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Didier Deschamps, voilà quelques conseils pour que vous nous fassiez tous rêver...

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22 joueurs, 31 jours, 1 Coupe du Monde et 5 conseils de management à l’attention du sélectionneur des Bleus.

Cher Didier,

A quelques jours de l’envolée des Bleus pour le Brésil, voici une courte liste d’idées que vous pourriez suivre, inspirée des meilleures pratiques de management, dans l’entreprise ou dans le sport.

  1. Soigner l’inclusion en continu : le sentiment d’appartenance à un groupe n’est jamais une chose acquise. Dans le groupe, les individus évoluent en fonction du contexte, des résultats obtenus, des performances individuelles ou collectives. Atteindre le niveau de solidarité des bleus de 98 aura été un travail quotidien et de longue haleine, qui a permis à cette équipe de traverser les périodes difficiles et obtenir les résultats qu’on connait.
  2. Utiliser les individualités à bon escient : composer une équipe, c’est faire cohabiter à la fois des supers stars capables de renverser une situation sur une action individuelles et des joueurs plus effacés, tournés vers le collectif mais qui « tiennent la baraque ». Faire tourner les jeunes aux dents longues et les cadres expérimentés, en quelque sorte. Si les premiers sont souvent sensibles à une exposition (médiatique notamment), le sélectionneur veillera également à reconnaitre par un autre moyen le travail effectué dans l’ombre par les seconds.
  3. Instaurer et partager le leadership dans l’équipe : dans une équipe de foot, l’entraineur est sur le banc et le capitaine sur la pelouse, avec les joueurs. Le choix du capitaine est donc primordial. En tant que sélectionneur, Didier Deschamps identifie un capitaine qui porte et engage des décisions sur le terrain. Dans le nécessaire alignement des deux patrons, le capitaine n’est pas que la voix du sélectionneur, il se doit d’incarner les mêmes valeurs, adhérer à la tactique, relayer la stratégie… tout en gardant ses mots et sa personnalité propre.
  4. Prendre les décisions qui s’imposent : écarter des joueurs phare à la surprise générale peut être une bonne chose pour l’équipe. Le sélectionneur marque ainsi son territoire, il replace « l’église au milieu du village » et montre à tous qu’il tient son rôle de leader. De la même façon, des sanctions justifiées recadrent les fautifs mais aussi les autres. L’exemplarité dans une équipe est une notion de solidarité essentielle.
  5. Profiter des situations de tensions pour renforcer les valeurs communes : conflits parmi les joueurs, matchs ratés ou perdus, décisions mal acceptées…  le nombre et l’intensité des tensions se multiplient avec la montée des enjeux liés au contexte particulier de la Coupe du Monde. Sachant que c’est précisément dans ces moments que les personnalités se révèlent, le sélectionneur mélange savamment bienveillance pour écouter, accueillir et comprendre les doutes ou les frustrations, et exigence pour rassurer, recadrer et si nécessaire sanctionner. Ici, les valeurs communes jouent leur rôle et donnent du sens. Le rôle du leader n’est pas de juger avec son point de vue personnel mais de rapprocher les comportements de ses équipiers des valeurs communes à l’équipe.

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