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Les dirigeants de PME retrouvent le sourire

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L'inquiétude des dirigeants de PME se stabilise, selon le baromètre KPMG-CGPME sur le financement des entreprises, publié mardi 6 octobre 2015. Les besoins de financement sont en hausse, mais ne sont pas forcément satisfaits par les banques.

Les dirigeants de PME retrouvent le sourire

L'inquiétude des chefs d'entreprise à l'égard du contexte économique se stabilise, selon la 26e édition du baromètre KMPG-CGPME sur le financement et l'accès au crédit des entreprises, publiée mardi 6 octobre 2015.

Même si la moitié des dirigeants de PME déclare toujours faire face à une baisse de chiffre d'affaires, les problèmes de trésorerie sont en net recul, à hauteur de 26 % (-4 points depuis mai 2015 et -8 points depuis septembre 2014).

Un accès au crédit perçu comme plus difficile

Alors que le pessimisme à l'égard de la situation économique dans son ensemble diminue progressivement, les chefs d'entreprise interrogés sont plus nombreux à estimer que le contexte actuel a des effets négatifs sur leurs conditions d'accès au crédit auprès de leur banque (43 %, +4 points par rapport à septembre 2014). Corollaire de cette perception, un tiers d'entre eux déclare se limiter dans leurs demandes de crédits bancaires (+3 points).

Près de trois quart des dirigeants de PME observe concrètement au moins une mesure de durcissement (-3 points). Si près de la moitié relève une augmentation des taux ou l'octroi d'une somme inférieure à celle voulue (45 %, +6 points), 38 % déclarent devoir fournir des garanties supplémentaires (+1 point) et environ un chef d'entreprise sur quatre est confronté à des réductions de crédit ou de facilités de trésorerie (28 %, -8 points).

Si 71 % des entreprises doivent recourir à un financement externe, plus d'un tiers (+5 points) souhaite le faire pour leur exploitation et 48 % (+7 points, soit le score le plus élevé observé depuis 2009) pour procéder à des investissements. Les crédits d'investissement attendus portent en premier lieu sur des dépenses de remplacement ou d'entretien des matériels et des locaux (61 %), même si la tendance est à la baisse (-5 points). Les intentions d'investir pour des acquisitions de développement (26 %, +8 points) et/ou pour réaliser des innovations (25 %, +3 points) sont en hausse, signe d'une véritable dynamique positive.

Le "crowdfunding" encore limité

L'attitude des chefs d'entreprise à l'égard de leurs établissements bancaires varie peu, avec des écarts de 2 à 3 points par rapport à mai 2015. Ainsi, 44 % (-2 points) envisagent actuellement de regarder les conditions d'autres banques concurrentes et 39 % (+3 points) de réexaminer leurs lignes de crédit (dont 16 % certainement).

Ils montrent toutefois un intérêt faible pour le financement participatif ou "crowdfunding". 3 % seulement y ont déjà eu recours (7 % en région parisienne) et 4 % pourraient être intéressés par cette alternative au prêt bancaire, tandis que 9 dirigeants sur 10 ne prévoient pas d'utiliser ce mode de levée de fonds.

Méthodologie: échantillon de 401 dirigeants d'entreprises, représentatif des entreprises françaises de 10 à 500 salariés. Les interviews téléphoniques de ce baromètre ont eu lieu du 7 au 15 septembre 2015.