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Université d'été du Medef : Manuel Valls séduit les patrons

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Mercredi 27 août 2014, à l'université d'été du Medef, Manuel Valls a fait une véritable déclaration d'amour aux patronats...et l'auditoire la lui a bien rendue. Le Premier ministre a rappelé sa volonté de réviser les seuils sociaux.

Université d'été du Medef : Manuel Valls séduit les patrons

Passé le temps de la séduction timide, Manuel Valls a profité de l'ouverture de l'université d'été du Medef, mercredi 27 septembre, pour déclarer sa flamme aux chefs d'entreprise. "J'aime l'entreprise", a affirmé, en préambule, le Premier ministre avant d'égrainer son discours de compliments bien ciblés : "La France a besoin de vous, des entreprises et de toutes ses entreprises " ou encore "l'esprit d'entreprendre est plus que jamais nécessaire pour faire avancer le pays". Une déclaration qui a trouvé un écho plus que chaleureux du côté du patronat : entre les standing ovations de son arrivée et de son départ, Manuel Valls a profité des applaudissements plus que nourris de son auditoire.

Alors, pourquoi tant d'amour ? Déjà parce que le Premier ministre a confirmé, une fois de plus, le cap de sa politique économique, pourtant chahutée au sein de sa majorité : "les réformes de l'État, des collectivités territoriales et de notre système de santé illustrent notre détermination à réduire les déficits et les impôts. Nous ne dériverons pas de ce cap". Ensuite, parce qu'il a rassuré sur le dessein des mesures destinées aux entreprises. "Il est absurde de parler de cadeaux faits aux patrons, n'a-t-il pas hésité à affirmer. Une mesure favorable aux entreprises, si elle est intelligente et bien cadrée, sera favorable au pays tout entier". Et surtout sera votée par le Parlement.

Vers la révision des seuils sociaux

Car si son discours a été largement conjugué à la première personne et que le président de la République n'a été que très peu cité, c'est bien que Manuel Valls veut être perçu comme l'unique voix du pouvoir. "Beaucoup d'élus connaissent la vie des entreprises et le tissu économique des territoires. C'est pourquoi je ne doute pas du soutien de la majorité", a-t-il affirmé. Parmi les mesures à venir, la très attendue simplification du code du travail, la révision des seuils sociaux, ainsi que la mise en place d'une Charte du contrôle fiscal et d'un médiateur. Car, Manuel Valls l'a rappelé, "certaines formalités excessives sont coûteuses et pénalisantes". Et pour le bâtiment, "secteur vital pour l'économie française et en grande difficulté", un plan de mobilisation comprenant 50 mesures sera dévoilé ce vendredi 29 septembre.

Mais comme il n'y pas d'amour sans concession, Manuel Valls a tenu à prévenir de celles qu'il souhaite du patronat : "vous serez attendus sur ce que vous ferez des 40 milliards du Pacte de responsabilité et du Cice, a-t-il averti. Les pouvoir publics, tout comme nos compatriotes seront attentifs". Autre point de différend potentiel : les négociations branche par branche qui, selon le Premier ministre, sont trop peu nombreuses à avoir été amorcées. Car il l'a rappelé : il ne gagnera son combat pour une France économique, industrielle, agricole forte que grâce à une alliance entre ceux qui décident et ceux qui produisent.