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Les entreprises frileuses face à l'apprentissage

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Mardi 14 avril 2015, le Medef a présenté les résultats de son étude Les entreprises françaises et l'apprentissage. Elle révèle qu'une minorité d'entre elles y ont régulièrement recours, et souligne les freins administratifs et réglementaires à l'embauche d'apprentis.

Les entreprises frileuses face à l'apprentissage

Si elles en ont majoritairement une bonne image, les entreprises ont peu recours à l'apprentissage. Tel est le constat dressé par l'étude réalisée par l'institut Ipsos pour le Medef*, et dévoilée mardi 14 avril 2015. En effet, près de deux entreprises sur cinq ont rarement ou jamais embauché d'apprentis au cours des trois dernières années.

Les freins à l'embauche des apprentis

Les raisons évoquées ? La conjoncture économique, d'abord, pour 68% d'entre elles. Mais également la réglementation relative à la protection des jeunes travailleurs (57%), les contraintes administratives jugées trop lourdes (55%) et la baisse des aides et crédits d'impôts pour l'embauche des apprentis, soulignée par plus de la moitié des répondants, et particulièrement ressentie dans les secteurs de l'industrie (68%) et du bâtiment (61%).

Par ailleurs, les structures ayant peu recours aux contrats d'apprentissage avance un autre frein : l'organisation mal adaptée aux rythmes de l'entreprise. Au final, sur l'ensemble des sondés, seuls 27% prévoient d'embaucher des apprentis au cours des 12 prochains mois.

De nombreuses attentes des entreprises

L'enquête soulève également les attentes des acteurs du monde économiques sur le sujet et révèle que 85% d'entre eux sont favorables à une remise à plat du système d'orientation des élèves. De plus, près des deux tiers des entreprises plaident pour un allègement des démarches administratives et des règles qui encadrent l'apprentissage (66%), ainsi que pour l'adaptation des contenus des diplômes à leurs besoins (65%).

Elles souhaitent aussi plus de souplesse dans l'usage de l'apprentissage et, notamment, la possibilité de rompre le contrat plus facilement au-delà de la période d'essai (53%), la possibilité d'embaucher un apprenti à tout moment de l'année en fonction de leurs besoins (48%) et d'avantage de liberté dans l'utilisation de la taxe d'apprentissage (46%).

Une bonne image de l'apprentissage

Malgré tout, les entreprises ont une bonne opinion des formations par apprentissage et considèrent quasiment à l'unanimité (96%) qu'elles facilitent l'insertion professionnelle des jeunes. Elles sont également 77% à y voir un moyen d'améliorer les performances des sociétés françaises.

*Étude réalisée auprès de 601 entreprise d'un salarié et plus, du 3 au 11 mars 2015.