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[Inspiration] Les bonnes pratiques de Square en matière d'innovation

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En début d'année, Renault a ouvert son troisième Open Innovation Lab. Situé dans le Marais, à Paris, Le Square a pour objectif d'inventer collectivement le futur de la mobilité. Quels enseignements en tirer pour votre entreprise ?

[Inspiration] Les bonnes pratiques de Square en matière d'innovation

Ouvrir les frontières de l'entreprise

Pour Serge Passolunghi, directeur des Renault Open Innovation Lab, "en matière d'innovation, fonctionner en vase clos limite le champ des possibles. S'imprégner d'un écosystème diversifié, de son dynamisme et de ses idées permet d'identifier des opportunités auxquelles nous n'aurions pas pensé, ou moins vite".

Être à l'écoute et ouvert est un prérequis. Ce qui vaut pour l'externe comme pour l'interne. Ainsi, Renault organise, depuis deux ans, des challenges d'intrapreneuriat. Les salariés sélectionnés participent ensuite à un bootcamp afin de mûrir leur projet. Mais, outre la détection de besoins émergents et d'innovations, Renault s'appuie sur la communauté du Square pour lancer des appels à projet en lien avec ses priorités de développement.

Les start-up retenues travaillent dans des délais volontairement restreints et en mode "test and learn", basé sur l'expérimentation continue.

Impliquer les collaborateurs

"Avec l'open innovation, il peut y avoir des frottements avec les équipes internes, notamment de la R & D, reconnaît Serge Passolunghi. Il convient donc d'être vigilant et bienveillant, afin de ne pas braquer les collaborateurs." Le risque, sinon ? Les innovations repérées ou développées en externe peuvent alors être reléguées aux oubliettes...

Pour éviter ce malheureux écueil, impliquer un maximum de collaborateurs est un ingrédient essentiel du succès. Ainsi, une cinquantaine de collaborateurs de l'Alliance Renault-Nissan s'investissent et participent activement aux projets incubés au sein du Square. Partage d'expériences, découverte de nouvelles façons de travailler, stimulation ou bien encore développement de l'intelligence collective et de l'esprit collaboratif sont autant de bénéfices complémentaires.

L'échec fait partie de la réussite

Il n'y a pas d'innovation sans bienveillance, notamment face à l'échec. Cet état d'esprit ­s'affiche sur les murs du Square. On peut y lire divers slogans vantant les mérites de l'échec, comme "Make fail fast, make fail early, make fail often". "Le droit à l'erreur est fondamental pour libérer la créativité, souligne Serge Passolunghi. En fonctionnant en mode test and learn, on apprend en marchant?: les échecs font donc partie du processus au même titre que les succès."

Reconnaître ses erreurs et en identifier les causes permettent de rebondir. "Il n'y a pas de bonnes décisions s'il n'y en a pas eu de mauvaises avant !", estime Serge Passolunghi. Peu ancrée dans la culture française, la communication sur ses échecs présente pourtant des vertus : amélioration continue, développement de l'esprit d'initiative et de la prise de risques...