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Le bâtiment espère ne pas être lâché par les banques

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Dans un contexte durable de baisse d'activité, et face à une dégradation croissante de la trésorerie des entreprises du bâtiment, la Capeb demande aux banques de jouer le jeu.

Le bâtiment espère ne pas être lâché par les banques

La construction neuve, en chute de 6%, grève fortement les résultats du secteur du bâtiment. Au global, l'activité du BTP marque (encore) un recul de 3% au 1er trimestre 2015 par rapport au même trimestre de l'année précédente, selon les chiffres de conjoncture de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), publiés jeudi 16 avril 2015. Dans ce contexte durable de baisse d'activité, la trésorerie des entreprises continue de se dégrader. En effet, 34 % des professionnels font état d'une détérioration de leur trésorerie alors que seulement 5 % soulignent une amélioration.

Au 1er trimestre 2015, 47 % des entreprises font état de besoins de trésorerie (contre 40 % au même trimestre de l'année précédente), dont 53 % d'entre elles déclarent un besoin supérieur à 10 000 euros. En avril 2015, le montant moyen des besoins de trésorerie de ces entreprises est de 20 000 euros. Selon Patrick Liébus, président de la Capeb, il y a urgence. "La trésorerie des entreprises est devenue un enjeu majeur. La baisse des taux d'intérêt et du coût de l'énergie ne suffisent pas à relancer la construction. L'artisanat du bâtiment souffre depuis plus de trois ans. Nous avons besoin plus que jamais que les banques jouent le jeu et accompagnent nos entreprises, mais également nos clients", réclame Patrick Liébus.

Une discussion avec les banques

La Banque de France va prochainement dévoiler des chiffres qui devraient corroborer ce constat. "En effet, les statistiques de la Banque de France progressent dans leur méthodologie par une enquête étendue à un échantillon représentatif des TPE. Lors de notre rendez-vous avec le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, vendredi dernier, nous avons largement insisté sur ce point", a déclaré Patrick Liébus. Parfaitement conscient de ces difficultés, Emmanuel Macron a d'ailleurs proposé d'organiser à Bercy une table-ronde avec les banques pour trouver des solutions rapides à ce problème crucial.