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La revue de presse éco de la semaine (9 au 13 juillet)

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La revue de presse éco de la semaine (9 au 13 juillet)
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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité économique cette semaine ? La rédaction vous propose de découvrir ce que vous avez pu rater du 9 au 13 juillet 2018. Au programme : l'avenir vu par les patrons, les CCI en danger, finale du Mondial, Molotov, déconnexion des dirigeants et Brexit.

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Comment les PME et ETI voient l'avenir

93% de dirigeants de PME et ETI s'attendent à voir leur chiffre d'affaires augmenter de plus de 6% au cours des douze prochains mois. C'est ce qui ressort du Baromètre EY de la croissance 2018. Un optimisme inégalé jusqu'alors, pour Le Figaro (article payant).

Point notable du baromètre : un changement de position des patrons par rapport à l'intelligence artificielle. "Ils sont 87% à déployer ou à prévoir de développer cette technologie au cours des deux prochaines années, développe le site. Un revirement frappant par rapport à l'an passé, où 75% affirmaient alors qu'ils n'envisageaient pas d'adopter à court terme les dernières ruptures technologiques provoquées par l'IA". Du changement également, côté recrutement. La diversité arrive en tête des objectifs. "50% des dirigeants la considèrent comme une priorité stratégique, alors qu'ils n'étaient que 15% l'année dernière".

C'est le même optimisme que note chez les patrons d'ETI une étude de la DGE et de Bpifrance, révélée la même semaine. Près de six sur dix pensent que leur chiffre d'affaires va augmenter en 2018. À lire sur La Tribune.

Les CCI dans le viseur du gouvernement

Lors d'une assemblée générale extraordinaire des CCI, mardi 10 juillet 2018 à Paris, Bruno Le Maire a annoncé une baisse, d'ici à 2022, de 400 millions d'euros des crédits accordés aux Chambres. Un effort reconnu comme "effectivement important", motivé selon le ministre par la nécessité que les CCI se ''réinventent" au service des entreprises. Elles devront se recentrer sur trois missions : l'aide à la création d'entreprise, la formation initiale dans les territoires, et la représentation des entreprises, notamment pour faire entendre leur voix au niveau local.

Citant des éléments de ce discours, La Voix du Nord (article payant) rapporte :" 'Les autres missions' n'auront en revanche 'plus vocation à être financées par un prélèvement sur les entreprises', a poursuivi le ministre, promettant en échange de ces 400 millions d'euros de baisse de crédits une baisse équivalente des prélèvements obligatoires sur les entreprises, ciblée sur deux 'impôts de production' : la CVAE et CFE". Un dossier tendu, à suivre.

Quand des dirigeants font preuve de solidarité

Touchée par un incendie qui a ravagé une usine de Vernoux en Ardèche, l'entreprise de chips La Ducale voit la solidarité s'organiser pour éviter l'arrêt total de l'activité. Si les 16 salariés sont au chômage technique, des entrepreneurs se mobilisent pour venir en aide au dirigeant affecté, Henri Avon. Une entreprise de transport du coin a donc proposé la mise à disposition d'un hangar de 1 000 mètres carrés pour le stockage temporaire de la marchandise.

En attendant que tout s'organise, la Région Auvergne Rhône-Alpes a fait savoir qu'elle allait accompagner l'entrepreneur et offrir des garanties d'emprunt à hauteur de 490 000 euros. Selon France Bleu, le dirigeant de l'entreprise compte réinvestir très rapidement dans l'outil de production pour relancer l'entreprise.

Gagner la Coupe du monde, une aubaine pour l'économie ?

Alors que la France se met à rêver d'un deuxième titre de champion du monde dimanche 15 juillet à Moscou, l'économie française pourrait également profiter d'un sacre des Bleus. Une étude datant de 2006 réalisée par la banque ABN Amro sur les économies des pays vainqueurs du Mondial depuis 1970, que relate BFM TV, met en avant l'impact d'une victoire sur la croissance : cela permettrait de gagner jusqu'à 0,7 % de PIB par rapport aux années précédentes alors qu'à l'inverse le finaliste malheureux verrait son PIB diminuer de 0,3 %. Un gain substantiel, en cas de victoire, qui s'explique par deux mécanismes le moral des ménages agissant sur la consommation et l'investissement des entreprises qui se libèrent.

Pour autant, des experts estiment que le gain économique resterait limité pour la France notamment parce que la compétition ne se déroule dans l'Hexagone, selon Les Échos. Euler Hermes l'estime à 0,2 % de croissance quand d'autres sont encore plus sceptiques.

La start-up Molotov se cherche

Cofondée par Pierre Lescure et Jean-David Blanc (Allociné) notamment, la start-up Molotov, qui propose une application pour regarder les chaînes de télévision, cherche de nouveaux investisseurs. Objectif : accélérer son développement. "Nous visons la rentabilité à cinq ans", assure au Monde Jean-David Blanc (dans un article payant), tandis que, selon le quotidien, "la question de la viabilité du modèle se pose depuis le lancement en juillet 2016".

La start-up -qui ne communique pas sur ses résultats- a commencé "réellement" à travailler sa monétisation en 2018. "Si la "monétisation" n'a pas décollé rapidement, c'est que rendre Molotov accessible sur toutes les plateformes ou inclure de nouvelles chaînes dans les offres a pris du temps, sans compter un problème juridique initial empêchant l'enregistrement", explique M. Blanc. L'entreprise revendique aujourd'hui 20 000 nouveaux abonnés par mois, un chiffre en augmentation. "L'objectif de Molotov : devenir un "carrefour" comparable aux "appstores" d'Apple ou Google", indique Le Monde.

Les entrepreneurs déconnectent-ils en vacances ?

Les entrepreneurs sont finalement des vacanciers comme les autres, qui partent en congés plutôt au mois d'août (à 68 %), majoritairement à l'étranger (52 %) surtout en Europe, et qui profitent de la période pour voir leurs proches voire "ne rien faire du tout". C'est ce qui ressort d'une étude de l'agence d'intérim Qapa et du cabinet d'expertise comptable Wity, qui examine aussi la question de la déconnexion.

"Même si les entrepreneurs déclarent en majorité parvenir "à mieux déconnecter qu'avant", ils ne sont que 8% à ne pas regarder leur boîte mails professionnelle de la journée en vacances, contre une majorité de 45% "au moins une fois par jour", relève Le Figaro. En revanche, plus facile pour eux de prendre la distance avec le téléphone et les appels à leur entreprise.

Brexit : Paris bien placée pour en profiter

Au petit jeu de l'image, Paris se classe en troisième position des métropoles mondiales, derrière New-York et Londres selon une étude KPMG réalisée auprès de dirigeants de grandes entreprises de 22 pays. Si le trio de tête ne bouge pas, explique Les Échos, des différences de tailles apparaissent parmi les métropoles sur le podium. New York et londres perdent respectivement 10 et 20 points de bonne opinions quand Paris restent stable.

Néanmoins, la capitale française laisse sa troisième place à Shanghai en termes d'attractivité pour les entreprises et pâtit de doutes sur la croissance économique du pays, le coût du travail et la fiscalité. Pour Nicolas Beaudouin, associé chez KPMG, "les investisseurs prennent le Brexit comme acquis. Ils considèrent le reste de l'Europe comme une alternative très attractive et paris apparaît très bien positionné dans cette compétition".


La Rédaction

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