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Le Medef et la CGPME s'unissent pour manifester le ras-le-bol des patrons

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Vendredi 7 novembre 2014, les organisations patronales annoncent une série de manifestations la semaine du 1er décembre 2014. Avec en ligne de mire, l'abrogation de diverses mesures dont le compte pénibilité ou la taxation des dividendes.

Le Medef et la CGPME s'unissent pour manifester le ras-le-bol des patrons

Rien ne va plus entre le patronat et le gouvernement. Le Medef et la CGPME s'allient et viennent d'annoncer, le 7 novembre 2014, une semaine de mobilisation nationale du patronat à partir du 1er décembre 2014.

"Nous nous mobilisons car nous n'arrivons plus à nous faire entendre sur de graves points de blocages tels que les mesures sur le compte pénibilité, la taxation des dividendes ou encore l'information des salariés sur les cessions. Et la liste pourrait encore s'allonger", explique Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la CGPME. L'objectif : "arriver à faire abroger ces dispositions avant la fin de l'année", avance le secrétaire général de la CGPME en écho à la Tribune que le patronat avait déjà publiée fin octobre.

"Il y a un patron de PME qui se suicide tous les deux jours, les trésoreries sont à sec, les défaillances d'entreprises sont au plus bas et le gouvernement rajoute pratiquement chaque jour une petite taxe par là, une mesure de complexité par là, donc il y a un vrai ras-le-bol", martèle Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef, lors d'une interview accordée à BFM Business, plus tôt dans la matinée.

La CGPME descend dans la rue

Si les organisations patronales décident de se mobiliser la même semaine, "chacune organisera ses propres événements", insiste Jean-Eudes du Mesnil du Buisson. Fait rare, la CGPME compte notamment organiser une manifestation de rue simultanée à Paris et à Toulouse, dans la journée du 1er décembre.

"On va simplement manifester sous diverses formes. Il y aura des réunions, il y aura des témoignages, certains descendront peut-être dans la rue (pour dire) le ras-le-bol et la souffrance des patrons français", détaillait pour sa part à BFM Business Geoffroy Roux de Bézieux.

"L'UPA devrait probablement rejoindre le mouvement, mais nous n'avons pas encore de confirmation sur ce point", précise le secrétaire général de la CGPME. Deux ans après la levée de boucliers des Pigeons entrepreneurs, les organisations patronales espèrent à leur tour faire reculer le gouvernement. Fini le dialogue, place à la rue.