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La France renforce son attractivité aux yeux des entreprises étrangères

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Les décisions d'investir en France émanant d'entreprises étrangères ont augmenté de 16 % en 2017. Une bonne nouvelle que détaille Business France dans un rapport sur l'internationalisation de l'économie française pour 2017, dévoilé début avril 2018.

La France renforce son attractivité aux yeux des entreprises étrangères

Investir en France ? Les entreprises étrangères disent oui. C'est du moins ce qui ressort du rapport sur l'internationalisation de l'économie française pour 2017 de Business France, dévoilé mardi 3 avril 2018. Le rapport montre une hausse de 16% des décisions d'investissement, par exemple des ouvertures de site, par rapport à 2016.

Cela représente 1 298 décisions, soit 25 par semaine en moyenne, et 33 489 emplois créés ou maintenus, un chiffre également en hausse. Une double évolution qui "souligne le regain de confiance à l'égard d'une France en mouvement", analyse dans un communiqué Christophe Lecourtier, directeur général de Business France. Au total, 412 nouvelles entreprises ont sauté le pas.

"La dynamique engagée à partir de l'élection présidentielle est sensible : les réformes entreprises en matière de fiscalité des entreprises et celles du marché du travail ont contribué à accélérer les décisions d'investissement, détaille le dg dans l'éditorial qui ouvre le rapport. Par ailleurs (...) la French Tech et l'entrepreneuriat constituent autant de marqueurs positifs pour les décideurs économiques".

Les États-Unis très présents

Autre enseignement du rapport : cet intérêt émane de plusieurs endroits, en particulier de l'Union Européenne, à l'origine de près de six décisions d'investissement sur dix (58%). Autres zones pourvoyeuses d'investissements, l'Amérique du Nord (23% des décisions) et l'Asie (13%).

En termes de pays -sur 54 concernés au total-, les États-Unis sont, avec 230 projets représentant 18 % des investissements totaux, le premier pays à se tourner vers la France. Un exemple : l'américain General Electric va investir à Cherbourg pour produire des pales d'éoliennes.

Le pays repasse ainsi devant l'Allemagne, en tête en 2016 - et qui représente toujours 16 % des investissements aujourd'hui."A noter que les États-Unis contribuent, à eux seuls, à travers leurs filiales au quart des investissements dans la R&D", fait remarquer Business France. En progression, les USA toujours (+ 26%) mais aussi la Suisse (+ 37%).

Côté secteurs, les activités de production représentent plus du quart des décisions d'investissement (+ 23% par rapport à 2016), les projets de R&D/ingénierie, une sur dix (+ 9%).

Enfin, cet attrait ne profite pas seulement à Paris. Par exemple, les activités de production se retrouvent en Auvergne-Rhône Alpes, Grand Est, Hauts de France et Occitanie. Une tendance positive à confirmer dans les prochains mois.