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Cessions-transmissions de PME : l'industrie, le commerce et l'immobilier en première ligne

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Si 15 142 cessions-transmissions de PME/ETI ont été réalisées en 2012 d'après une étude BPCE L'Observatoire publiée le 14 mars 2014, certains secteurs restent plus concernés que d'autres. Des opérations qui varient plus selon la taille de la société que selon l'âge du dirigeant.

Cessions-transmissions de PME : l'industrie, le commerce et l'immobilier en première ligne

Tous les secteurs d'activité ne sont pas égaux face aux cessions-transmissions de PME. C'est du moins l'enseignement principal tiré par une étude publiée le 14 mars 2014 par BPCE L'Observatoire. Si pas moins de 15 142 cessions-transmissions de PME et ETI ont été répertoriées en France en 2012 (soit 7,3 % des 208 807 PME et ETI françaises), ce sont les secteurs de l'industrie (agro-alimentaire et manufacturière), du commerce et des activités immobilières qui affichent les taux de cession les plus élevés (entre 7,8 % et 10 %). A contrario, les taux de PME qui disparaissent restent faibles (entre 1,3 % et 1,9 %) sur ces marchés.

L'hôtellerie-restauration se stabilise

Les sociétés de l'information et de la communication ainsi que des transports connaissent un renouvellement rapide, aussi bien par la cession (de 8,2 % à 8,4 %) que par la disparition (entre 2,3 % et 3 %). À l'inverse, les secteurs de l'hôtellerie-restauration et des autres activités de services sont plus stables : ils se renouvellent peu par la cession (taux compris entre 5,4 % et 6 %), et disparaissent peu (de 1,7 % à 1,9 %). Enfin, les secteurs de l'enseignement-santé-action sociale, des services spécialisés, et surtout du BTP, affichent des taux de cession plus faibles et des disparitions plus fréquentes (environ 3 %).

Rappelons que 4 657 PME et ETI ont disparu en 2012, tous secteurs confondus, soient 2,2 % des PME et ETI françaises. Parmi lesquelles, 3 568 disparitions "judiciaires" et 1 089 cessations sans liquidation judiciaire. 54 % des entreprises disparues en 2012 avaient déjà un risque élevé ou très élevé cinq ans auparavant et 71 % étaient dans ce cas en 2012. En revanche, 14 % présentaient un risque jugé peu élevé, soit 644 PME.

Le facteur taille joue à plein

L'étude constate la diminution de la taille moyenne des entreprises cédées. En effet, le nombre de cessions de PME de 20 à 99 salariés a diminué (-3,3%) et celui de PME de 100 à 249 salariés a stagné. En revanche les cessions d'ETI ont augmenté (+2,3%) ainsi que celles des PME de 10 à 19 salariés, encore plus fortement encore. Si les plus petites PME, de par leur importance démographique, représentent près de 50% des cessions-transmission de PME, leur taux de cession-transmission n'est toutefois que de 6%. Alors que celui des entreprises de 20 à 49 salariés est de 7,5% et celui des ETI est de 18,2%. Preuve que la fréquence des cessions varie davantage selon la taille de l'entreprise que selon d'autres critères, tel que l'âge du dirigeant. Ainsi, l'étude relève que 52% des opérations interviennent avant 55 ans.