Mon compte Devenir membre Newsletters

Du concret pour rebondir après un échec entrepreneurial

Publié le par

Comment soutenir les entrepreneurs en difficulté et en finir avec la stigmatisation de l'échec ? Fleur Pellerin et quatre associations engagées dans le rebond des entrepreneurs proposent des mesures concrètes : un guichet unique pour coordonner leurs actions et une campagne de sensibilisation.

Du concret pour rebondir après un échec entrepreneurial

Quatre associations, l'État, les régions et Sciences Po Paris se sont réunis autour d'un combat commun : en finir avec l'isolement des entrepreneurs en situation d'échec.

Pour cela, Sos Entrepreneurs, Re-créer, 60 000 rebonds et Second souffle ont créé au début du mois de janvier 2014 le premier Groupement d'intérêt associatif (GIA). Dénommé "Portail du rebond des entrepreneurs", il propose des aides concrètes, rapides et bénévoles pour lever les obstacles au rebond en cas d'échec entrepreneurial.

Un portail unique pour les entrepreneurs en difficulté

Le GIA a mis en place un site carrefour dédié aux entrepreneurs en difficulté. L'idée : être visible et accessible à une population souvent éclatée et isolée, qui ne sait pas vers qui se tourner pour solliciter de l'aide.

Après avoir répondu à un questionnaire, les entrepreneurs sont réorientés vers l'association la plus à même de répondre à leurs besoins. En amont ou en aval d'une faillite ou de la liquidation, chaque entrepreneur trouvera les conseils et l'accompagnement le plus approprié.

Déstigmatiser l'échec entrepreneurial

"Parallèlement, nous avons souhaité organiser une conférence sur le rebond le 13 janvier 2014 au cours de laquelle nous avons signé, avec le gouvernement, les régions et Sciences Po Paris un pacte de façon à initier cette nouvelle vague de communication et de sensibilisation sur l'ensemble du territoire", explique Bruno Delcampe, fondateur de SOS Entrepreneur.

La charte de déploiement territorial des Conférences du rebond prévoit, notamment, l'organisation, partout en France, de conférences. Objectif : lever le tabou autour de l'échec et faire évoluer les mentalités des entrepreneurs, des institutions et des banques.

Vers une politique globale en faveur du rebond

"Contre le manque d'accompagnement des entrepreneurs qui ont échoué, il faut recourir à des actes techniques - comme des lois ou des décrets - et initier une évolution culturelle du rapport à l'échec", indique Philippe Rambaud, créateur de 60 000 rebonds.

Fleur Pellerin, ministre déléguée en charge des PME, a également annoncé, lundi 13 janvier, son intention de confier, prochainement, à un entrepreneur et à un responsable associatif une mission au terme de laquelle ils lui feront des propositions concrètes en vue de construire une politique globale en faveur du rebond des entrepreneurs.

Les Français et l'échec

La majorité des Français pense qu'on apprend toujours de ses échecs (94 %) et que pour réussir sa vie professionnelle, il faut savoir prendre des risques, quitte à se mettre de temps en temps en situation d'échec (71%). Tel est l'enseignement de l'enquête Ipsos réalisée en décembre 2013.

Pourtant, pour un Français sur deux, on ne redonne pas assez leur chance aux entrepreneurs qui ont connu un échec. Et pour une large majorité (77%), ils ne sont pas suffisamment accompagnés par les pouvoirs publics pour leur permettre de rebondir.

Parmi les mesures les plus populaires pour permettre d'aider efficacement les professionnels à rebondir, on trouve : la généralisation des échanges d'expérience entre entrepreneurs " débutants " et " confirmés " et la mise en valeur des réussites accomplies par les entrepreneurs ayant échoué une première fois.