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Le plafond du chiffre d'affaires des auto-entrepreneurs sera doublé en 2018

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Le doublement du plafond du chiffre d'affaires des auto-entrepreneurs a été annoncé vendredi 25 août 2017 par Bruno Le Maire, ministre de l'Économie. Si la mesure ravît la Fédération des auto-entrepreneurs, elle est ouvertement critiquée par la CPME.

Le plafond du chiffre d'affaires des auto-entrepreneurs sera doublé en 2018

Proposition de campagne du président de la République, Emmanuel Macron, le plafond du chiffre d'affaires à respecter par les auto-entrepreneurs pour pourvoir bénéficier du statut sera doublé en 2018 a annoncé vendredi 25 août Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, dans une interview aux titres du groupe de presse Ebra. Une mesure qui sera inscrite dans le projet de loi de finances 2018 présenté à la fin du mois de septembre.

Le plafond du régime de l'auto-entrepreneur varie actuellement entre 33 100 euros pour les activités de services et 82 800 pour les autres secteurs (ventes de marchandises). Au-delà de ce seuil, les auto-entrepreneurs doivent alors passer sous le statut d'entrepreneurs classiques, perdant ainsi les avantages d'un régime fiscal et social simplifié.

Aussi, dès le début de l'année 2018, les nouveaux plafonds du chiffre d'affaires s'établiront à 66 400 euros (HT) pour les services et 165 600 euros pour les autres, si l'on se base sur les dires du ministre.

Une mesure diversement appréciée

La Fédération des Auto-Entrepreneurs (FEDEA) a fait part de sa satisfaction à la suite de cette annonce, qu'elle qualifie "d'encourageante, rassembleuse et rentable". Son président, Grégoire Leclercq, salue "l'aboutissement d'un combat de longue date" et "l'émergence d'une force économique majeure", alors que la mesure figurait dans le livre Blanc pour 2017 de la Fédération.

À l'inverse, la mesure est appréciée différemment par la CPME. La seconde organisation patronale, présidée par François Asselin, regrette que soit encouragé le recours à un statut "générant, dans certains secteurs, une concurrence déloyale inacceptable par rapport aux autres formes sociétales".

À l'instar de la Fédération française du bâtiment (FFB), qui par la voix de son président estimait en juin 2017, que le statut n'était pas approprié au monde du bâtiment, la CPME considère que le statut a déjà "fragilisé des pans entiers de notre économie, qu'il s'agisse des services ou du bâtiment".

L'instauration de cette mesure devrait sans aucun doute encourager de nombreux candidats à opter pour ce régime, alors que l'Insee fait part de l'augmentation franche du nombre d'immatriculations à 11,6 % en juillet. Sur l'ensemble de l'année 2016, l'Agence France Entrepreneur constatait que le nombre de créations sur le régime du micro-entrepreneur s'était néanmoins stabilisé en un an.