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Sorhea intègre un cluster pour s'ouvrir à l'international

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L'entreprise de sécurité mise sur le partage de connaissances avec d'autres PME de son secteur pour développer ses positions à l'export.

Comment décrocher un marché avec une armée étrangère quand on est une petite entreprise française d'une cinquantaine de salariés? En intégrant un cluster, répond Yves Monneret, président de Sorhea. Sa société, qui conçoit des systèmes de détection électronique destinés à sécuriser des sites sensibles, a intégré le cluster Eden en novembre dernier, date de sa création.

De quoi s'agit-il? D'une structure, constituée en simple association loi de 1901, qui permet à 28 PME d'échanger leurs bonnes pratiques et de partager leurs expériences. Conditions pour faire partie du réseau: évoluer dans le secteur de la sécurité ou de la défense, être basé en Rhône-Alpes, ne pas faire partie des concurrents directs des membres... Et payer 500 euros de cotisation mensuelle à la chambre de commerce et d'industrie de Lyon, qui anime et loge Eden. Grâce à ce réseau, Yves Monneret espère réussir le pari ambitieux qu'il s'est lancé: faire passer son chiffre d'affaires à l'international de 25% à 30%, voire 35% dans les deux ans, et ce en ciblant les marchés de l'armée.

Si le chef d'entreprise n'a pas encore signé de contrat par le biais du cluster, il se félicite d'ores et déjà de son choix. «Je profite des précieux conseils de mes pairs ainsi que de ceux d'experts.» Récemment, à l'occasion de la réunion bimestrielle du cluster, il a ainsi pu rencontrer des représentants new-yorkais de la Direction générale de l'armement (DGA) et des chefs d'entreprise qui ont déjà conclu des marchés avec l'armée américaine. Réciprocité oblige, il répond présent lorsqu'il s'agit d'aider un primo-exportateur à remplir des procédures d'autorisation d'export ou à postuler à un programme de R&D, par exemple.

Echange de bons procédés. Autre avantage du cluster pour le dirigeant: le travail de veille est favorisé. En effet, une plateforme collaborative a été mise en place sur Internet. «Si une entreprise membre détecte une piste potentielle de business, elle m'en fera part», se félicite Yves Monneret. D'ailleurs, chaque société s'est engagée à présenter à ses partenaires étrangers la plaquette commerciale d'Eden, plaquette qui a trouvé son utilité le mois dernier. Les 28 PME se sont en effet rendues à une convention d'affaires sur la base militaire de Satory (près de Versailles). En novembre, c'est au salon Milipol qu'elles tenteront de nouer des contacts. «Outre les économies qu'elles génèrent, ces actions communes assurent à Sorhea une plus grande visibilité», estime le président de la société, ravi d'annoncer que le site d'Eden, www.eden-defense-cluster.com, vient d'être mis en ligne. Ce site vitrine est accessible en français et en anglais (bientôt en arabe, allemand et italien). Les portes du cluster sont encore ouvertes à d'autres PME des secteurs de la sûreté et de la défense, qu'elles soient françaises ou européennes.

SORHEA Repères

- ACTIVITE: Fabrication de solutions anti-intrusion
- VILLE: Vaulx-en-Velin (Rhône)
- FORME JURIDIQUE: SAS
- DIRIGEANT: Yves Monneret 56 ans
- ANNEE DE CREATION: 1987
- EFFECTIF: 49 salariés
- CA 2008: 9,8 MEuros

EN BREF

EDEN, QU'EST-CE DONC?
Le cluster de défense et sûreté Eden (european Defense Economic Network) a été créé en novembre 2007 à l'initiative de la chambre de commerce et d'industrie de Lyon et de cinq PME, dont Sorhea. Il s'agit d'une association loi de 1901, composée de 28 entreprises. elle est présidée par le directeur général de l'une d'entre elles, Jean-Luc Logel, de Centralp automatismes. Ses membres sont des PME de 7 à 350 salariés, réalisant de 800 000 à 25 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. La cotisation annuelle est la même pour tous les membres, soit 500 euros, ce qui permet de dégager un budget de fonctionnement de 14 000 euros par an.