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Pour lui, Dijon a tout pour plaire

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Jérôme Deliry, fondateur et gérant de Démosthène, à Dijon

Jérôme Deliry, fondateur et gérant de Démosthène, à Dijon

«Lorsqu'ils sont entrés dans la société, certains de mes cadres sont arrivés à Dijon en traînant les pieds. Pour eux, Dijon, à part la moutarde... Mais après avoir découvert la beauté de la ville, ils n'ont plus voulu la quitter.» Jérôme Deliry, 38 ans, gérant de Démosthène, PME de vingt salariés spécialisée dans les forces de vente supplétives, a quitté Chalon-sur-Saône en 1990 pour intégrer l'école de commerce de la capitale des ducs. Il y a fondé sa société, quelques années plus tard. A ses yeux, la ville dispose d'atouts majeurs: une gastronomie exceptionnelle, des infrastructures performantes, une vie culturelle dense et des équipes sportives aux parcours intéressants. Bien que son affaire ne dépende pas de la zone de chalandise dijonnaise, jamais il n'a songé à déménager.

Hostellerie du chapeau rouge - 5, rue Michelet- Tél.: 03 80 50 88 88. Menus de 40 à 80 euros.

@ TRINITY

Café gourmand - 9, place de la Libération - Tél.: 03 80 36 87 51. Plats aux alentours de 15 euros.

Ses trois restaurants préférés

S'il est un plat pour lequel Jérôme Deliry se damnerait, c'est bien le tartare de boeuf du Bistrot des Godrans. «Je n'en ai jamais mangé de meilleur. Leurs faux-filets et entrecôtes ne sont pas mal non plus.» Cet établissement, situé au coeur de la ville, propose une cuisine traditionnelle à base de produits du marché. «Le décor est simple mais chaleureux.» Autre restaurant, autre cadre. Plus moderne, cette fois. Le Café gourmand se trouve place de la Libération, une place qui vient d'être refaite et qui offre une vue imprenable du Palais des ducs de Bourgogne. «L'été, je demande toujours une table en terrasse.» Le dirigeant apprécie particulièrement les pavés d'autruche et les lasagnes. L'Hostellerie du chapeau rouge bénéficie d'un emplacement privilégié à deux pas du centre historique de Dijon. Le lieu mérite pleinement son étoile au Guide Michelin: «Le chef, William Frachot, est un génie.» La carte est moderne, d'inspiration japonisante.


Bistrot des Godrans - 28, rue des Godrans - Tél.: 03 80 30 46 07. Repas à la carte, de 10 à 20 euros environ.

Son produit régional: le pain d'épices

«Non, il n'y a pas que de la moutarde à Dijon. Il y a aussi du pain d'épices. Et de grande qualité.» Jérôme Deliry l'aime recouvert de beurre pour accompagner son thé en fin d'après-midi. Une fois par mois, il fait le plein pour sa famille et lui-même chez Mulot et Petitjean, une maison héritière d'une longue tradition de pain d'épiciers dijonnais. «Leurs déclinaisons (tranché, fourré, glacé) sont extraordinaires.»


Mulot et Petitjean - 13, place Bossuet- Tél.: 03 80 30 07 10

Son péché mignon: le fromage

«Si une bombe devait détruire la ville, Dieu préserverait certainement la Crémerie Simone Porcheret!» Toutes les semaines, le chef d'entreprise a besoin de sa dose de valençay (chèvre) et d'époisses, un fromage bourguignon à base de lait de vache. «Mes enfants m'accompagnent souvent. Chacun a droit à son morceau.» Implanté à deux pas des halles, le magasin a été fondé en 1930 par les parents de Simone Porcheret. C'est aujourd'hui une Crémerie réputée.


Crémerie Simone Porcheret- 18, rue Bannelier- Tél.: 03 80 30 21 05

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Son espace de détente: la place Emile-Zola

«Difficile d'expliquer pourquoi, mais quand je m'y trouve, j'ai l'impression de me balader dans le Midi. C'est peut-être à cause des arbres, des bancs ou de la fontaine. La place Emile-Zola, située légèrement à l'écart des boutiques et de la foule, est très plaisante.» Depuis les terrasses ombragées des restaurants, on peut admirer de jolies façades rénovées.

Mot clés : ville

Gaelle JOUANNE