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Palmarès employeurs : un coup de pouce efficace pour la réputation des entreprises ?

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Si elles en ont une image globalement positive, la majorité des entreprises ne considèrent pas les prix RH, comme un levier efficace de positionnement et de réputation. Tel est le constat de l'étude du cabinet HR Magnet, qui pointe aussi un désintérêt latent des sociétés pour leur marque employeur.

Prix de l'initiative RH, Great Place to Work, prix de la créativité RH, Label Diversité, Trophées SIRH... Comment les entreprises se retrouvent-elles au milieu de cette jungle de prix, palmarès employeurs et labels RH ? Alors que la marque employeur devient de plus en plus difficile à maîtriser avec l'avènement des réseaux sociaux, les entreprises sont-elles sensibles à cet outil de gestion de réputation ? L'exploite-t-elles seulement ? Si oui, comment ?

C'est pour répondre à ces questions que le cabinet de conseil en attractivité employeur, HR Magnet a mené l'enquête sur la question en octobre 2013, auprès de DRH, de dirigeants d'entreprises, de responsables RH ou encore de responsables communication (dont un quart issu de TPE/PME). Son enquête "Palmarès employeurs, prix RH : pour quoi faire ?" a été publiée en novembre 2013.

Premier enseignement, si la majorité des répondants (58%) estiment que ces distinctions ont un effet positif sur l'attractivité externe de l'entreprise, près du tiers d'entre eux se déclarent réfractaires à ce type de récompenses. Plus de la moitié ne se sont d'ailleurs jamais rendus à une cérémonie de remise de prix. En cause, des processus de sélection et des critères d'obtention jugés opaques, des distinctions considérées comme peu crédibles au regard de la multiplicité de l'offre et un impact commercial jugé faible voire nul.

Parmi l'offre pléthorique de trophées, trois classements sortent du lot en terme de notoriété : Great place to work, le DRH de l'année et Top Employers Institute.

Une méconnaissance globale sur la marque employeur

Sur l'échantillon testé, près d'un tiers (31%) ont déjà participé à un concours RH en tant que candidats. La quête de notoriété est la première motivation des personnes interrogées, suivie du positionnement de l'entreprise sur une thématique et de l'échange de bonnes pratiques. Ceux qui n'ont jamais participé à un concours le justifie généralement par un manque de budget et de temps, l'absence d'initiatives en interne sur cette thématique et le manque de relais en interne.

Chantal Engel, l'auteure de l'étude, explique ce relatif faible intérêt par une méconnaissance plus globale des entreprises sur leur marque employeur. Elle en veut pour preuve que les deux tiers des répondants sont incapables de citer le moindre site internet d'expression libre de salariés. Pourtant, sur les 30% de personnes consultant même occasionnellement ce type de sites, près de la moitié (44%) y ont déjà trouvé des commentaires négatifs.

Des chiffres à mettre en perspective avec le fait que, outre le gain de notoriété certain, le tiers des lauréats de palmarès entrepreneurs et prix RH interrogés (21% de l'échantillon) ont noté un réel effet mobilisateur en interne pour les équipes concernées.

Les résultats et la méthodologie de l'enquête en détail :

Palmarès Employeurs et Prix RH : pour quoi faire ? (résultats de l'enquête) - Chantal Engel