En ce moment En ce moment

Comment choisir une legaltech pour ses formalités ?

Publié par le | Mis à jour le
Qu'est-ce que BRAND VOICE ?
Comment choisir une legaltech pour ses formalités ?

Avec pas moins de 75 legaltechs présentes sur le marché entrepreneurial, la France commence à rattraper son retard par rapport au reste de l'Europe. Il faut avouer que cette tendance du 100 % digital dans le domaine juridique a facilité la vie de bon nombre de néophytes.

  • Imprimer

Désormais, il n'est plus nécessaire de se rendre dans un cabinet d'avocats pour de simples formalités juridiques. Quelques minutes sur le web et un entrepreneur peut avoir ses statuts ou immatriculer son entreprise au greffe. Le tout à des tarifs concurrentiels. Mais avec toutes ces offres, il est difficile de s'y retrouver. Alors, comment choisir une legaltech pour réaliser ses formalités juridiques ? Quels sont les critères à prendre en compte ? Le point.

Les legaltechs : ces startups qui disruptent le droit

Nées aux États-Unis au début des années 2000, les legaltechs sont des entreprises innovantes qui proposent des services juridiques en ligne. En intervenant dans trois domaines spécifiques du droit - à savoir la gestion et création d'actes, la création et gestion d'entreprises et les litiges et droit des consommateurs -, les legaltechs ont su séduire les particuliers, les entreprises et les acteurs traditionnels du droit (avocats, huissiers, experts-comptables, etc.).

Ainsi, avec leurs services innovants qui redéfinissent l'offre juridique et les prix, les legaltechs font trembler le sol sous les pieds des acteurs traditionnels du droit.

Choisir sa legaltech pour réaliser ses formalités juridiques : les critères à prendre en compte

Bien choisir une legaltech pour réaliser ses formalités juridiques est une étape très importante pour sécuriser son projet. Aussi il est plus qu'utile de faire un comparatif avant de faire son choix. Et ce en tenant compte de plusieurs critères.

Les offres

Afin de répondre constamment aux nouveaux besoins de leurs clients (et pour en séduire d'autres !), les legaltechs innovent continuellement leurs offres. Pour se démarquer, certaines startups s'attaquent à d'autres briques du secteur comme la fiscalité. C'est le cas de MaFiscalité.com, une startup française qui propose un outil en ligne de déclaration d'impôt. Ou de Tacotax, la legaltech qui se définit comme un coach en ligne en fiscalité. D'autres misent sur la sécurisation des données clients (en utilisant le système blockchain entre autres) pour séduire de nouveaux clients et fidéliser les anciens.

Dans tous les cas, avant de choisir une legaltech pour réaliser ses formalités juridiques, il est recommandé de vérifier la spécialité de chacune. Ainsi, l'on pourra choisir celle susceptible de répondre parfaitement à la situation.

La qualité de service

Et ce à tous les niveaux : support, processus et relation avec les professionnels du droit. Pour faciliter les démarches, la fluidité et l'ergonomie de l'interface sont des paramètres importants qu'il ne faut pas négliger. En effet, le leitmotiv même de ces startups est la rapidité. Il faut donc s'assurer que toutes les offres sont disponibles d'un coup d'oeil. Et que le chemin pour accéder à un service est le moins long possible.

De même, certaines startups proposent un suivi très poussé de chaque dossier à titre gratuit ou moyennant un frais si le cas nécessite l'intervention d'un professionnel de droit. Tous ces critères sont des petits plus à tenir en compte absolument.

Le prix

À service identique, le prix peut être différent. En effet, il n'y a pas de prix réglementé et chaque site facture ses services librement. Pour proposer des tarifs encore plus bas, des legaltechs proposent des packs complets. À noter que certains sites sont gratuits et d'autres payants. Dans ce dernier cas, il est important de vérifier la transparence des couts (attention aux frais cachés !).

Les compétences de l'équipe

Si l'objectif des legaltechs est de simplifier les démarches juridiques, il ne faut pas non plus simplifier le droit. Pour cette raison, il faut prendre en considération les compétences et les expériences juridiques des fondateurs et du reste de l'équipe. De toute manière, c'est un gage de sécurité et d'une meilleure collaboration entre la startup et les avocats partenaires.

La renommée de la startup

Choisir une legaltech pour réaliser ses démarches juridiques implique également de faire une " sorte d'enquête " sur la startup. En effet, le bouche-à-oreille est l'un des meilleurs moyens d'avoir plusieurs avis sur une legaltech. Les formalités juridiques étant une étape très importante dans la vie d'une société, il est primordial de ne pas se tromper afin de ne pas payer le prix fort.

Une alternative pour juger de la qualité d'une legaltech, les notes des utilisateurs. Vérifier que le site permet de laisser ses avis est une garantie de la bonne foi de la startup.

La fiabilité de la legaltech

En l'absence de réglementation officielle, il est difficile d'évaluer le niveau de fiabilité d'une legaltech. Toutefois, pour s'assurer que cette dernière respecte ses obligations en termes de sécurité et de confidentialité, il faut vérifier qu'elle a signé la " Charte Éthique pour un marché du droit en ligne et de ses acteurs ". Il s'agit d'une charte mise en place par les professionnels du droit et pilotée par l'association ADU ou association pour le développement de l'informatique juridique et l'association Open Law.

En outre, il ne faut pas oublier que si un entrepreneur fournit des documents erronés ou dont les informations sont incomplètes, il risque des sanctions. Dans ce cas, engager la responsabilité de la startup n'est pas toujours possible.

Bon à savoir : les startups qui ont signé la charte éthique proposent une assurance responsabilité civile dont le prix est bien évidemment plus accessible que celui proposé par les avocats.

Mathieu GEORGE

La rédaction vous recommande

Sur le même sujet

Juridique

Par Gérard Picovschi, avocat chez Avocats Picovschi

La loi de finances pour 2018 a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour le remplacer par l'impôt sur la fortune immobilière [...]

Juridique

Par La rédaction

Alors que le règlement général sur la protection des données (RGPD) est entré en vigueur le 25 mai 2018, MMA propose un outil d'auto diagnostic [...]