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Les 3 solutions du gouvernement pour propulser le crowdfunding

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A l'occasion des troisièmes assises du financement participatif qui se sont tenues mardi 29 mars 2016, Emmanuel Macron a annoncé trois nouvelles mesures pour soutenir le développement du crowdfunding et faciliter le prêt d'argent entre entreprises.

Les 3 solutions du gouvernement pour propulser le crowdfunding

La collecte sur les plateformes françaises de crowdfunding poursuit sa forte dynamique. Elle est passée de 152 millions d'euros en 2014 à près de 300 millions d'euros en 2015 selon le baromètre réalisé en février 2016 par l'association Financement Participatif France.

Une croissance que le gouvernement souhaite soutenir. Le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron a en effet annoncé, mardi 29 mars 2016 lors des troisièmes assisses du financement participatif, qu'il envisage de relever de 1000 à 2000 euros le seuil pour les prêts avec intérêts (crowdequity). Un dispositif qui va permettre aux particuliers qui le souhaitent d'investir des sommes plus importantes au capital de start-ups qu'ils choisissent eux-mêmes, devenant ainsi actionnaires de ces sociétés.

Seconde mesure: le relèvement du plafond de 1 million à 2,5 millions d'euros pour les projets sur les plateformes de financement en capital, et l'assouplissement de la réglementation, puisque les entreprises seront exonérées du dépôt du prospectus demandé par l'autorité des marchés financiers (AMF). L'idée? Que les épargnants puissent investir dans des sociétés plus matures et moins risquées.

Le ministre a également annoncé la création de mini bons de caisse, qui vont permettre à des personnes morales comme les sociétés à responsabilité limitée de prêter de l'argent aux entreprises.

"Ces mesures répondent favorablement aux 15 propositions que nous avions formulées en septembre 2015. Nous les accueillons donc évidemment avec plaisir. Elles permettront d'élargir le champ d'action des plateformes, d'offrir des possibilités de financement plus larges tout en protégeant les Français qui utilisent leur épargne pour financer l'économie", se félicite Nicolas Lesur, président de Financement Participatif France.