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[Investisseurs] Dans quoi investir son argent en 2018 ?

Publié par / Avec la Marketplace le - mis à jour à

Dans quoi investir son argent est la question que se posent les investisseurs chaque année. Pour 2018, suite à la réforme fiscale et la perspective de la hausse des taux, WeShareBonds fait le point. 

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Une nouvelle donne pour les investisseurs

L’année 2018 s’ouvre alors que l’année 2017 (voir notre article dans quoi investir en 2017) a vu plusieurs événements politiques importants se matérialiser :

  • nouveau président aux États-Unis,
  • élections présidentielles en France permettant de lever pour le moment l’hypothèse d’arrivée au pouvoir de partis extrêmes,
  • nouvelle coalition pour Angela Merkel en Allemagne.

Dans le cas de la France, des éléments factuels sont venu améliorer les perspectives des investisseurs. Certes, la hausse de la CSG-CRDS représente désormais une ponction fixe significative sur tous les produits des investissements. Mais, la réforme fiscale a permis d’atténuer l’impact d’une politique fiscale qui était devenue quasi confiscatoire pour les tranches élevées :

  • arrêt de l’alignement de la fiscalité du capital et du travail et introduction d’un Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) ou flat tax de 30% maximum,
  • suppression de l’ISF dont l’assiette est désormais recentrée sur les actifs immobiliers via l'IFI,
  • collatéralement fin de certains dispositifs de niche de défiscalisation (fournissaient des rendements nets d’impôt théoriquement très attractifs pour un risque peu élevé),
  • alignement des différents régimes (dividende, intérêt, plus-value, assurance-vie) afin de limiter les distorsions fiscales.

Pour les résidents français le cadre est désormais beaucoup plus incitatif pour un investissement dans l’économie réelle.

Dans quoi investir avec la perspective d'une hausse des taux ?

Théoriquement la perspective d’une hausse des taux peut-avoir un impact important sur la valorisation des actifs. Dans un contexte de reprise de la croissance mondiale, le FMI a fait preuve d’optimisme. Tout indique que les banques centrales ont décidé d’adopter une politique moins accommodante en réduisant leur achat d’obligations. Bill Gross, l’un des gourous de la gestion obligataire aux États-Unis, a d’ailleurs annoncé la fin de « l’argent gratuit ».

Même s’il est difficile de mesurer l’impact de cela sur l’ensemble des actifs, une hausse des taux signifierait :

  • l'assurance-vie : un risque systémique pour les assureurs (dont les taux de rémunération, tels un paquebot, réagissent avec un laps de temps important aux conditions de marchés) si les épargnants choisissaient de réorienter leur épargne sur des placements de taux plus lucratif. Cela a d’ailleurs été anticipé par la loi Sapin II. Elle a introduit des mécanismes limitatifs permettant de bloquer les rachats de contrats ;
  • l’immobilier : qui obéit certes à des règles spécifiques (valeur d'usage) serait impacté par une hausse de taux. Celle-ci rendant l’accès au crédit plus cher, dans un contexte où les rendements locatifs sont au plus bas. Par ailleurs, la nouvelle réforme fiscale a eu tendance à aller à l’encontre de ce secteur (malgré l’annulation de l’encadrement des loyers à Paris) ;
  • les marchés actions : la hausse de taux réduit la prime de risque offerte par les actions. Elle entraîne donc leur valorisation à la baisse. Dans le même temps, si la hausse de taux est justifiée par une économie plus dynamique, les fondamentaux des sociétés peuvent s’en voir améliorés. Difficile cependant d'évaluer le degré d’anticipation déjà intégré par les marchés vu que l’ensemble des indices vole de records en records ;
  • l’émergence de nouvelles classes d’actifs comme les « crypto-currencies » ont marqué l’actualité. Difficile cependant de se faire une opinion, autre que dans une optique purement spéculative.

Obligations et crowdlending

Dans un contexte de hausse des taux prolongée, le marché des obligations devrait être théoriquement baissier. En effet, chaque mouvement de hausse de taux rend moins intéressante pour un investisseur la détention d’une obligation dont la rémunération a été fixé précédemment à un niveau moins élevé. Ce qui fait mathématiquement baisser son prix.

Cependant, l’on ne peut pas indéfiniment attendre de nouveaux niveaux de taux hypothétiques pour investir et prêter aux PME. Le non placement des liquidités ayant également un coût implicite. L’impact sur la valorisation des obligations détenue est par ailleurs surtout significatif pour des maturités longues in fine et se matérialise uniquement si l’on céde son obligation avant l’échéance.

Via des placements obligataires à moyen terme avec une optique amortissable, le crowdlending permet une rémunération de son épargne avec des flux de remboursement réguliers qui permettent de profiter à intervalle des nouvelles conditions de marché en replaçant cet argent.

Une hausse du niveau des taux pourrait même être une nouvelle positive pour les prêteurs. Ils verraient les niveaux de rémunération brute augmenter. Pour les PME, la fin de politique trop accommodante des banques renforcera d’autant plus le crowdlending comme une source de financement alternative et complémentaire. Le crédit professionnel sur une plateforme de financement participatif comme WeShareBonds aura toute sa légitimité.

Retrouvez cet article sur notre blog : Dans quoi investir son argent en 2018 ?

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