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Les foodtech revisitent notre alimentation par le menu

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Les foodtech revisitent notre alimentation par le menu

Que mangeons-nous et comment le mangeons-nous? D'où viennent nos aliments et qu'en attendons-nous? Quand les consommons-nous et avec qui? Autant de questions auxquelles les entreprises foodtech proposent des réponses innovantes et souvent... alléchantes.

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Prenez des entrepreneurs doués d'une solide expertise et à l'écoute des besoins des consommateurs. Ajoutez une bonne dose de nouvelles technologies. Relevez d'une pincée d'investisseurs ambitieux. Enfin, secouez vos habitudes alimentaires. Résultat? "Autant d'ingrédients fertiles au développement durable de la foodtech", affirme Kevin Camphuis, cofondateur de l'accélérateur ShakeUpFactory, qui accompagne des start-up de l'innovation food. Pour lui, une nouvelle économie mondiale est sur le point d'émerger : "La foodtech est en train de créer, en parallèle de l'économie traditionnelle, de nouvelles offres, catégories voire circuits de distribution".

Le secteur recouvre une large réalité, des nouveaux modes de production agricole (agtech) à la conception d'aliments inédits (food-science) en passant par une logistique repensée (livraison de repas chauds à domicile) et la réinvention des services aux consommateurs (repas entre particuliers, applis anti-gaspillage, mobilier connecté dans les restaurants).

Mais alors qu'en 2015, 10 milliards de dollars ont été investis dans cette vaste économie, 1% seulement de ces fonds ont nourri des projets français. Au pays de la gastronomie, l'innovation serait-elle à la traîne ? Pour Céline Laisney, directrice d'AlimAvenir, cabinet de veille et prospective sur les tendances émergentes dans l'alimentation, "l'écosystème est en train de se mettre en place, avec la multiplication des incubateurs ou des réseaux comme celui de la FrenchTech. Les grands groupes commencent à s'intéresser aux start-up, à mettre en place des stratégies d'open-innovation".

Ces derniers ont en effet intérêt à rester compétitifs pour ne pas être "disruptés" par de nouveaux entrants à la pointe des avancées digitales et scientifiques, quand ceux-ci ont tout à gagner à collaborer avec les acteurs traditionnels. "Opportunité de marché, connaissance des besoins, savoir-faire de fabrication du côté des industriels ; maîtrise des technologies et des processus agiles, du développement centré utilisateur du côté des start-up", résume Kevin Camphuis. Avec la ShakeUpFactory, il joue le rôle de tiers de confiance pour faciliter entre ces différents acteurs "un mode de codéveloppement mutuellement bénéfique mais nécessitant un changement d'état d'esprit et d'organisation".

Lauranne Provenzano

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