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Quand les internautes prennent le pouvoir

Publié le par

STEFANIE MOGE-MASSON Directrice de la rédaction

STEFANIE MOGE-MASSON Directrice de la rédaction

Avez-vous déjà twitté? A première vue, ce réseau social virtuel, où les technophiles du monde entier s'échangent des messages de façon instantanée, peut paraître d'une grande inutilité. Sur la home page du site, qui recense les «top tweets» du moment, il est question des frasques de Lady Gaga et des ébats de Paris Hilton à La Voile Rouge de Saint-Tropez... Pourtant, le réseau Twitter est bel et bien un outil professionnel, dont certaines marques réussissent à tirer le meilleur parti. Il en va de même pour tous les réseaux sociaux, du tentaculaire Facebook au plus «confidentiel» LinkedIn (qui revendique tout de même 65 millions de membres!): ce sont, aujourd'hui, d'authentiques médias, exploités comme tels par les annonceurs, et porteurs d'incroyables opportunités pour toutes les entreprises, fussent-elles de taille modeste. Jugez plutôt: en 2010, pour la première fois depuis 23 ans, Pepsi a renoncé aux traditionnels spots TV qu'il s'offrait durant le Super Bowl pour investir son budget soit 20 millions de dollars - dans une campagne sur les réseaux sociaux. Et le cas est loin d'être isolé. Selon une récente étude Performics, 46 des 50 plus gros annonceurs français sont présents sur Facebook, sous forme de pages officielles mais aussi de groupes créés spontanément par leurs fans. Dans cette logique, un métier est né, celui de «community manager», chargé par les entreprises d'animer la communauté virtuelle tout en veillant sur le capital d'image de la marque. Car cette grisante prise de pouvoir des internautes n'est pas sans danger. L'eréputation, comme l'appellent les spécialistes, se fait et se défait au gré des humeurs d'internautes lunatiques et ô combien critiques. Envie de vous lancer? Allez-y, il y a de la place pour tout le monde. Mais restez prudents. Sur Internet, il n'y a qu'un clic entre la gloire et le pilori.