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Trialog, une PME qui grandit grâce à la Bourse

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Un chiffre d'affaires et un résultat net en constante augmentation, de nombreux appels d'offres remportés: Trialog, PME spécialisée dans les systèmes informatiques, affiche une belle croissance. Sa particularité? Un quart de son capital est placé sur Alternativa, Bourse européenne des PME.

Trialog

- Activité
Systèmes informatiques embarqués
- Ville
Paris (VIIIe arr.)
- Forme juridique
SA
- Dirigeante
Madeleine Francillard
- Année de création
1987
- Effectif
25 salariés
- CA 2010
2,3 MEuros
- RN 2010
200 kEuros

Trialog hier

L'aventure boursière de Trialog commence en décembre 2007. Cette entreprise de 22 salariés, spécialisée dans les systèmes informatiques embarqués, est alors introduite sur Alternativa, Bourse dédiée aux PME. Avec un cours établi à 64,42 euros, elle espère écouler rapidement les 1 550 actions mises en vente. Ce qui pousse la dirigeante, Madeleine Francillard, à placer ainsi une partie du capital de son entreprise? La volonté d'étoffer ses équipes, notamment d'ingénieurs, et d'investir en recherche et développement afin de prendre le tournant de la domotique. Quelques mois plus tard, en avril 2008, Trialog a pu lever 48 000 euros en trois sessions, ce qui représente alors presque un quart de l'objectif fixé à 200 000 euros.

Trialog aujourd'hui

Pari gagnant et gagné pour Trialog! Aujourd'hui, c'est un quart du capital de l'entreprise qui est placé sur Alternativa. Le cours de l'action a grimpé pour atteindre les 70 euros et ce sont finalement 600 000 euros que la PME a réussi à lever. Des fonds qui servent à se lancer sur de nouveaux secteurs d'activité comme les transports intelligents (nouvelles technologies de l'information et de la communication liées aux transports) et le maintien à domicile (assistance à distance des personnes dépendantes). Sur le marché de la télérelève des compteurs d'EDF, elle remporte, en 2008 et en partenariat avec Atos (administration réseaux), un appel d'offres relatif aux 35 millions de compteurs intelligents. « Cette entrée en Bourse nous a permis de cibler des appels d'offres plus importants. Grâce aux nouvelles recrues et à notre capacité à innover, nous avons plus de temps pour y répondre. Et nous signons des contrats qui s'étalent sur plusieurs années et non plus sur quelques mois seulement », souligne Madeleine Francillard. L'entreprise enregistre désormais un chiffre d'affaires de 2,3 millions d'euros, contre 1,7 million d'euros en 2007. Son résultat net a quadruplé sur le même laps de temps (200 000 euros en 2010 contre 48 000 euros en 2007). « Notre entrée en Bourse? Je n'y vois que des avantages, s'enthousiasme la chef d'entreprise. Ce n'est pas contraignant et c'est simple d'utilisation. » Madeleine Francillard rencontre régulièrement les actionnaires, souvent d'anciens entrepreneurs, la plupart sont des assujettis à l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) qui en profitent pour défiscaliser. « Les dispositions de la loi Tepa ont permis de multiplier les actionnaires », apprécie la dirigeante. L'entreprise profite par ailleurs d'une bonne image auprès de ses clients. « Nous apparaissons comme une entreprise stable, qui a des fonds en adéquation avec ses ambitions et ses projets », se réjouit la chef d'entreprise, qui ne regrette en aucun cas son choix.

Mot clés : euro |

CELINE TRIDON