Gestion et développement d'une entreprise
Savoir déchiffrer le bilan ou le compte de résultat de votre entreprise pour appréhender sa santé financière ; identifier les spécialistes – banquier, centre de gestion... – qui vous accompagneront dans son développement ; gérer votre trésorerie quand le danger menace... Pour assurer la croissance de votre entreprise, aujourd'hui et demain, vous devez savoir jouer sur de nombreux tableaux. Voici les règles à respecter, les outils à votre disposition, les astuces et les conseils de nos experts.
SOMMAIRE
- Vocabulaires comptables et notions finançières
- Déchiffrez vos comptes
- Des spécialistes à votre service
- Optimisez votre trésorerie
- Maîtrisez les notes de frais
- Gestion de crise
- Bibliographie
- Tous les dossiers thématiques
Vocabulaires comptables et notions finançières

Principales définitions comptables ou notions financières, afin de vous aider à vous y retrouver dans la gestion de votre entreprise.
Marge brute
La marge brute représente la différence entre le chiffre d'affaires hors taxes et la totalité des achats hors taxes réalisés, minorée de la variation des stocks au cours de l'exercice comptable.
Valeur ajoutée
La valeur ajoutée correspond à la valeur des biens et services produits, diminuée de la valeur des consommations intermédiaires.
Résultat d'exploitation
Le résultat d'exploitation exprime le résultat réalisé par une entreprise à travers l'exploitation habituelle de ses seuls facteurs de production.
Résultat net
Le résultat net est égal à la différence entre, d'une part, les produits et, d'autre part, les charges (d'exploitation, financières et exceptionnelles) engagées sur la même période, ainsi que l'impôt sur les sociétés.
Besoin en fonds de roulement (BFR)
Il s'agit de l'argent disponible qui permet de faire fonctionner l'activité de l'entreprise avant même de pouvoir encaisser le fruit des ventes Le besoin en fonds de roulement doit donc être considère comme un investissement nécessaire au fonctionnement de la société et ce, des le démarrage de l'activité.
Sa variation dépend de trois grandes catégories d'éléments, qu'il s agit d'évaluer les stocks, les créances clients et les crédits fournisseurs Pour réduire son BFR, il existe plusieurs leviers limitation de l'importance des stocks et de leur durée, réduction de la durée du processus de production, augmentation du délai de règlement des dettes envers les fournisseurs et enfin, réduction du délai de recouvrement des créances sur les clients
Compte de résultat
Document comptable, il synthétise l'ensemble des charges (c'est-à-dire les dépenses) et des produits (c'est-à-dire les recettes) d'une entreprise pour une période donnée, appelée exercice comptable. Ce document donne le résultat net: il est positif lorsque la valeur du patrimoine de l'entreprise a augmenté sur la période considérée (on parle alors de bénéfice), ou négatif lorsque l'entreprise s'est appauvrie (perte).
Capacité d'autofinancement (CAF)
La CAF indique la capacité de l'entreprise à financer sa propre croissance. Elle correspond à l'excédent monétaire dégagé par l'exploitation d'une société pendant une certaine période. Elle se calcule en ajoutant au résultat net l'ensemble des charges nettes calculées (dotation aux amortissements, variation de provisions pour risques et charges) sans impact pour la trésorerie, et ce généralement pour chaque exercice de l'entreprise.
CAF = Résultat net + Dotation aux amortissements et Provisions.
Loi Dailly
Elle vous permet de céder vos créances à votre banque en échange d'une ligne de crédit. Moins onéreux que le découvert, mais plus que l'escompte, c'est un financement par anticipation dont le coût est indexé sur le taux bancaire de base, auquel s'ajoute une marge fixée par la banque. Les liquidités sont disponibles sous 48 heures.
Injonction de payer
C'est une procédure judiciaire rapide qui permet à un créancier de contraindre son débiteur à honorer ses engagements. Lorsque les méthodes de règlement amiable de l'impayé se sont révélées inefficaces, vous pouvez recourir à cette procédure en agissant directement devant les tribunaux. La demande d'injonction de payer doit être portée devant le président du tribunal de commerce si la créance est de nature commerciale ou qu'elle résulte d'une lettre de change acceptée; devant la juridiction de proximité pour une demande en matière civile dont le montant ne dépasse pas 4 000 Euros (à l'exception des domaines particuliers de la compétence du tribunal d'instance); devant le président du tribunal d'instance si la créance est de nature civile ou mixte pour un montant supérieur à 4 000 Euros et inférieur à 10 000 Euros.
Seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité est le chiffre d'affaires pour lequel l'entreprise ne réalise ni perte, ni bénéfice. C'est donc le niveau d'activité au-delà duquel vous commencez à dégager du profit ou encore le seuil au-delà duquel le chiffre d'affaires diminué des coûts variables sera supérieur aux charges fixes. C'est en général à partir de ce seuil que vous dégagerez un résultat et donc une rémunération. Quant au point mort, il correspond à la date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint. Plus cette date est atteinte rapidement dans l'exercice, plus la sécurité est importante pour l'entreprise.
EBITDA
En finance, EBITDA signifie Earnings before Interest, Taxes, Dépréciation, and Amortization (revenus avant intérêts, taxes, dotations aux amortissements et provisions). Il s'agit du profit avant déduction des charges financières, des impôts et taxes, des dotations aux amortissements et aux provisions (dépréciations....).
Remboursement des frais professionnels
Les frais professionnels sont les dépenses inhérentes à la fonction ou à l'emploi que le salarié occupe. Il existe trois modalités d'indemnisation: le remboursement des frais réellement engagés (sur justificatifs); la déduction supplémentaire pour frais professionnels, dans la limite de 7 600 euros en matière sociale (art. 9 de l'arrêté du 20 décembre 2002) et le versement d'une allocation forfaitaire.
Abus de biens sociaux
Ce délit, défini dans le code de commerce, est une forme de détournement de biens. Sont notamment concernées les sociétés anonymes et les sociétés anonymes a responsabilité limitée. L'abus de biens sociaux est caractérisé dès lors qu'un dirigeant fait un usage des biens ou du crédit de sa société à des fins personnelles, qu'il sait contraires à l'intérêt de celle-ci, ou pour favoriser une autre entreprise dans laquelle il est intéressé. La peine encourue est de cinq ans de prison et de 375 000 euros d'amende, éventuellement assortie d'une interdiction temporaire d exercer des fonctions professionnelles ou sociales au sein de la société.
Cash flow
Le cash flow, ou flux de financement, est la différence entre les recettes nettes (encaissements) et les dépenses (décaissements). Il correspond à la capacité réelle de l'entreprise à financer ses investissements, le service de sa dette et le dividende de ses actionnaires. Il comprend le bénéfice, la dotation aux amortissements et aux provisions à caractère de réserve. Il peut aussi être appliqué à un nouveau projet pour calculer son retour en trésorerie. C'est avant tout une donnée d'analyse d'activité.
Mots clés : Rentabilité | Bfr | Abus de biens sociaux | Loi dailly | Marge brute | Frais professionnels | Compte de résultat | Remboursement des frais | Valeur ajoutée | Résultat d'exploitation | Résultat net | Injonction de payer | Seuil de rentabilité | Cash flow
Déchiffrez vos comptes

Votre entreprise est-elle saine ? Pour vous en assurer et prendre les bonnes décisions stratégiques, il est indispensable de savoir interpréter le bilan et le compte de résultat, et de connaître le capital immatériel de votre entreprise.
Nul besoin de comprendre les mécanismes de la comptabilité pour appréhender la santé financière de l'entreprise. Il suffit de savoir lire les rapports qui reprennent de manière agrégée les montants des comptes comptables à une date précise pour une période déterminée. […]
Les états financiers les plus courants sont le bilan et le compte de résultat. Il existe également trois autres documents, qui ne sont pas systématiquement fournis, mais qui s'avèrent utiles: le tableau de financement, l'annexe comptable et les soldes intermédiaires de gestion. Le premier fournit notamment la réponse à la question «comment et pourquoi la trésorerie a-t-elle évolué?» L'annexe comptable fait partie intégrante des comptes et donne de nombreux détails. Mais ceux-ci sont masqués par l'usage d'un jargon réservé aux seuls spécialistes. Enfin, les soldes intermédiaires de gestion permettent de bien comprendre ou d'interpréter un certain nombre de caractéristiques du fonctionnement de l'entreprise. A noter: les comptes sont systématiquement présentés sur une période de deux années d'activité, ce qui se révèle très utile pour comprendre l'évolution de la société.
Pas besoin d'un tableau de bord d'Airbus A380 pour piloter votre entreprise. Il suffit d'un tableur Excel et de quelques indicateurs triés sur le volet.
Les indicateurs commerciaux, pour évaluer votre activité
Premier indicateur incontournable: le chiffre d'affaires bien sûr! Vous pouvez le triturer dans tous les sens, le décortiquer en mille et un ratios, en faire la base d'une multitude d'autres indicateurs. Le CA vous en dit long sur votre activité, vous permet de vous comparer à vos concurrents et de vous situer par rapport aux normes de votre secteur. Afin d'affiner votre politique commerciale et marketing, vous pouvez avoir intérêt à analyser vos facturations par segment de clientèle, par ligne de produits ou par zone géographique. Tout dépend de vos priorités...
Les indicateurs financiers, à surveiller de près
Vous venez de décrocher de gros contrats et votre activité se développe à vitesse grand V? Cela peut vous mener droit à la cessation de paiements, si les liquidités ne suivent pas pour alimenter la période d'inertie avant l'encaissement. Gardez donc les yeux rivés sur votre niveau de trésorerie et recoupez-le régulièrement avec votre besoin en fonds de roulement. «Il est intéressant de compléter le suivi de la trésorerie par V analyse des conditions de paiement et le suivi des créances», estime Bernard Lebelle (Infineo). Votre système comptable est une source inépuisable d'indicateurs pertinents. Vous avez donc intérêt à adopter une cadence trimestrielle pour l'analyse fine de la rentabilité de votre entreprise. C'est un bon rythme pour surveiller votre marge brute, votre valeur ajoutée, votre résultat d'exploitation, votre résultat net et votre capacité d'autofinancement. Enfin, si vous avez contracté des emprunts, vous avez intérêt à contrôler régulièrement votre niveau d'endettement et à le comparer à vos fonds propres…
Les indicateurs de productivité, mesure de votre performance
Tous vos «clignotants» sont au vert, mais vous voulez faire mieux? Les critères de productivité vous permettent de mesurer l'efficacité de votre organisation et de comparer vos performances à celles de vos concurrents, en recoupant les données de leur compte d'exploitation et celles fournies par la presse, les organismes professionnels, les clients communs... Quels indicateurs suivre? Tout dépend des caractéristiques de votre entreprise. Vous pouvez, par exemple, choisir de mesurer la production horaire moyenne, pour vous assurer qu'elle s'accroît avec le temps, ou vous intéresser au prix de revient d'une heure de production, qui fournit une indication claire de sous-activité ou de suractivité…
Les indicateurs « humains », pour ajuster votre politique RH
Fait-il bon travailler dans votre entreprise? Certains indicateurs peuvent vous renseigner. Au-delà du simple aspect quantitatif (le turnover indique le pourcentage de salariés qui quittent l'entreprise chaque année), que vous avez certainement en tête quand vous dirigez une société à taille humaine, le tableau de bord peut vous permettre d'ajuster votre politique de gestion des ressources humaines. «Tous les départs ne se valent pas, relève Bernard Lebelle (Infineo). Si vous associez la notion d'expertise à chaque profil, vous pourrez évaluer la perte réelle provoquée par une démission ou un licenciement et les actions déformation que vous devrez enclencher pour y remédier.» En ce qui concerne la formation, vous pouvez suivre le cumul des heures de Dif (Droit individuel à la formation) par salarié et planifier à l'avance les stages selon les desiderata de vos collaborateurs et les besoins de votre entreprise. Sinon, vous risqueriez de vous retrouver avec le quart de vos effectifs en formation en même temps…
La comptabilité analytique vous permet d'analyser, activité par activité, la rentabilité de votre entreprise, et de prendre les décisions appropriées. Pourtant, peu de PME l'ont mise en place, faute de bien la maîtriser.
Sans comptabilité analytique, l'entreprise se prive d'un outil de gestion redoutablement efficace», considère Didier Leclère, professeur en comptabilité et contrôle de gestion à l'Institut des techniques économiques et comptables? (Intec). La comptabilité analytique présente, en effet, de nombreux atouts pour un patron. «Elle permet de détecter les zones de performance, par activité ou par produit», illustre Didier Leclère. Par exemple, d ans le cas d'une société spécialisée dans le textile, la comptabilité générale renseigne sur le chiffre d'affaires et la marge? globale, alors que la comptabilité analytique fournit des informations sur la marge réalisée par modèle. Grâce à ces données, la direction pourra décider, ou non, de stopper les produits non rentables ou de revoir les processus de production de ceux dont la marge s'érode...
- Les limites des règles comptables
- Le capital humain
- Le capital clients
- Le capital produits
- Le capital organisation
- L'évaluation qualitative
La majorité des tableaux de bord «financiers» s'articule autour du compte de résultat de l'entreprise. On y retrouve de nombreux ratios basés sur la rentabilité ou l'accroissement des ventes. C'est parfaitement logique puisqu'une entreprise est généralement jugée sur ses résultats. Mais est-ce suffisant? Les règles comptables ont, en effet, leurs limites. Elles interdisent, par exemple, de constater à l'actif du bilan certaines dépenses. Ainsi, de nombreux investissements dégradent le compte de résultat, alors qu'ils sont potentiellement annonciateurs d'une meilleure performance. Or, le seul prisme comptable ne permet pas de distinguer une entreprise dont la rentabilité est en baisse parce qu'elle investit en R&D, d'une autre qui voit sa rentabilité diminuer à cause d'une mauvaise gestion. De même, deux sociétés affichant des résultats comptables comparables ne seront pas valorisées de la même manière, en raison de taux de fidélité clients et d'une proportion de revenus récurrents différents.
Un personnel compétent, motivé, fidèle est un facteur majeur du développement de l'entreprise. Cela peut paraître évident mais difficilement mesurable. Sans tomber dans la quantification à outrance, vous pouvez mettre en place des indicateurs pour apprécier la compétence de vos salariés. Il est notamment important d'être en mesure d'évaluer la place du dirigeant dans son entreprise, les compétences individuelles, le savoir-faire collectif... Vous pouvez adapter des indicateurs RH classiques en associant la notion d'expertise à chaque profil et en pondérant le turnover avec cet indice...
Cette composante est le pendant qualitatif de l'activité. Elle permet de distinguer, entre deux sociétés réalisant le même chiffre d'affaires, celle qui créera le plus de valeur. La capacité à fidéliser ses clients, la récurrence du chiffre d'affaires ou la force d'un business model sont autant de grands facteurs d'amélioration de la valorisation...
Si vous exercez une activité industrielle, vos produits peuvent constituer l'élément principal de la valeur de votre entreprise. Le capital produits peut être mesuré par le nombre de brevets déposés, les enquêtes de notoriété et d'image de la marque, mais aussi par le potentiel de cross-selling (ventes croisées) avec des produits complémentaires. Lors d'une transaction, la capacité des produits à générer des ventes croisées avec ceux de l'acquéreur sera un critère- clé de valorisation...
Une entreprise ne peut être réduite à une addition d'actifs. La richesse de votre société tient également à sa capacité à les améliorer, à les faire interagir pour qu'ils se nourrissent les uns les autres. Assurer une bonne dynamique entre les composantes du capital immatériel relève de l'organisation...
Concept économique et non comptable, le capital immatériel n'a pas vocation à être valorisé quantitativement mais évalué qualitativement. Son suivi dans le temps et son amélioration seront sources de valeur durable. Dans cette optique, la mesure de la qualité passe par celle de chaque indicateur. Une méthode de rating (notation) sur une échelle à six niveaux permet d'obtenir une appréciation assez fine. Le capital immatériel ainsi qualifié peut ensuite faire l'objet d'un suivi en vue de son amélioration...
Parfois obligatoire, le dépôt de comptes consolidés vous fournit une vue globale du bilan et du compte de résultats de vos établissements.
Depuis qu'il consolide, chaque année, les comptes de ses différentes filiales, Daniel Bellanger a une meilleure vision de l'ensemble de ses activités. «Je réalise que deux ou trois sociétés à l'activité identique pourraient fusionner, explique le président d'OMC, une entreprise de négoce en sanitaire-chauffage de 150 salariés, et patron d'une holding de onze filiales. Bref j'ai les informations synthétiques qui m'aident à prendre des décisions stratégiques.» A la lecture de ses comptes consolidés, Daniel Bellanger a, par exemple, décidé d'externaliser l'ensemble de son parc informatique, la holding étant seule locataire du matériel pour toutes les filiales. Aider les chefs d'entreprise à harmoniser les frais, leur donner un aperçu plus juste des résultats de chaque société: telle est précisément la volonté du législateur (Code de commerce, art L233-16)...
->Autres références :
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Mots clés : Gestion | Comptabilité | Productivité | Fonds de roulement | Chiffre d'affaires | Tableau de bord | Indicateurs financiers | Marge brute | Evaluer une entreprise | Capital immatériel | Santé financière | Compte de résultat | Bilan comptable | Comptabilité analytique
Des spécialistes à votre service

A qui confier la gestion comptable et financière de votre entreprise? Telle est la délicate question à laquelle doit répondre tout dirigeant. Banquier, expert comptable, centre de gestion agréé... Tous les conseils pour opérer les bons choix.
Adhérer à un centre de gestion agréé, association loi de 1901, présente de nombreux avantages, tant au niveau de la formation que fiscalement. Son rôle? La prévention fiscale et économique. […]
Un centre de gestion agréé (CGA) est une association de loi 1901 créée à l'initiative d'experts-comptables, d'une chambre de commerce ou de métiers ou encore d'organisations professionnelles. Toutes les entreprises peuvent adhérer, mais seules celles relevant de l'impôt sur le revenu (IR) bénéficient d'avantages fiscaux. L'adhésion coûte 200 Euros HT par an en moyenne, cotisation que le dirigeant peut déduire de son bénéfice imposable.
Les missions des CGA ?
Le rôle d'un CGA? Premièrement, la prévention fiscale qui consiste à vérifier la cohérence et la vraisemblance des déclarations fiscales des adhérents. «Si l'adhésion à un CGA ne permet pas d'éviter les contrôles fiscaux, il s'avère que les dossiers qu'il traite sont rarement contrôlés par l'administration fiscale», assure Christiane Company, présidente de la Fédération des centres de gestion agréés...
Des avantages fiscaux pour les adhérents
Depuis la loi de finances 2006, le bénéfice imposable des entreprises non adhérentes à un CGA est majoré de 25% avant d'être soumis au barème progressif par tranches de l'IR. Les adhérents ne subissent pas cette majoration. En principe, l'entreprise en est dispensée si elle a adhéré pendant toute la durée de l'exercice considéré ou, en cas de première adhésion, au titre de l'exercice en cours (si elle intervient dans les cinq premiers mois)...
De l'établissement des comptes annuels au conseil en matière de gestion, votre expert-comptable est souvent votre conseiller le plus proche. Vous lui confiez vos comptes, le consultez sur l'impact financier et fiscal de toutes vos décisions stratégiques... Comme un médecin de famille, l'expert-comptable devient presque un confident. C'est pourquoi vous devez éviter toute erreur de casting. «Le premier critère pour choisir votre expert-comptable est la confiance qu'il vous inspire, indique Jean-Claude Spitz, vice-président de l'Ordre des experts-comptables, en charge de la communication. L'aspect relationnel est tellement important que notre principal moyen de conquête de nouveaux clients est le bouche à oreille, même si la publicité individuelle a été récemment autorisée.» L'idéal est donc de vous faire recommander un expert-comptable par un de vos confrères qui a le même type d'attentes et de fonctionnement que vous...
Lettre de mission
«Le champ d'intervention de l'expert-comptable est formalisé dans une lettre de mission qui fait office de contrat, précise Jean-Claude Spitz. Ce document est obligatoire et détaille l'ensemble des travaux confiés au cabinet, ainsi que les obligations du client, notamment en matière de délai de délivrance de certains documents ou informations à l'expert-comptable.» Si, contrairement aux avocats, les hommes du chiffre n'affichent aucune spécialisation, vous pouvez quand même vous renseigner sur la typologie de leur portefeuille clients. Le fait de connaître les spécificités liées à votre secteur d'activité ou à la taille de votre entreprise peut être un atout supplémentaire...
Comparez les tarifs
Dans tous les cas, le mieux est de sélectionner trois ou quatre prestataires et de les rencontrer longuement, comme pour un entretien d'embauché. Vos contacts téléphoniques et la première rencontre peuvent servir de test. Soyez attentif à l'accueil que vous réserve chaque interlocuteur, à sa disponibilité, à sa réactivité, à sa capacité d'analyse de votre situation. Décortiquez également chaque mode de tarification. L'expert-comptable va estimer le temps qu'il consacrera à votre dossier pour vous proposer un forfait annuel. Le contrat correspondant à la totalité d'un exercice fiscal, les offres tarifaires sont assez facilement comparables. Pour une tenue comptable sans difficultés particulières, comptez de 50 à 80 euros de l'heure, selon l'Ordre des experts-comptables d'Ile-de-France...
Par peur de se tromper de compte et de chéquier, bon nombre de chefs d'entreprise optent pour deux banques différentes pour gérer leurs comptes personnel et professionnel. Certains y voient également l'occasion de ne pas être « à la merci » d'un banquier en lui cachant l'état de santé de leurs finances et patrimoine personnels. Cette méfiance peut notamment s'expliquer par la crainte de voir leur gestionnaire prélever un compte pour renflouer l'autre, sans leur accord. « C'est une pratique interdite par la loi, du moins si le banquier le fait de sa propre initiative. Mais, il est vrai que, dans les faits, cela peut se produire. Rarement néanmoins », reconnaît Kevin Serrour, expert Rivalis, un réseau de services dédié aux entreprises...
En dehors des missions classiques de gestion comptable, le champ de compétences de l'expert-comptable s'étend à plusieurs domaines.
La gestion de l'entreprise
- Conseil en gestion: assistance à la création d'entreprise, projets d'investissement, contrôle budgétaire, tableaux de bord...
- Conseil en finance: trésorerie, recherche de financements, relations avec les organismes bancaires et financiers...
- Formation: plan de formation, aide au recrutement
- Accompagnement des PME en difficulté: restructuration, plan de continuation
- Export: recherche de partenaires à l'étranger, relation avec les organismes de financement, analyse de marché...
- Evaluation d'entreprises dans le cadre de cessions, apports, successions, partages, donations, transmissions...
Les obligations légales
En matière juridique, l'expert-comptable peut donner des consultations relevant de son activité principale et rédiger des actes sous seing privé qui constituent l'accessoire direct de la prestation fournie.
Le droit du travail et la gestion sociale
- Etablissement des bulletins de paie et des déclarations sociales
- Assistance à la gestion de personnel
- Mise en place de systèmes d'intéressement, de prévoyance, de retraite adaptés
- Mise en oeuvre de la loi sur les 35 heures
La fiscalité
- Etablissement de toutes les déclarations fiscales
- Optimisation de la gestion fiscale
- Gestion fiscale de groupe
- Assistance en cas de contrôle
- Représentation en cas de contentieux devant la commission départementale des impôts directs, devant la commission de conciliation...
Le droit des sociétés
- Choix de la forme juridique
- Assistance pour les formalités
- Préparation des opérations de constitution, d'augmentation de capital, de transmission...
L'information de l'entreprise
- Etudes d'opportunités et de besoins, adaptations des programmes
- Elaboration du cahier des charges
- Assistance au choix des logiciels de gestion..
L'audit
- Audit des comptes dans le cadre de prises de participation, de rachats d'entreprises
- Auditjuridique, fiscal, social, organisationnel
- Audit des systèmes informatiques
- Audit des assurances...
Mots clés : Chambre de métiers | Gestion | Comptabilité | Fiscalité | Facturation | Affacturage | Experts-comptables | Facture
Optimisez votre trésorerie

Les raisons d'être à court de trésorerie ne manquent pas. Pourtant des solutions existent qui permettent de ne pas freiner votre croissance et même de
maintenir le développement de votre activité. Avez-vous, par exemple, pensé à l'escompte, l'affacturage, le Dailly ou encore le découvert?
Témoignage de Joël Laurent, gérant de la Maison Laurent :
A l'en croire, il n'y a pas de doute: «Le papier à en-tête aux coordonnées d'une étude d'huissiers est plus persuasif que n'importe quelle relance. » Pour autant, ses clients - qu'il tutoie - ne lui en veulent pas...
Dans un contexte économique trouble, l'affacturage représente une solution pour éviter les trous de trésorerie, du moins en B to B. Zoom sur un contrat qui permet de recouvrer ses créances sous 48 heures.
En France, les délais de paiement ont baissé en 2007. C'est ce que constate l'Observatoire des délais de paiement. Certes, du chemin reste à parcourir... Mais des progrès sont en cours. La loi de modernisation de l'économie accompagne cette évolution. Dep uis le 1er janvier, le délai maximum de règlement fournisseurs est de 45 jours fin de mois, ou 60 jours à partir de la date d'émission de la facture. Une mesure destinée à corriger le retard qu'accuse la France par rapport à ses voisins européens. Car les PME souffrent des décalages de trésorerie qu'engendrent des encaissements tardifs. Or, l'affacturage est une solution pour y pallier...
Entre l'affacturage, une solution financière pratique mais coûteuse, et le crédit à court terme, qui commence par la simple autorisation de découvert, les outils permettant de financer un besoin en liquidités sont nombreux. Conseils pour Opérer le bon choix.
Un instrument souple, qui vous permet de ne consommer que ce dont vous avez besoin et ne vous coûte rien lorsque vous ne vous en servez pas. Ligne de crédit accordée par le banquier, le découvert est la seule solution de financement dans laquelle aucune créance n'est exigée en contrepartie. D'où son surnom de "crédit en blanc" et son coût... élevé ! Comme les autres crédits à court terme, il est indexé sur le taux bancaire de base (6,60%, plus la marge de la banque), lui-même fixé en fonction du taux du marché monétaire...
Solution la plus économique, l'escompte transforme vos effets de commerce en argent disponible. Lorsque vous possédez une traite ou une lettre de change signée par le client, vous la présentez à votre banquier, qui créditera votre compte, dans un délai de 48 heures, d'une avance égale au montant de l'effet de commerce moins les intérêts sur la période précédant la date d'échéance (taux de base bancaire majoré selon les risques encourus). La ligne de crédit accordée, limitée, est quand même supérieure à celle d'un découvert, puisqu'elle s'appuie sur une créance...
La loi Dailly, votée en 1981, vous permet de céder vos créances à votre banque en échange d'une ligne de crédit. Moins onéreux que le découvert, mais plus que l'escompte, c'est un financement par anticipation, dont le coût est indexé sur le taux bancaire de base, auquel s'ajoute une marge fixée par la banque (entre 1,10 et 5%). Vous payez également de 5 à 7 euros par bordereau. Son principal avantage par rapport à l'escompte? Vous gagnez du temps car vous n'avez pas à attendre le retour de la traite signée. Les liquidités sont disponibles sous 48 heures. D'autant que certaines banques ont mis en place des outils informatiques vous permettant d'adresser les bordereaux «Dailly» via Internet. En outre, «la plupart du temps, la banque ne notifie pas à votre client que vous avez cédé la créance», précise Jacques Lacombe, de la Société Générale. Un plus pour les PME attachées à la confidentialité de leur gestion de trésorerie...
Obtenir des liquidités tout en limitant le risque de factures impayées et en déléguant la gestion du poste clients: c'est ce que vous proposent les sociétés d'affacturage. Elles vous achètent tout ou partie de vos factures, en général sur la base de l'Euribor trois mois (un des taux de référence de la zone euro) - à 4,7% environ en janvier -, auquel s'ajoute une marge variant entre 0,5 et 1,5%. Dès récupération des créances, 90% du montant est financé, et ce dans un délai de 24 à 48 heures. Les 10% restants sont payés lorsque votre client a remboursé sa créance au factor. Mais la valeur ajoutée de ces sociétés d'affacturage réside surtout dans le fait qu'elles assument pour vous le risque d'impayés et s'occupent de recouvrer elles-mêmes les créances, ce qui vous dispense de la gestion des relances et contentieux. Leur commission varie selon le chiffre d'affaires que vous leur confiez, votre secteur d'activité... Mais elle oscille, en général, entre 0,30 et 1% du chiffre d'affaires TTC...
Un gros bénéfice en perspective? Vite, une provision! Certains chefs d'entreprise ont pris l'habitude d'utiliser ce mécanisme comptable pour lisser leurs bénéfices. Souvent considérées comme des astuces comptables, les provisions font l'objet d'âpres débats entre les dirigeants, les experts-comptables et l'administration fiscale. Elles doivent néanmoins respecter certaines règles...
Le besoin en fonds de roulement est un indicateur-clé de votre trésorerie. Mal maîtrisé en phase de croissance, il peut conduire à la cessation des paiements. Conseils pour éviter de tomber en panne de cash.
Le BFR, qu'est-ce que c'est ?
Le besoin en fonds de roulement, le BFR, est la clé d'une gestion saine. Il s'agit, en fait, de la somme de liquidités nécessaire pour faire tourner votre entreprise, c'est-à- dire pour acheter vos stocks et matières premières, faire fonctionner vos machines, rémunérer vos salariés. En attendant d'être payé par vos clients. «Le fonds de roulement va couvrir le décalage de trésorerie entre les dépenses indispensables au fonctionnement de l'entreprise - qui doivent être anticipées - et l'arrivée des recettes, soumises aux aléas des délais de règlement», explicite Alexandra Barth, consultante spécialisée en gestion à l'Association pour la création d'entreprise (APCE) . Et votre BFR est le niveau optimal de ce fonds de roulement, dont le montant varie en fonction de vos charges à venir , de l'évolution de votre encours clients...
Comment calculer son BFR ?
Le besoin en fonds de roulement se calcule parallèlement à l'élaboration du business plan annuel. Celui- ci établit le degré de croissance de l'entreprise et, à partir de là, son besoin en fonds de roulement. La croissance de l'entreprise sera-t-elle la même? Envisagez-vous le lancement d'un nouveau produit impliquant une hausse de vos achats de matières premières? Comptez-vous prospecter de nouveaux segments de clientèle aux délais de paiement plus tardifs? Autant de questions dont la réponse influencera votre BFR...
Comment réduire son BFR ?
Pour réduire votre besoin en fonds de roulement, l'un des leviers d'action consiste à réduire votre encours clients. Tentez d'abord de négocier avec eux un paiement à 60 jours au lieu de 90 jours par exemple. «Commencez par observer les délais de paiement pratiqués dans votre secteur d'activité», conseille Alexandra Barth (APCE) . Vous pouvez aussi organiser une campagne de relance amiable ou faire appel à une société de recouvrement, qui va mettre son équipe de spécialistes à l'oeuvre afin de faire rentrer de l'argent frais dans vos caisses. Enfin, vous pourrez solliciter une société d'affacturage. Cette technique consiste à céder une partie (ou la totalité) de ses créances clients à une société spécialisée (dite «factor»), qui en assure le paiement immédiat, moyennant le paiement d'une commission, et se chargera, ensuite, d'effectuer elle-même le recouvrement. Mais l'affacturage reste une solution coûteuse, donc à utiliser avec précaution, en phase de forte croissance ou en cas de difficultés de trésorerie par exemple...
Vous voulez doper votre croissance, mais vous vous heurtez à des problèmes de financement. Entre prêt bancaire, financement public, business angels et recours aux sociétés de capital-développement, vous perdez votre latin...
Ne laissez pas votre argent dormir! Dotez-vous d'un plan de trésorerie, tenez-le à jour et placez votre excédent. Même à court terme, il est possible d'obtenir jusqu'à 4% par an sur des placements garantis. […]
Dans l'absolu, il n'y a pas de seuil minimal à partir duquel un excédent de trésorerie peut être placé. A titre d'exemple, 5 000 Euros placé à 4% rapportent 200 Euros au bout d'un an. Mais, avant de faire fructifier votre trésorerie, vous devez mettre en place un plan et le tenir à jour en permanence. Anticipez de quelques jours les sorties et programmez des dates tardives des rentrées. En prévoyant ainsi «un matelas de sécurité», vous vous mettez, a priori, à l'abri des mauvaises surprises. Il serait dommage que, à cause d'une dette payée plus tôt et d'une créance encaissée trop tard, votre trésorerie bascule dans le rouge...
->Autres références :
Comment préserver votre trésorerie?L'affacturage l'aide à régler ses soucis de trésorerie
L'affacturage, pour chouchouter votre trésorerie
L'affacturage, est-ce vraiment rentable?
Mots clés : Gestion | Trésorerie | Fonds de roulement | Bfr | Affacturage | Provisions | Liquidités | Découvert | Escompte | Comptes d'épargne | Sicav | Flux tendu | Delais de paiement
Maîtrisez les notes de frais

Quand la chasse aux dépenses est ouverte, l'optimisation du remboursement des notes de frais de vos salariés devient une priorité. Tout ce qu'il faut savoir pour rationaliser cette gestion souvent complexe et chaotique, sans froisser vos collaborateurs.
Quel manager ne s'est jamais inquiété du poids des frais professionnels dans son entreprise? De fait, une gestion rationnelle de ce poste est nécessaire, et ce, pour plusieurs raisons.
«Tout d'abord, chaque société est susceptible d'être contrôlée par l'administration fiscale ou l'Urssafsur le remboursement des frais professionnels », explique Catherine Lévy, expert en gestion-finance au sein réseau de formation Demos. L'administration définit, en effet, de façon stricte les frais professionnels, en imposant des règles. Par exemple, un repas d'affaires doit pouvoir se justifier par l'intérêt qu'il présente pour l'entreprise et les noms et qualité des participants doivent être précisés. En cas de manque de rigueur, vous pouvez être soupçonné d'octroyer des avantages en nature à vos collaborateurs, autrement dit de leur fournir une rémunération échappant aux cotisations sociales.
Deuxièmement, une bonne gestion des frais permet de traquer les coûts. «Les frais représentent traditionnellement de 2 à 8 % des revenus d'une entreprise » , explique Yves Weisselberger, gérant de KDS, éditeur informatique spécialisé dans les frais de déplacement. «Dans une entreprise où ils pèsent 5 %, les réduire de 10 % permet de gagner 0,5 % de résultat net. » Un enjeu important à l'heure où les marchés sont tendus et où il est difficile d'engranger du chiffre d'affaires.
Le remboursement des frais est assurément un sujet sensible pour la plupart des entreprises. En effet, bien que la probité de la majorité des salariés ne puisse être remise en cause, certains collaborateurs ont tendance à dépenser plus qu'il ne le faudrait. Pire: une minorité d'entre eux trichent. Sont concernés en priorité les indemnités kilométriques (46% des fraudes identifiées), les frais de taxi (28%) ainsi que les factures de restaurant (23%), selon une étude réalisée en juin 2008 par KDSEtude réalisée en 2008 sur Internet en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, éditeur de logiciels de gestion de frais. […]
Automatisez votre gestion.
Pour remédier à ces problèmes et ainsi réduire la facture de l'entreprise, il convient donc de rationaliser la gestion globale des notes de frais. André- Paul Bahuon préconise, par exemple, l'établissement d'un modèle de fiche de frais pour l'ensemble des collaborateurs, mentionnant la date, le lieu et la nature de la dépense ainsi que le montant à rembourser. «Ces fiches doivent être collectées une fois par mois et accompagnées des justificatifs originaux, insiste-t-il. Elles devront être systématiquement vérifiées, afin d'éviter les mauvaises surprises.» Pour une meilleure gestion globale, il est impératif de fixer les règles du jeu de la politique de remboursement de l'entreprise: taux de remboursement de frais kilométriques en fonction des distances parcourues par an, niveau de confort des voyages en train ou en avion, montant maximum du remboursement des frais de repas, etc.
Face à un système jugé trop contraignant, les salariés français négligeraient leurs notes de frais, selon une étude réalisée par KDS, leader européen des solutions logicielles de gestion des déplacements professionnels en ligne...
13 % de tricheurs
En outre, KDS révèle que, face à un processus faiblement automatisé, la surévaluation des notes de frais n'est pas marginale. «Près de 13 % des salariés trichent», assure le spécialiste de la gestion des voyages d'affaires. Une triche perçue avant tout comme un moyen de dédommagement face à un système complexe et mal paramétré, ou pour compenser un sur- coût bancaire imputé sur le compte du collaborateur. «Dans la majorité des cas, les montants en jeu sont inférieurs à 50 euros, précise Stanislas Berteloot. Et dans plus d'un quart des cas, inférieurs à 10 euros.» Néanmoins, 49 % des personnes interrogées assurent savoir comment tricher...
Les frais de déplacements de vos salariés affichent des montants proches de ceux de leurs fiches de paie? Vous pouvez mettre un frein aux dérives, sans pour autant annuler des voyages essentiels au développement de votre entreprise.
Votre commercial s'est octroyé un vol domestique en classe affaires et vous a mis devant le fait accompli? Plutôt que de vous contenter d'excuses douteuses et invérifiables a posteriori, il vaut mieux édicter des règles claires, à n'enfreindre qu'en cas de force majeure, et avec votre aval. «Ne vous contentez pas d'un protocole tacite, qui laisse une large marge d'appréciation à vos collaborateurs», conseille Brigitte Jakubowski, directrice du cabinet JK Associâtes Consulting, spécialisé dans la gestion des budgets voyages et déplacements professionnels...
Les bons plans d'internautes aguerris sont rarement compatibles avec les contraintes d'un voyage professionnel. «Il ne faut surtout pas acheter ses voyages d'affaires de la même manière que ses séjours d'agrément», prévient Brigitte Jakubowski. La raison? Le manque de souplesse des offres à prix cassés, dont le risque est de vous faire perdre l'intégralité du prix du billet en cas de changement de programme...
L'étape la plus longue consiste à préparer les données, les nettoyer et les transformer en indicateurs performants : en fonction de la situation de l'entreprise, cela peut se compter en mois voire en années. La seconde étape : la conception du modèle par un statisticien et le lancement de l'analyse prend en général au minimum un mois.
Vous avez vos habitudes dans une chaîne d'hôtels, vous empruntez presque toujours la même compagnie aérienne? «Référencez ces prestataires auprès de vos salariés et contractez des abonnements au nom de votre entreprise», préconise Brigitte Jakubowski. Côté ciel, les programmes de fidélité, comme Voyageur Rewards d'Air France, offrent à vos collaborateurs des avantages gratuits, selon un système de points cumulés. Ces points étant reversés dans un «pot commun» et utilisés par n'importe lequel de vos salariés. Mais prenez garde aux dérapages, lorsque les grands voyageurs commandent leurs billets professionnels: certains usent de prétextes (horaires peu pratiques, par exemple) pour voler sur la compagnie qui, malgré des tarifs plus élevés, leur fera cumuler de précieux miles à usage personnel...
Mots clés : Gestion | Notes de frais | Frais professionnels | Remboursement des frais
Gestion de crise

Que faire quand tous les indicateurs financiers sont au rouge ? Emprunter, investir, se réorganiser, se repositionner, se regrouper, etc. Selon l’urgence et la gravité de la situation, il faut avoir le bon réflexe pour éviter le pire.
De l'argent frais pour les PME
Outre la qualité de vos relations avec les banquiers, vous pouvez compter sur un gros coup de pouce de la Banque européenne d'investissement (BEI). Celle-ci va débloquer 30 milliards d'euros de prêts pour le financement des PME sur quatre ans, dont la moitié pour 2008 et 2009. Cette somme représente, en moyenne, une hausse de 50% du montant des prêts accordés en 2007. De quoi soulager quelque peu les dirigeants inquiets. Les entreprises innovantes peuvent aussi frapper à la porte du «pompier» Oséo. Cet établissement public a pour mission de les financer et les accompagner, en partenariat avec les banques et organismes de capital-Investissement. «Oséo complète les défaillances du marché, estime son pdg, François Drouin. Nous pouvons aider les PME car nous garantissons les financements bancaires»...
Prendre un risque
En période difficile, certaines entreprises n'hésitent pas à investir pour contrer la crise. C'est le pari de SkyRecon, un éditeur de solutions de sécurité intelligente du poste de travail. Concurrente de multinationales sur le marché des logiciels, la PME innovante de 40 salariés a levé 5 millions d'euros en 2007 pour chercher la croissance sur les marchés anglais et américain. Habituellement, une entreprise attend d'avoir une forte position sur son marché domestique avant d'aller à l'export, le ticket d'entrée étant élevé. «Contrairement aux entreprises françaises réticentes devant l'innovation, les sociétés anglo-saxonnes sont adeptes de nouveautés et le cycle de vente est beaucoup plus court, explique Ravy Truchot, président du directoire. Cette prise de risque s'avère gagnante aujourd'hui.» Face à la crise des «subprimes» et à la coupe des budgets informatiques des banques, leurs principales cibles au départ, SkyRecon s'est rapidement réorientée vers des produits dédiés à d'autres secteurs. «Même si les entreprises font face à des difficultés, la sécurité des systèmes d'information reste prioritaire pour elles», assure le dirigeant. En avance d'un an par rapport à ses grands concurrents, SkyRecon est récompensée de ses efforts en recherche et développement...
Gérer sa trésorerie avec rigueur
S'autofinancer, avec une bonne gestion de son besoin en fonds de roulement, c'est le credo de Sandra Le Grand, p-dg de CanalCE, prestataire de services auprès des comités d'entreprise sur Internet. «Depuis que la banque a réduit de moitié notre autorisation de découvert, j'essaie de faire payer les clients plus rapidement et de régler plus tard les fournisseurs», explique-t-elle. Sa société ne connaît pas la crise, avec 40% d'abonnements supplémentaires en 2007. Il est donc possible de s'adresser aux entreprises, aux consommateurs nationaux et de réussir... CanalCE repère les tendances de société et propose des produits adéquats...
Surfer sur les tendances
Autre thème au goût du jour: l'écologie. Une PME de transport s'en est emparée pour se diversifier dans le recyclage du polystyrène. Face à la hausse des cours du pétrole, Transmat-Berg avait d'abord fait la chasse aux gaspillages pour survivre: obligation pour les chauffeurs de respecter strictement les limitations de vitesse, utilisation d'additifs dans le carburant, suppression des retours à vide et de certains trafics locaux moins rentables, diminution du parc de camions, remplacement des plus anciens par de nouveaux modèles moins gourmands... Ces solutions se révélant insuffisantes sur le long terme, son gérant, Michel Berg, a monté Lorraine Polystyrène avec une société de traitement de déchets, Barisien...
Réorganiser son entreprise
Parfois, un remaniement des méthodes de travail de ses équipes suffit. Fabricante d'espadrilles, la société Tauzin Père et Fils illustre cette capacité d'adaptation des PME dans un contexte de crise. Pour survivre à la concurrence asiatique, elle a mis en place un système d'échange de données informatisées avec ses clients. «Ainsi, nous pouvons travailler en flux tendus, indique son gérant, Francis Tauzin. Lorsqu'il leur manque quelques paires, un message codé nous est envoyé et nous assurons le réassort sous huit jours. Les produits fabriqués au Bangladesh ou en Chine ne peuvent pas être livrés dans un délai aussi court.» Cette réactivité lui permet de continuer à fournir des grandes surfaces, alors que ses espadrilles françaises, de qualité supérieure, sont vendues au double du prix des fabricants asiatiques. «Je n'ai jamais délocalisé, mais j'y ai songé», avoue le dirigeant, attaché à son Pays basque et surtout à Mauléon, la capitale de l'espadrille. Il reste seulement quatre manufacturiers en France. Afin de ne pas perdre de chiffre d'affaires, Francis Tauzin s'est également recentré sur un produit basique, sans fantaisie...
Monter en gamme
Pour survivre à la concurrence asiatique dans le secteur du textile, Les Ateliers Gauthier, fabricant de chemises et façonnier, ont opté pour une solution différente. La société s'est positionnée sur le haut de gamme puis, il y a cinq ans, sur le luxe. Son dirigeant, Michel de Saint-Jean, a vu les entreprises de textile disparaître les unes après les autres. Grâce à sa montée en gamme, il a résisté, en diminuant tout de même de moitié ses effectifs depuis dix ans...
Se regrouper
Les PME de services qui dépendent uniquement du marché local peuvent, quant à elles, grossir pour avoir les reins plus solides. Les crises sont souvent l'occasion de restructurations. Services Network Gestion (SNG), revendeur de logiciels de gestion Sage, a décidé d'innover en gardant les avantages d'une structure plus grande sans son inconvénient, la perte de contrôle. La société a rejoint, début 2007, deux entreprises aux métiers complémentaires pour former un groupe virtuel de 21 personnes, sans lien juridique. «Nous communiquons auprès des clients avec un nom et un logo similaires; seule la couleur change, détaille le gérant de SNG, Paul Mekhelian. En échangeant nos contacts avec Services Network Administration (SNA) et Services Network Security (SNS), nous accélérons notre croissance. Un prospect l'est pour les trois sociétés.» Identité marketing unique, travail en synergie, mais aussi mutualisation des coûts...
Souvent méconnu des petites entreprises, le recours au mandat ad hoc offre pourtant de multiples avantages aux sociétés en difficulté bénéficiant d'une souplesse de fonctionnement et de confidentialité, il affiche un taux de réussite entre 60 et 70% :
- Quand recourir au mandat ad hoc ?
- Comment enclencher la procédure ?
- Quel est son fonctionnement ?
- Quel est son déroulement ?
- Combien ça coûte ?
Alors que la culture anglo-saxonne considère l'échec comme une opportunité de réussite future, en France, il est difficile de se relever après un dépôt de bilan. Témoignages de patrons qui ont connu la pire des tourmentes.
Le mandat ad hoc, à enclencher dès les premiers signes d'alerte
Le mandat ad hoc est la toute première procédure préventive des défaillances d'entreprise. Il faut donc y recourir dès l'apparition des difficultés, avant qu'il ne soit trop tard. Vous recevez des appels de plus en plus pressants de votre banquier et de vos fournisseurs et n'avez plus de nouvelles de votre plus gros client, qui tarde à régler sa créance? C'est peut-être le moment de vous poser cette question: est-ce une crise passagère ou les signes avant-coureurs d'une dégradation durable de votre activité?
La sauvegarde, quand le passif devient trop lourd
Nouvelle procédure judiciaire, la sauvegarde est ouverte aux entreprises au bord de la cessation de paiement. Vos difficultés sont telles qu'elles nécessitent une restructuration de fond en comble de votre société, voire l'arrêt d'une ou de plusieurs activités? La procédure de sauvegarde est faite pour vous, à condition que vous agissiez avant la cessation de paiement...
La conciliation, pour endiguer la crise
La conciliation est une procédure entrée en vigueur il y a trois ans pour remplacer le système de règlement à l'amiable. Vous pouvez y recourir pour sortir d'une cessation de paiement... A condition que celle-ci n'ait pas dépassé 45 jours. Votre trésorerie est à la dérive, vous venez d'entrer en cessation de paiement, mais avez encore assez de ressources pour vous en sortir... Pour peu qu'on vous y aide un peu. La conciliation est une solution qui vous permet d'éviter le pire: le dépôt de bilan. Cette procédure, instituée par la loi de sauvegarde des entreprises du 26 juillet 2005, remplace l'ancien système de règlement amiable avec les créanciers. Elle peut être mise en place dès les premières difficultés et ce, même si l'entreprise est en état de cessation de paiement (en tout cas depuis moins de 45 jours)...
Le redressement judiciaire, la procédure de la dernière chance
Après le dépôt de bilan, il vous reste encore un petit espoir de sauver votre entreprise: le redressement judiciaire. Le taux de réussite est faible, mais pas nul. Si vous n'avez pas pris les dispositions suffisantes pour remédier à vos difficultés ou si les mesures de prévention ou de règlement amiable se sont révélées inopérantes, vous avez l'obligation de demander au tribunal de commerce, dans les 45 jours suivant la cessation de paiement, le redressement judiciaire. A défaut, vous risquez d'être condamné à combler le passif social sur votre patrimoine privé. Légalement, l'ouverture de la procédure de redressement peut aussi être réclamée par un créancier impayé. Lorsque le tribunal constate l'état de cessation de paiement, il doit prononcer l'ouverture de la procédure de redressement ou de liquidation...
Mots clés : Restructuration | Trésorerie | Mandat ad hoc | Sauvegarde entreprise | Redressement judiciaire | Banque | Crise financière | Banque européenne d'investissement | Endettement | Monter en gamme | Crise économique | Défaillances d'entreprises | Frilosité des banques | Argent frais | Réorganiser son entreprise
Bibliographie
Nathalie Crouzet
“Réussir sa compta avec Ciel” est un livre pensé pour tous et pas uniquement pour les experts de la profession. Il permet d'acquérir chaque concept de la comptabilité de façon simple et concise. L'ouvrage comporte quinze chapitres progressifs. Tout en décrivant le mode opératoire du logiciel, il s'oriente surtout sur la tâche à exécuter, en expliquant pourquoi l'accomplir.
Maurice THÉVENET
Comment manager en temps de crise ? C'est la question à laquelle répond ce livre. Selon l'auteur, les événements actuels révèlent une crise du management, bousculé dans ses fondements et ses hypothèses fondamentales. Ainsi, management, communication, innovation, gestion des personnes ou restructurations ne peuvent plus tout à fait être abordés de la même manière. En clarifiant le contexte, les éléments et clés de cette crise, l'ouvrage permet aux dirigeants de réévaluer leur rôle et le sens de leur action.
Luc Bernet-Rollande
Cet ouvrage permet d'acquérir un savoir-faire professionnel pour contrôler la fiabilité de certains postes, vérifier l'endettement d'une entreprise ou évaluer une prise de risques. Chaque chapitre est conçu sur le même principe : un exposé théorique reprenant pas à pas la technique, un QCM de contrôle des connaissances et des cas pratiques d'application.
Alain Fernandez
L'auteur reprend les principes les plus récents de conception des tableaux g de bord en les adaptant aux besoins des managers. Best seller, cette méthode permet de construire rapidement un tableau de bord avec Microsoft Excel en 5 temps grâce à 14 fiches pratiques et à de précieux conseils rassemblés dans une liste de Questions/ Réponses.
Alain Goetzmann
Cet ouvrage transmet des principes déclencheurs de succès aux entrepreneurs qui doivent donner une deuxième chance à l'entreprise qu'ils restructurent. Il passe en revue, semaine par semaine, le déroulement des prises de décision d'un repreneur. Des anecdotes personnelles, enrichies de réflexions théoriques et pratiques, viennent compléter le livre.
Henri Chriqui
Comment anticiper et faire face à une situation de crise ?
Six chefs d'entreprise racontent leur parcours et nous font partager leur expérience. Pour la première fois, trois d'entre eux révèlent les solutions mises en oeuvre dans le cadre de procédures amiables : mandat ad hoc et conciliation. Les trois autres nous expliquent comment ils ont réussi à sauver leur entreprise grâce à un plan de continuation ou de cession. Tous ces témoignages sont commentés par l'auteur
Deloitte et Altares
Altares et Deloitte Finance ont analysé, au cours des mois de janvier et février 2009, les ouvertures de procédures collectives de la période 2005-2008. En 2008, ce sont 54.820 procédures collectives qui ont été ouvertes au cours de l’année, avec une très nette dégradation enregistrée au cours du second semestre, soit 10,3% de plus qu’en 2007. Un record de défaillances jamais atteint depuis l’année 1991 qui avait connu une augmentation spectaculaire de 15%...
M. Nepomiastchy , P. Fortier Beaulieu , J.-C. Robillard , J.-L. Truel
Vous êtes chef d'entreprise et vous rêvez de "conquérir le monde" avec vos produits, votre entreprise et votre savoir-faire. Vous savez que se perfectionner dans la gestion de sa société est non seulement utile mais nécessaire. Peut-être avez-vous déjà rencontré des difficultés -temporaires ou sérieuses- et êtes-vous en recherche de solutions pratiques pour les résoudre. Cet ouvrage s'efforce de répondre à ces interrogations. Il est écrit de façon linéaire, de la création de l'entreprise à son développement, de l'anticipation des crises à leur gestion.
Bernard Lebelle
Destiné aux cadres d'entreprise, aux consultants, aux formateurs et aux étudiants, cet ouvrage est l'outil indispensable pour créer des tableaux de bord pertinents de pilotage d'activité avec Excel. L'auteur montre comment mettre en place au sein des structures économiques - quelle que soit leur taille - des tableaux de bord efficaces et robustes en combinant les données existantes et la puissance d'Excel.
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Commentaires des lecteurs (2)
valoulou - 19/01/2012
Finance
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nouk - 17/11/2009
merci
Je trouve cet article bien synthétisé, on retrouve l'essentiel et c'est bien expliqué. J'ai fait un parcours finance puis banque. Et là pour mes entretiens il me fallait un article comme celui-ci pour pouvoir réviser mes anciens cours que j'ai tendance à oublier. Encore une fois merci.
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