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Être actif sur les réseaux sociaux plaît à Google

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Être visible sur le Web est un art complexe et difficile d'accès pour les néophytes. D'autant que la discipline ne cesse d'évoluer. Ainsi, pour améliorer le classement de votre site sur Google, il est recommandé d'optimiser votre présence sur Facebook et Twitter. Décryptage et conseils.

La montée en puissance de Facebook (22 millions de membres en France) et de Twitter (250 000) n'échappe pas à Google. Le moteur de recherche leader incontesté dans l'Hexagone (94 % des requêtes) prend désormais davantage en compte «l'empreinte sociale» dans ses algorithmes. C'est quasi officiel - car le groupe est connu pour ne pas divulguer facilement ses secrets de fabrication depuis le lancement en milieu d'année dernière de Caffeine sa nouvelle infrastructure d'indexation. En clair, lorsqu'un internaute tape un mot-clé dans la barre de recherche Google, le géant américain ne se contente plus d'analyser les liens entrants et sortants ou le contenu textuel des milliards des pages qu'il scanne. Pour établir un classement, il intègre et, surtout, accorde un poids chaque jour plus important aux données issues des deux grands réseaux sociaux que sont Facebook et Twitter. Pour l'heure, il semblerait que Google ignore LinkedIn et Viadeo.

« S'il est d'abord primordial pour les dirigeants d'appliquer les techniques du référencement naturel sur leur site, ils ont tout à gagner à se pencher de plus près sur Facebook et Twitter afin d'augmenter leurs chances de dépasser leurs concurrents dans les pages de résultats », estime Olivier Andrieu, consultant indépendant spécialiste du référencement et des moteurs de recherche et, par ailleurs, auteur de Réussir son référencement Web chez Eyrolles.

Comment plaire à Google. Sur les réseaux sociaux, quelles données intéressent précisément Google ? Une fois encore, le moteur ne livre aucun mode d'emploi précis. Mais les experts dégagent tout de même quelques tendances issues d'études empiriques. Ainsi, Google prend en compte votre popularité, autrement dit le nombre de fans sur Facebook et de followers (ou abonnés) sur Twitter dont votre entreprise peut se targuer, tout comme la quantité de liens pointant vers votre site. Plus les sites qui vous envoient des internautes sont fréquentés (journaux, blogueurs influents, etc.), meilleure est votre «note». Dans le cas de Facebook, il semble que le nombre d'interventions sur votre mur (panneau d'affichage virtuel où vos fans et vous-même écrivez quelques phrases), voire même les clics sur le bouton «J'aime» qui figure sous chaque message, soit comptabilisé. Sur Twitter, il s'agit du nombre de fois où l'information est tweetée ou retweetée, et la fréquence de vos réponses.

@ MICHEL SLAZAK/LD

Le référencement version Caffeine fait également la part belle aux pages et comptes qui apportent des informations régulièrement: une intervention par jour en B to C, une par semaine en B to B, selon David Degrelle, directeur de 1ère Position, agence conseil en web marketing et référencement. « Pas question de publier des informations dont le caractère commercial est évident car personne ne les partagera, remarque l'expert. Il s'agit plutôt de faire rentrer les internautes dans vos coulisses (avec des photos de chantier, de fabrication de produits, par exemple) et de fournir des expertises liées à votre métier. » Bref de donner envie de vous connaître et d'asseoir votre réputation. Notons ici que, dans un cadre professionnel, Facebook et Twitter s'adressent à des populations différentes: le premier au grand public, le second à des chercheurs, journalistes et experts. Mieux vaut opter pour des teasers (annonces accrocheuses) pour l'un et pour des liens vers des analyses et de la veille pour l'autre. Olivier Andrieu (auteur de Réussir son référencement Web) suggère de produire un contenu en lien avec l'actualité sur son site en adoptant un angle original qui va vous différencier des autres. Puis de travailler sur un contenu «froid» dans un blog où l'analyse de fond est de mise. Ces écrits peuvent être synchronisés automatiquement sur Facebook et Twitter grâce à l'application gratuite Twitterfeed. Celle-ci publie en temps réel les billets de votre blog sur les deux sites. Sur les réseaux sociaux figurent alors le titre et une accroche. Les internautes basculent sur votre site ou blog pour lire l'intégralité du texte. Autre outil intéressant: les boutons de recommandation («Send to Facebook», «J'aime» et «Tweet this») que vous devez positionner à proximité de vos contenus pour inciter les internautes à les partager.

Le critère majeur du référencement naturel traditionnel, le choix des mots, s'applique aussi aux réseaux sociaux. Sur Facebook, l'espace «Infos» doit faire l'objet d'une attention particulière. Evitez les abréviations et le jargon. Et utilisez plutôt des mots-clés évidents pour les internautes. Chaque nom compte que ce soit dans le texte de présentation ou dans les tweets que vous envoyez.

Enfin, sachez que les premiers résultats en termes de classement sur Google devraient se faire sentir au bout de trois mois minimum.

DAVID DEGRELLE, directeur de 1ère Position

«Il s'agit de faire rentrer les internautes dans vos coulisses et de fournir des expertises liées à votre métier. »

DEFINITIONS. Facebook et Twitter, quèsaco?

Facebook: ce site permet de diffuser des informations et d'interagir gratuitement avec d'autres internautes par le biais d'un mur sur lequel s'enchaînent chronologiquement de courts messages. Vous devez créer une page publique (l'équivalent professionnel d'un profil personnel dont les utilisateurs peuvent devenir «fan»).


Twitter: service gratuit de microblogging qui permet d'échanger, par Internet, par messagerie instantanée ou par SMS, des messages de 140 caractères (appelés tweets). Agrégés sur une seule page web, ces messages peuvent contenir des informations, des questions, des alertes et des liens hypertextes. On suit Twitter comme un fil d'actualité. Quand on s'y connecte en tant que membre inscrit, on voit les tweets postés par ses propres «followings», les personnes que l'on a choisi de suivre. En effet, si l'utilisateur X suit Y, on dit que X est un «follower» de Y, alors que Y est un «following» de X.

A SAVOIR. Le b.a.-ba du référencement

Il existe deux types de référencement. Le SEO (Search Engine Optimization) ou référencement naturel et le SEM (Search Engine Marketing) ou référencement payant.
Le premier est le résultat que découvre un internaute en tapant une requête dans un moteur de recherche. Le classement est établi en fonction de plusieurs critères: la récurrence des mots-clés dans vos pages (titre, texte, légende de visuels...), la fréquence des mises à jour et le netlinking, à savoir le nombre de liens pointant vers votre site. L'amélioration de votre SEO prend au moins un trimestre.
Le second fonctionne avec des liens sponsorisés. Il consiste à optimiser votre visibilité en achetant des mots-clés auprès des régies publicitaires des moteurs de recherche (Google AdWords ou Yahoo! Search Marketing, par exemple). Le prix de chaque mot-clé oscille entre 0,05 centime et 5 euros HT. L'entreprise qui propose le prix le plus haut remporte l'enchère et la meilleure place. Dès qu'un internaute effectue une requête comportant ledit mot-clé, son lien apparaît tout en haut de la page de résultats. L'annonceur ne paie que lorsqu'une personne clique sur son lien. Il peut fixer un montant maximum par jour ou par semaine afin de ne pas exploser son budget. Le moteur retirera votre lien une fois cette somme atteinte. Les effets en termes de visibilité sont immédiats.