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Inspirez-vous de Vinci qui mise sur l'agilité pour satisfaire ses clients

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Depuis fin 2013, les structures d'innovation ouverte de Vinci s'adaptent pour mieux proposer des services inédits au client. Avec un maître mot : la mobilité.

Inspirez-vous de Vinci qui mise sur l'agilité pour satisfaire ses clients

Expérimenter concrètement

"L'idée de départ, c'est de transformer notre infrastructure autoroutière en terrain d'expérimentation", souligne Simon Coutel, responsable innovation et services numériques, en charge du Lab et de l'accélérateur Vinci Autoroutes. Ce qui permet, "avec toute la célérité dont les start-up peuvent faire preuve, de tester in situ leurs innovations de services aux clients... avec de vrais clients, justement". Les voyageurs attentifs ont ainsi pu voir fleurir pas mal de prototypes sur l'aire de Saint-Rambert-d'Albon.

C'est de cette façon que la start-up Wynd a testé sa solution de click and collect en partenariat avec une enseigne de restauration sur quatre aires de l'A7. "Depuis, on l'a déployée également sur l'A11 et l'A10... et Wynd a bouclé une levée de fonds de 7 millions d'euros !", s'amuse Simon Coutel, convaincu que cette expérience a crédibilisé ce projet. "L'autoroute est comme un vaste showroom pour des prototypes de services, qui donne de la visibilité, des retours marketing concrets et, bien sûr, une première référence commerciale avec un grand compte."

Ne pas s'enfermer

Considérant que le laboratoire, c'est son infrastructure autoroutière, il n'y a pas de lieu dédié comme dans la plupart des incubateurs. Ce qui est finalement assez logique quand on travaille sur la mobilité. "On aime aller au contact, échanger directement avec les start-up là où elles sont. Cela peut se passer lors du Vinci ­Startup Tour ou bien à l'occasion des ­hackathons." Deux ont déjà eu lieu: un premier à Bordeaux, sur le thème de la mobilité au quotidien, et un ­deuxième à Nice, où 130 têtes pensantes, un tiers de start-up pour deux tiers d'étudiants, ont planché sur l'expérience client connecté.

"Certains ont monté leur boîte ensuite", comme Wever, réseau social de covoiturage urbain, qui a ensuite intégré l'accélérateur que Vinci a lancé fin octobre 2015. Là encore, une convention de six mois est signée qui doit aboutir à un résultat concret grâce à l'expérimentation, supervisée par un référent qui est un opérationnel chez Vinci. La durée de "l'expérimentation peut varier suivant le projet: c'est du cas par cas".

S'appuyer sur les réseaux

Le Lab et l'accélérateur Vinci autoroutes accueillent de nombreuses start-up.

Vinci, c'est, bien sûr, un réseau d'autoroutes sur une diagonale Rennes-Lyon. Avec Vinci concessions, la société est également partie prenante dans des projets majeurs d'infrastructures ferroviaires comme la ligne à grande vitesse Europe-Atlantique entre Tours et Bordeaux. C'est aussi, avec Vinci Airports, une trentaine d'aéroports en France et dans le monde, et via Vinci Stadium des stades multifonctionnels... Autrement dit, un réseau de partenaires économiques et institutionnels à mobiliser...

C'est ce qu'a fait par exemple Captain Sam, détectée lors du Tour. Une application de mise en relation avec des chauffeurs qui vous ramènent dans votre propre véhicule si vous ne vous en sentez pas capable. "Avec notre fondation pour une conduite responsable, l'entreprise avait un stand sur le festival Les Suds, à Arles. On peut, de manière agile, trouver des opportunités ad hoc et un réseau d'utilisateurs pour tester l'innovation avec nos partenaires." Même chose pour Keyclic, éditeur d'applications spécialisées dans la remontée d'informations pour les collectivités et les entreprises, comme Jaidemaville, à Bordeaux.