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La guerre des talents n'aura pas lieu ! [Part IV]

Publié le par / Avec la Marketplace

Dernière étape de notre « voyage au centre de la guerre… » (des talents !) : l’ACCOMPAGNEMENT ! Semaine dernière, nous avons vu comment transformer vos collaborateurs en ambassadeurs (VALORISATION), cette semaine nous vous aidons à transformer ces derniers en… « collabor’acteurs » !

ACCOMPAGNEMENT : DE L’AMBASSADEUR AU « COLLABOR’ACTEUR » !

Nous arrivons à la fin de notre périple avec cette 4ème et dernière étape qui doit vous permettre de transformer vos ambassadeurs en « collabor’acteurs ».

1- C’est quoi un « collabor’acteur » ?

Pour illustrer ce concept, rien de tel qu’une petite histoire ?? !

Un jour, un réformateur religieux qui passait devant un immense chantier de construction, vit une foule d’hommes dégoulinant de sueur… Ces hommes transportaient des briques sous un soleil ardent ! Il avisa l’un d’eux et lui demanda : « Qu’est-ce que vous faites ? ». L’homme répliqua, d’un ton rogne : « Vous ne voyez pas ? Charrier des briques, c’est un boulot très pénible ! ».

Il posa alors la question à un 2ème ouvrier. Beaucoup plus placide que le 1er, celui-ci rangea soigneusement les briques qu’il portait, et, après un dernier coup d’œil à sa pile, répondit : « je construis un mur. ».

Il interrogea ensuite un 3ème travailleur. Jovial et affable, ce dernier posa son fardeau, s’essuya le front et, relevant la tête, dit avec une grande fierté : « Nous bâtissons une cathédrale. »

Ces 3 personnes faisaient exactement la même chose, mais… LEURS PERSPECTIVES ETAIENT TOTALEMENT DIFFERENTES !!

  1. Nous pourrions qualifier l’attitude du 1er de « pessimiste ». Tout ce qu’il a à faire lui apparait comme une besogne de plus dans une vie de labeur, et il ne voit que la corvée du moment (ce qui correspond, évidemment, à une certaine réalité…). 
  2. La position du 2ème est une attitude « professionnelle ». L’ouvrier sait qu’il construit un mur, que ce mur fait partie d’un ensemble, et qu’il doit travailler de son mieux pour gagner un salaire. C’est là son devoir, et il démontre ainsi un parfait professionnalisme.
  3. La 3ème perspective relève de « l’idéalisme ». Cet homme est conscient de chaque brique devant lui à un moment donné, et de chaque goutte de sueur, et il sait que tout cela aboutira à la création d’un bâtiment sacré. Il connait la valeur de chaque étape du processus, ainsi que le résultat de tout ce dur labeur. Ce faisant, il transcende la réussite individuelle pour viser quelque chose de beaucoup plus Grand… C’est un « collabor’acteur » ;-) !

Le rôle d’un collabor’acteur s’adapte au contexte et évolue avec le temps. Ce ne sont pas uniquement ses actions qui comptent mais leurs motivations. Les collabor’acteurs sont la conscience d’une société et représentent son avantage concurrentiel durable !

2- De l’expérience candidat à l’expérience… collabor’acteur !

De nombreuses entreprises font l’erreur de passer énormément de moyens et de temps à prospecter pour gagner de nouveaux clients qu’elles « oublient » après les premiers contrats signés. On sait pourtant aujourd’hui qu’un client fidélisé crée plus de valeur (environ 10% !) dans le temps. Et cette règle fonctionne également au niveau RH : passer beaucoup d’énergie à créer une belle expérience candidat et ne pas consolider cette dernière en travaillant une expérience collabor’acteur différenciante n’apporte pas la valeur ajoutée escomptée et peut même créer un sentiment déceptif chez les personnes embauchées.

Comment créer une expérience collabor’acteur hors du commun ? Commencez par accorder de l’attention à vos meilleurs éléments, demandez-leur leur avis sur les valeurs d’entreprise (correspondent-elles à la réalité vécue ? A quoi font-elles référence au quotidien ? Comment s’en servent-ils pour faire sens à leurs actions ?) et ce qui leur plait dans leurs missions / responsabilités. Demandez-leur ensuite leurs besoins / recommandations (formations, mode de management, outils…) pour gagner encore en performance et proposez-leur enfin de travailler sur le Futur de manière à imaginer les éléments qui les fidéliseraient (ainsi que les clients…) dans le temps.

Toute cette matière ne suffira pas à garder vos meilleurs éléments à vie (il est fini le temps des carrières dans une seule entreprise…) mais contribuera à créer un climat d’écoute et d’amélioration continue propice au « bien-faire qui crée le bien-être ». Bien entendu, il appartient ensuite à l’employeur et aux RH de mettre en place les suggestions proposées et surtout de positionner l’Entreprise comme un lieu contribuant à l’épanouissement professionnel et améliorant l’employabilité des collabor’acteurs en interne… ou pas !

Il est évident qu’il n’est pas toujours facile de voir partir ses talents mais, dans une relation gagnant-gagnant, il est important de l’accepter, surtout si c’est pour le bien du collabor’acteur…

3- exemples de métriques à suivre

  • Le volume d’évolutions internes versus recrutement externe
  • La création de nouveaux services / nouvelles B.U. / spin-off…
  • La hausse du nombre de « salariés boomerang » (ceux qui s’en vont et reviennent – ou veulent revenir -  avec de nouvelles compétences acquises ailleurs)
  • Le nombre d’anciens collaborateurs devenus clients / fournisseurs / prescripteurs

Merci d’avoir fait ce voyage avec nous ces 4 dernières semaines. En suivant nos recommandations, nous espérons que vous serez maintenant suffisamment bien armé pour gagner la Guerre des Talents ! 

Et, au fait, pour les plus observateurs, vous aurez sans doute remarqué que les 4 étapes évoquées (HACKISITION – RETENTION – VALORISATION – ACCOMPAGNEMENT) forment l’acronyme [H.R.V.A], soit… Human Resource Value Added !

Coincidence ? #onnecroitpas ?? !