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Les retards de paiement privent les PME de 15 milliards d'euros

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Les délais de paiement se réduisent mais restent problématiques pour les PME. Tel est l'enseignement du rapport 2013 de l'Observatoire des délais de paiement remis le 13 février 2014. Ces retards privent en effet les PME de 15 milliards d'euros de trésorerie.

Les retards de paiement privent les PME de 15 milliards d'euros

L'Observatoire des délais de paiement a remis son rapport 2013 à Pierre Moscovici, ministre de l'Économie et des finances, le 13 février 2014. Selon ce rapport, une entreprise sur trois est touchée par un retard de paiement supérieur aux 60 jours calendaires légaux, qu'elle en soit victime ou à l'origine.

Le rapport pointe également du doigt les manques à gagner d'une telle situation : si les délais étaient respectés, la trésorerie libérée en faveur des PME et des ETI fin 2012 serait respectivement de 15 milliards et de 6 milliards d'euros.

Deux mesures pour combattre les délais excessifs

Pour remédier à cette situation, Pierre Moscovici annonce deux nouvelles mesures.

La première est la mise en place d'une instance, rattachée à la Médiation inter-entreprises, par laquelle les entreprises pourront cibler les mauvais payeurs. " Les entreprises pourraient s'emparer de cette question dans une instance qui constituerait un lieu de suivi, d'appui, d'échange de bonnes pratiques, voire de pression pour que la loi soit respectée ", déclare le ministre.

Cette instance pourrait proposer à des entreprises présentant des comportements récurrents en termes de retard de délais de paiement, une amélioration de leurs procédures et de leurs pratiques.

La seconde mesure avancé par Pierre Moscovici est le renforcement du rôle des commissaires aux comptes, prévu dans la loi Hamon sur la consommation adoptée par les députés le 13 février 2014. En cas de manquements répétés au respect des délais de paiement, les entreprises se verront exiger une information sur leur solde client, et pourront être sanctionnée administrativement.

Ces mesures viennent renforcer le rôle des deux médiations déjà en place : la Médiation inter-entreprises qui règle les conflits entre entreprises privées et la Médiation des marchés publics qui gère les difficultés avec l'État, les administrations et les entreprises publiques.