ligne, ces pièces uniques, réalisées à la demande, vous seront livrées 72 heures plus tard.

Claude Marquet est à la tête de Marquet et Cie, une société familiale octogénaire qui a su prendre le virage Internet.

Claude Marquet est à la tête de Marquet et Cie, une société familiale octogénaire qui a su prendre le virage Internet.

MARQUET & CIE >> Repères

- ACTIVITE: Fabrication de chaussons
- VILLE: Villars (Dordogne)
- FORME JURIDIQUE: SAS
- DIRIGEANT: Claude Marquet, 61 ans
- ANNEE DE CREATION: 1924
- EFFECTIF: 48 salariés
- CHIFFRE D'AFFAIRES 2006: 3MEuros
- RESULTAT NET 2006: 101 000 Euros

«Nous ne pouvons plus rivaliser, en termes de prix, avec les produits fabriques en Asie, dans des pays où les coûts salariaux sont de dix à quinze fois plus faibles qu'en France», s'indigne le chef d'entreprise. Une fatalité? Pas pour Claude Marquet. Pour résister à la crise du secteur, le dirigeant refuse de céder, comme nombre de ses confrères, aux charmes de la délocalisation. Et préfère réinventer son métier. Quitte à consentir de considérables efforts d'adaptation. «Pour prendre ce tournant, l'entreprise a dû passer d'une fabrication en série à une production sur mesure.»

Pour 15 Euros, l'internaute choisit son motif et reçoit ses pantoufles «uniques» en 72 heures.

Pour 15 Euros, l'internaute choisit son motif et reçoit ses pantoufles «uniques» en 72 heures.

Entre 2005 et 2006, la PME investit près de 800 000 euros dans de nouvelles machines permettant de produire à l'unité. Dans le même temps, Claude Marquet, qui souhaite éviter d'embaucher suite à ce virage Internet, forme son personnel à ce nouveau métier. Le pari est réussi puisqu'aucun recrutement n'a été nécessaire pour développer cette nouvelle activité. Le résultat est prometteur: avec une paire de chaussons vendue 15 euros prix public, Marquet a pu préserver sa marge. Le petit fabricant a-t-il, pour autant, trouvé sa planche de salut? Il est trop tôt pour le dire. Mais, quinze jours après son lancement, le site Internet de la PME avait enregistré une soixantaine de commandes. Pas mal pour un début! Même si Claude Marquet, lui, en espère bien plus. Son objectif, à moyen terme, est de réaliser le tiers de son chiffre d'affaires avec cette nouvelle gamme de produits.

Mot clés : euro |

Sophie Sanchez