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Le variable a la part belle dans les entreprises

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La rémunération variable n'est plus le domaine réservé des commerciaux et des cadres dirigeants. Elle se propage même à toutes les catégories de salariés, de la secrétaire au responsable de production. En 2005, un salarié sur deux disposait d'une part variable dans sa rémunération, si l'on en croit le baromètre de la rémunération variable réalisé par le cabinet spécialisé MCR Consultants, en février dernier. L'enquête, menée auprès de 32 entreprises de toutes tailles, met en évidence une progression de ce système de rémunération: la proportion de salariés qui en bénéficient a crû de 4,5% entre 2004 et 2005. La raison principale? «C'est un outil de fidéli- sation des collaborateurs», commente Cyrille Meunier, directeur associé de MCR Consul tants. Et pour cause: le bonus moyen était de 3 000 euros en 2005. Ce n'est pas la seule raison. Pour le consultant, «le variable apporte aux entreprises une certaine flexibilité en termes de rémunération, ce qui peut être sécurisant quand elles ont peu de visibilité sur leur activité». L'étude révèle aussi que les indicateurs collectifs ont la préférence des chefs d'entreprise. «Ils utilisent le variable pour motiver les équipes, et non pour stimuler la compétition entre les personnes», analyse Cyrille Meunier. L'expert relève la simplicité croissante des mécaniques salariales: elles ne comprennent, en moyenne, pas plus de quatre indicateurs. Ce qui, pour Cyrille Meunier, est une bonne chose. «Le variable doit être un outil de communication avec le personnel. II ne faut pas complexifier les systèmes, afin qu'ils restent compréhensibles pour leurs bénéficiaires.»