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Pour bien vendre, anticipez!

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Envisagez-vous de céder votre entreprise dans les cinq années à venir? C'est la question qu'a posée l'Ifop à 843 dirigeants de PME de moins de 100 salariés, dans le cadre d'une enquête orchestrée par l'Ordre des experts comptables et la CCI-Entreprendre en France. Résultat: un patron sur cinq envisage de passer la main d'ici à 2012. Sur le même sujet, une autre étude, signée du cabinet de conseil Grant Thornton, nous apprend que près d'un quart des chefs d'entreprise envisage une évolution de leur capital au cours des dix prochaines années. Bref, tous les indicateurs le montrent: la transmission d'entreprises a le vent en poupe. Ce n'est pas vraiment une surprise. Cela fait bien longtemps que les organisations professionnelles parlent, à l'unisson, d'une inflation des chiffres de la transmission, conséquence mathématique d'une démographie française vieillissante.

STEFANIE MOGE-MASSON Directeur de la rédaction

STEFANIE MOGE-MASSON Directeur de la rédaction

Pourtant, à y regarder de plus près, s'ils savent qu'ils devront un jour ou l'autre passer la main et s'ils n'ignorent rien non plus des probables difficultés que cela posera, peu de chefs d'entreprise ouvrent réellement le dossier. Et quand ils le font, c'est avec un retard fort inquiétant. «Plus de la moitié des patrons de PME négligent de programmer leur transmission», affirme, dans nos colonnes (cf page 14 de ce numéro), un associé de Grant Thornton. Sujet sensible s'il en est, la question dissimule d'énormes enjeux capita- listiques, humains, affectifs et souvent familiaux. Pourtant, sur un sujet aussi capital, des milliers d'entrepreneurs adoptent la politique de l'autruche... Quitte à vendre dans la précipitation.

Espérant que vous n'en faites pas partie - ou que vous cesserez d'en être dès que vous aurez lu ce numéro - nous avons consacré notre dossier à la valorisation des PME, thématique centrale dès lors que l'on parle de transmission. Mais nous ne perdons pas de vue que les méthodes de valorisation ne sont qu'un outil. La vraie valeur de votre société, c'est, après tout, celle qu'un acheteur est prêt à payer pour en prendre le contrôle.