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Crowdfunding : trois start-up à la recherche d'un coup de "pousse"

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Des start-up de toute la France ont participé à la soirée crowdfunding organisée par la plate-forme Wiseed, le 13 mai 2014. Leur objectif : convaincre les 250 investisseurs présents d'entrer dans leur capital. En direct du road show, rencontre avec trois jeunes pousses prometteuses.

Crowdfunding : trois start-up à la recherche d'un coup de 'pousse'

Pur etc. invente le Fast-Good locavore

Déjeuner sur le pouce d'un hachis parmentier fait maison. Tel est le créneau de Pur etc., nouveau concept de restauration rapide durable baptisé "Fast-Good locavore" et initié en 2011 par deux jeunes ingénieurs strasbourgeois, Héloïse Chalvignac et Vincent Viaud, 28 ans chacun. Déjà récompensée par plusieurs trophées, la TPE de 12 salariés a fait du crowdfunding son premier levier de développement. "En 2012, nous nous étions appuyés sur Wiseed pour lever plus de 200 000 euros, raconte Vincent Viaud. Une démarche originale qui nous a permis d'être financé par un réseau large d'actionnaires. Autant de personnes motivées par notre projet puisqu'ils ont la

possibilité d'y injecter des sommes très modestes". Une stratégie qui s'avère payante, permettant à la société d'ouvrir deux restaurants à Strasbourg. "On peut y déguster un repas équilibré 100 % artisanal, sur place ou à emporter, à base de produits de saison bio ou non, en provenance de producteurs locaux ou issus du commerce équitable", détaille le cofondateur. Fort de ce premier succès, Vincent Viaud a décidé de rejouer la carte du financement participatif, et ce, pour lever, lors de ce nouveau road show, 300 000 euros supplémentaires. L'ambition de la start-up : implanter son concept dans d'autres villes de France, notamment Paris, sous la forme d'acquisition de licences de marque. Avec une première ouverture dans la capitale prévue durant l'été 2014.

Pearl nous protège de la radioactivité

Faire sortir la recherche de l'université, c'est le challenge ambitieux de Pearl, TPE de six salariés crée en 2006 par une communauté de chercheurs basée dans le Limousin. Pour financer ses projets de R & D, dont Biosorb qui vise à concevoir une solution technologique de décontamination des eaux chargées en métaux lourds, la TPE a décidé d'employer les grands moyens : lever près de... 800 000 euros ! "Nous avons déjà rassemblé environ 350 000 euros auprès d'un club de business angel et 300 000 euros via Dynalim, un fonds de co-investissement public. Reste à lever 150 000 euros via le crowdfunding, en nous appuyant sur Wiseed", indique Sébastien Decossas, cofondateur de la structure. L'objectif à la clé : permettre à la PME de concrétiser sa stratégie de développement "en passant du stade de la start-up universitaire à celui d'entreprise industrielle et commerciale". Au-delà du projet Biosorb, déjà abouti et deux fois breveté, "qui devrait générer rapidement un important business sur les marchés de la tannerie, peinture, sidérurgie...", espère le dirigeant, la PME planche d'ores et déjà sur un autre programme prometteur au sein du pôle de compétitivité Elopsys. Il s'agit du projet Xard labellisé FUI (fonds unique interministériel). Sa vocation est de concevoir un détecteur innovant de radon, un gaz radioactif naturel présent dans certains écosystèmes et dangereux pour la santé humaine. Les lieux ouverts au public doivent systématiquement procéder au dépistage réglementaire de cette substance.

Airship redonne ses lettres de noblesse au dirigeable

Vous voulez faire un petit tour en dirigeable pour mieux admirer la Tour Eiffel ? C'est l'offre pour le moins originale que propose Airship, PME du secteur de l'aéronautique créée en 2011. Son leitmotiv : "réhabiliter cet engin flottant et silencieux qui a disparu des villes depuis les années 30 avec l'essor de l'hélicoptère", raconte Eric Lopez, président de la société qui exploite pour l'heure un dirigeable de 12 places conçu par le fabricant Zeppelin. Évoluant presque seule sur ce créneau de niche, la PME française vise un panel de marchés variés -tourisme de loisirs et d'affaires, opérations civiles, policières ou de sécurité, expériences d'ordre militaire ou scientifique (contrôle de la qualité de l'air, etc.)-. "Mais pour réussir un tel pari, encore faut-il que nous structurions, en amont, notre démarche commerciale et marketing", rappelle le dirigeant. C'est pour cette raison qu'Eric Lopez a décidé de faire appel au crowdfunding, afin de lever entre 200 000 et 300 000 euros. De quoi permettre à la PME de conforter ses ambitions : "devenir un acteur de référence en matière de solutions globales d'exploitation de dirigeable intégrant la formation des pilotes, des hôtesses, des mécaniciens, agents au sol, etc.", conclut le chef d'entreprise.