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LES CENTRES D'AFFAIRES, UNE FORMULE «TOUT-EN-UN»

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Pour réunir ponctuellement vos collaborateurs, rencontrer des candidats, installer votre siège social ou bien prospecter à l'international, les centres d'affaires constituent une solution souple et évolutive.

«Un produit de crise.» C'est ainsi que Dominique Verlinde, p-dg de NCI, définit les centres d'affaires. Sa société en compte une vingtaine dans le monde, dont 17 en France. «En choisissant d'héberger son entreprise dans un centre d'affaires, le dirigeant évite de signer un bail locatif de trois, six ou neuf ans, explique-t-il. L'engagement dure quelques mois, voire quelques semaines: c'est le chef d'entreprise qui décide.» Un argument qui peut faire mouche à l'heure où de nombreuses entreprises, faute de visibilité, hésitent à s'engager sur le long terme, parfois même sur le moyen terme. Autre atout de cette formule: le contrat qui lie la société et le centre d'affaires est évolutif. Vous avez besoin, du jour au lendemain, de mètres carrés supplémentaires? Dans un centre d'affaires, vous pouvez facilement agrandir la surface louée. Au contraire, en période de vaches maigres, il est possible de réduire sa surface sans pénalité. En outre, l'offre s'entend «all inclusive». Pas besoin d'embaucher de secrétaire ou de régler les taxes liées aux immeubles de bureaux, ces dépenses sont en effet comprises dans l'offre de base. Enfin, la plupart de ces centres vous offrent un hall d'accueil de très bonne facture, ce qui est rarement le cas lorsqu'on loue un bureau de quelques dizaines de mètres carrés. «En optant pour cette formule, l'entreprise véhicule auprès de ses collaborateurs, et surtout de ses partenaires, une image prestigieuse», confirme Doriane Couet, responsable de la communication de Servcorp. La société, d'origine australienne, exploite trois sites dans les beaux quartiers de Paris. Elle est également implantée à Bruxelles et sur plusieurs autres continents, tels que le Moyen-Orient et l'Asie.

DOMINIQUE VERLINDE, p-dg de NCI

C'est le dirigeant qui choisit la durée de son engagement.

A temps plein ou à la carte. Mais l'offre est-elle financièrement intéressante et dans quels cas de figure est-elle préconisée? Le coeur de l'activité de ce marché reste la location de bureaux équipés, situés soit dans le coeur historique des villes, soit dans les quartiers d'affaires. Les postes de travail - unité de mesure de ces acteurs - sont meublés et équipés d'une connexion Internet haut débit et d'une ligne téléphonique. La mise à disposition d'assistantes, la réalisation de travaux de traduction, etc. sont, en revanche, possibles en option. Cette offre de base s'adresse, par exemple, aux jeunes pousses qui ne veulent pas signer de bail avant d'être en mesure de jauger la pérennité de leur activité. Elle intéresse également les sociétés qui constituent une équipe «éphémère» pour un projet. «Dans ce cas, ce sont surtout des raisons de confidentialité qui poussent les entreprises à installer l'équipe à l'extérieur de leur siège», explique Paulo Dias, directeur général de Regus pour l'Union européenne, le Moyen-Orient et l'Afrique. S'agissant des contrats, les centres proposent plusieurs formules. Il est ainsi possible d'opter pour une location à temps plein: l'espace est alors dévolu à l'entreprise pendant toute la durée du contrat. Selon les prestataires, comptez entre 750 et 1 300 euros HT par mois et par poste de travail pour un site parisien (à partir de 450 euros HT en province). Mais la location «à la carte» séduit de plus en plus les entreprises. Ainsi, Regus propose, depuis fin 2008, un système de carte d'accès nominative locale, nationale ou internationale, qui permet à son détenteur d'accéder à 10 jours d'occupation de bureaux par mois. Comptez 250 euros HT par mois pour une carte version internationale.

Une première approche locale. Mais les centres d'affaires ne proposent pas uniquement de la location de bureaux. Ainsi, la plupart d'entre eux disposent de salles de réunion pouvant servir à des présentations de résultats, des réunions clients ou prospects ou encore des opérations de recrutement itinérantes. Certains sites sont d'ailleurs plus particulièrement dédiés à cette activité. C'est le cas du centre NCI situé à La Défense, qui s'étend sur 2 000 m2. A titre indicatif, comptez entre 40 et 80 euros HT par jour et par personne pour une salle de réunion à Paris. Enfin, avec leur service de domiciliation (ou bureau virtuel), les centres d'affaires proposent une solution avantageuse pour les entreprises qui souhaitent s'implanter dans des villes ou des pays dans lesquels elles ne sont pas encore présentes. La formule, facturée en général autour de 100 euros HT par mois, permet aux dirigeants de disposer d'une adresse postale, d'un service de réception de courrier (réexpédition comprise), d'un numéro de téléphone (avec transfert des appels) ainsi que d'un accès aux postes informatiques en libre service. «Le centre d'affaires permet d'avoir une première approche «locale» dans les meilleures conditions possibles», conclut Paulo Dias (Regus).

PAULO DIAS, directeur général de regus pour l'Union européenne, le moyen-orient et l'Afrique

Outre la location de bureaux, le centre d'affaires propose un service de domiciliation.

CECRIC HAUGUEL, cofondateur de Qameha

CECRIC HAUGUEL, cofondateur de Qameha

TEMOIGNAGE
Je m'y sens comme chez moi

Qameha verra officiellement le jour en juin. La jeune société, qui propose aux entreprises une application dédiée à la gestion des ressources humaines, a élu domicile chez Regus. Pour ses trois fondateurs, il n'est pas raisonnable de s'engager durablement sur un bail tant que l'entreprise se trouve sur sa rampe de lancement. «Ce serait prématuré et comme, par ailleurs, nous avons vite constaté qu'il était difficile de travailler de chez soi, la solution du centre d'affaires nous est apparue comme la meilleure», explique Cédric Hauguel, l'un des cofondateurs. Ces derniers ont donc acheté une carte qui leur donne accès à un bureau dans n'importe quel centre Regus, dix jours par mois. La prestation leur coûte 100 euros HT par mois. Et demain? Les trois associés souhaitent intégrer une pépinière d'entreprises. Mais si leurs demandes n'aboutissaient pas, ils s'installeraient peut-être durablement dans un centre d'affaires. «Cela nous permettrait d'ajuster au plus près notre surface à nos besoins», indique Cédric Hauguel, visiblement conquis par la souplesse du système.


QAMEHA - Repères


- ACTIVITE: Conception et commercialisation d'une application Internet de gestion des ressources humaines
- VILLE: Paris
- FORME JURIQUE: SAS
- DIRIGEANTS: Cédric Hauguel, 34 ans, Léonard Briot de La Crochais, 37 ans et Alexis Perrier, 41 ans
- ANNEE DE CREATION: 2009
- EFFECTIF: 3 (cofondateurs)

Mot clés :

Anne-Françoise RABAUD