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Bientôt un étiquetage obligatoire pour indiquer le pays d'origine des produits non alimentaires ?

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Les députés européens ont approuvé, jeudi 17 octobre, deux textes renforçant la transparence et la sécurité des produits non alimentaires de l'Union européenne. À la clé : l'étiquetage obligatoire de ces produits afin de mettre en lumière leur pays d'origine.

Bientôt un étiquetage obligatoire pour indiquer le pays d'origine des produits non alimentaires ?

Mieux protéger les consommateurs et accroître la traçabilité des produits. Les députés européens de la commission du Marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO), ont approuvé, jeudi 17 octobre, une proposition de la Commission européenne sur l'obligation d'étiquetage des produits non alimentaires de l'Union Européenne. Le texte doit être examiné par les États membres au sein du Conseil de l'UE puis terminera au parlement européen, en décembre.

Dans le détail, deux textes, l'un sur la sécurité des produits, l'autre sur la surveillance du marché, exigent une meilleure traçabilité des produits et une plus grande transparence des fabricants européens.

En pratique, il s'agira pour ces derniers de mentionner la provenance du produit sur une étiquette. Car aujourd'hui, pour environ 10 % des biens repérés par le système Rapex, système d'alerte pour les produits de consommation dangereux, il est impossible de remonter jusqu'au fabricant.

En cas de fabrication dans différentes zones, le pays mentionné sera celui où le processus de fabrication est le plus important.

La France, très active sur le sujet, a tenu à saluer cette initiative. " En marquant leur attachement au "made in", les députés européens redonnent du pouvoir au consommateur, qui pourra alors orienter ses choix de consommation en toute connaissance de cause ", a affirmé Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, dans un communiqué de presse.

Pour mieux informer les consommateurs, les députés ont aussi proposé d'introduire un étiquetage supplémentaire et volontaire : "sécurité testée dans l'UE". Son but : montrer que le bien vendu a bien été contrôlé et vérifié par un organisme agrée.

Mais les députés veulent aller plus loin. Ils souhaitent renforcer les sanctions envers les entreprises peu sourcilleuses du respect des normes de sécurité européenne. Pour cette raison, la Commission européenne devrait établir une liste noire publique des entreprises qui enfreignent sciemment et à plusieurs reprises les dispositifs de contrôle en vigueur.