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Le sous-travail épargne les PME... Ouf!

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ANNE-FRANCOISE RABAUD: Rédactrice en chef adjointe

ANNE-FRANCOISE RABAUD: Rédactrice en chef adjointe

Notre économie serait menacée par le sous-travail. C'est ce que révèle François Dupuy, consultant auprès de grands groupes, dans un entretien publié le 20 mai dernier dans le quotidien Les Échos. L'air de poil dans la main, payé à rien foutre planerait sur nos entreprises. Mais l'heure n'est pas à la plaisanterie. « Certains salariés travaillent à peine le quart de la durée légale. » Soit, après un rapide calcul, environ 1 heure 45 de travail quotidien Vous avez bien lu, 1 heure 45 ! Serait-ce une simple coïncidence ou bien l'observateur aurait-il inversé pause-déjeuner et temps de travail ? Non. Ce sociologue d'entreprise connaît trop bien son domaine. Instinctivement, vous avez commencé à passer en revue vos collaborateurs ? Lui ? Elle ? Stop ! Par bonheur, les PME seraient, toujours selon l'expert patenté, épargnées par ce phénomène. Explication ? « Dans un univers moins grand, le contrôle social est plus fort. » Ouf ! Il n'est pas question, ici, de minimiser les conséquences des pauses et des conversations à rallonges entre collègues sur le temps de travail. Mais là, rien de très nouveau sous le soleil. Ce que l'expert présente comme un fléau appelle, en revanche, plusieurs remarques. Tout d'abord, force est d'admettre que 1 heure 45 de travail quotidien, c'est peu. Il faut tout de même préciser que ce chiffre tient compte des congés maladie, ce qui, au passage, a de quoi surprendre. On est, par ailleurs, tenté de rapprocher cette théorie de François Dupuy sur le sous-travail de celle qu'il a développée dans un précédent ouvrage, intitulé La fatigue des élites. N'y aurait-il pas un lien de cause à effet entre les deux ? Par ailleurs, pour compléter cette analyse, il serait intéressant de se pencher, cette fois-ci, sur le sur-travail. Sur le cas de ces cadres qui effectuent des journées interminables et apportent des dossiers chez eux le week-end. Enfin, une note positive : ce phénomène rappelle, à point nommé, qu'être une PME présente des avantages. On a parfois tendance à l'oublier.