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La gestion du risque client en pleine mutation.

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La gestion du risque client en pleine mutation.

La gestion du risque client a connu de nombreux changements ces dernières années, notamment suite à de nouvelles réglementations. Comment les chefs d'entreprises et les sociétés d'informations peuvent-elles répondre à ces évolutions ?

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L'impact des lois et réglementations

Tout bon chef d'entreprise doit assurer la croissance de son entreprise tout en minimisant le risque de crédit. Pour y parvenir, il a obligation de s'appuyer sur des outils technologiques fiables et innovants afin de toujours améliorer ses analyses et ses process décisionnels. Tout en devant s'adapter au raz-de-marée numérique, aux réglementations en perpétuelle évolution et à une raréfaction de l'information financière.

Les Bilans

D'abord la loi Hamon de 2014 a autorisé la confidentialité des comptes annuels des micro-entreprises et des TPE. Pour cela, elles doivent remplir deux des trois conditions suivantes : Un total de bilan inférieur à 350 000 euros, un chiffre d'affaires inférieur à 700 000 euros et un effectif inférieur à 10 salariés.

Ensuite, celle-ci a été renforcée par la loi Macron de 2015. À présent, les PME ont également cette possibilité si elles possèdent deux des trois critères requis. À savoir, un bilan de moins de à 4 millions d'euros, un C.A. de moins de 8 millions d'euros et un maximum de 50 salariés.

Les conséquences de ces réformes ont été immédiates. 36.9% des bilans de l'exercice 2015 étaient semi-confidentiels. L'année suivante, les bilans confidentiels explosent et la tendance se confirme en 2017. Jusqu'à maintenant, les bilans confidentiels ou semi-confidentiels représentent 59.8% des comptes annuels collectés pour cet exercice.



Source : Creditsafe

Plus gênant encore, le nombre de publications de bilans, confidentiels ou non, ne cesse de baisser. Presque 1,2 Millions en 2015 pour un peu plus de 800 000 en 2016. Donc, Sur les 3,4 millions de sociétés commerciales, un peu moins de 25%d'entre elles se présente devant le greffe.

Bien qu'il faille encore attendre quelques mois pour connaître les chiffres définitifs de l'exercice 2017, la tendance semble se confirmer.


2018, une année de bouleversement.

En premier lieu, la loi finance 2018 vient booster les TPE et les PME mais en provoquant un profond changement. Bulletin de paie simplifié et changement des modalités de décomptes des effectifs. Baisse du CICE et des cotisations salariales mais hausse de la CSG, etc. Treize mesures importantes pour la gestion administrative et financière des entreprises.

Au 1er janvier 2018, la norme IFRS 9 est entrée en vigueur. Elle remplace l'IAS 39 et vient complétement changer l'évaluation et la comptabilisation des actifs financiers, leur dépréciation ainsi que la comptabilité de couverture

Source : Creditsafe

Le prochain changement arrivera le 25 mai prochain. La mise en application du règlement général européen sur la protection des données (RGPD). Il introduit plusieurs nouveaux principes dans la collecte et la gestion des données personnelles. Les entreprises devront notamment garantir que les process en place sont sécurisés et assurent la confidentialité des données.

Il restera encore à connaître le contenu exact du projet de loi " pacte " : plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises. Celui-ci devrait être présenté au printemps et promet de ratisser large. Les pistes de réflexions développées en fin d'année concernent la croissance et la transmission des entreprises. Le partage de la valeur et l'engagement sociétal. Le financement, la simplification et l'international. Et bien sûr, la numérisation et l'innovation. En somme, encore de nombreux changements attend le tissu économique français.

Accompagner le changement

Le principal objectif d'un prestataire en information sur les entreprises doit être avant tout de répondre à ces nouvelles problématiques. Il doit donc sans cesse améliorer ou adapter les outils voire en créer de nouveaux.

Le principe de scoring qui permet d'évaluer le risque d'insolvabilité d'une société est ainsi la pièce maitresse des acteurs de ce secteur. Pour Creditsafe, il repose sur l'ensemble des données collectées. Eléments financiers, secteur d'activité, zone géographique, informations juridiques et légales, comportements et incidents de paiement... Comparés aux modèles statistiques adaptés à chaque pays, elles permettent la prédictibilité des défaillances sur 12 mois par l'application d'algorithmes précis. Afin d'améliorer cet outil, les sociétés d'informations se sont donc tournés vers le machine learning. Un système d'intelligence artificielle par lequel le système est capable d'apprendre.

Afin de faciliter l'utilisation des données, il est également possible de les intégrer. Basés sur des flux XML qui s'intègrent aux différents systèmes ERP, CRM, e-commerce, l'accès et les mises à jour se font donc en temps réel. D'ailleurs, dans le contexte mondial actuel, les directions financières ont l'obligation de vérifier la conformité de leurs partenaires

Enfin, face à la raréfaction des informations financières, la nécessité de trouver de nouvelles données apparaît vitale pour donner aux dirigeants de nouveaux moyens.

Creditsafe a donc créé il y a quelques années le DBT score (Days Beyond Term). Ce système participatif permet de connaître le retard de paiement moyen d'une société sur les 12 derniers mois grâce au logiciel 3D Ledger. Aujourd'hui, cette base de données compte plus de 90 millions d'expériences de paiement en France. À l'international, ce sont plus de 15 millions d'entreprises qui sont scorées.

Toutes les sociétés d'informations sur les entreprises cherchent aujourd'hui des moyens d'innover pour permettre aux acteurs de la gestion du risque client de garder la maîtrise, que ce soit directement le chef d'entreprise dans les TPE/PME ou les Credit Manager et DAF dans les plus grandes structures. L'apport des nouvelles technologies permettra certainement d'y parvenir.

Rédaction : Fabien de Mendonca


Source : Creditsafe

Creditsafe

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