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Manuel Valls et les partenaires sociaux réunis pour l'emploi dans les TPE-PME

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Comment inciter les dirigeants de PME et TPE à davantage embaucher ? C'est autour de cette question qu'ont été conviés à Matignon syndicats de salariés et représentants patronaux, lundi 1er et mardi 2 juin 2015. Verdict des mesures retenues par le gouvernement : mardi 9 juin prochain.

Manuel Valls et les partenaires sociaux réunis pour l'emploi dans les TPE-PME

© @manuelvalls

Lundi 1er et mardi 2 juin 2015, le Premier ministre a reçu à Matignon les partenaires sociaux sur le vaste chantier de l'emploi dans les TPE-PME. Alors que le nombre de demandeurs d'emplois monte en flèche (+26 200 chômeurs sans activité en avril), le Premier ministre a consulté tour à tour les représentants de syndicats de salariés (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, UNSA) et du patronat (UNAPL, MEDEF, UDES, CGPME, UPA).

L'objectif de l'opération : identifier des pistes de réforme pour lever rapidement les freins à l'embauche dans les plus petites structures. Les mesures retenues seront annoncées au terme d'un Conseil des ministres restreint convoqué mardi 9 juin prochain.


Propositions en chaîne

Le patronat n'a pas lésiné sur les propositions. L'UPA appuie par exemple l'allongement de la période d'essai du contrat d'apprentissage de deux à six mois et une représentation des salariés uniquement extérieure à l'entreprise pour les sociétés de moins de 50 salariés. L'organisation appelle encore " à transformer le CICE en baisse directe de charges sociales, notamment par la suppression de la cotisation d'allocations familiales ".

En écho certain au projet de loi Rebsamen actuellement examiné par le Parlement, le Medef met clairement l'accent sur l'assouplissement du contrat de travail et du dialogue social en défendant notamment l'introduction de motifs incontestables de licenciement, la généralisation des contrats de projet ou encore le relèvement des seuils sociaux.


La CGPME, elle aussi, a avancé sur la table des concertations une batterie de mesures portant sur le contrat de travail (introduction d'un CDI intermittent, renouvellement facilité des CDD, réduction du délai de contestation des licenciements à 6 mois, etc.) mais également sur l'amélioration de l'accès des PME aux marchés publics et aux grands groupes (introduction d'une clause de retombées économiques locales, contrat de génération entre entreprises, etc.).

Si aucune annonce officielle n'a été formulée à l'issue de ces rencontres bilatérales, le Premier ministre aurait fait part de son intention de ne pas toucher au contrat de travail. C'est du moins ce qu'a affirmé Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, après son entrevue avec Manuel Valls lundi matin.


La balle est désormais dans le camp du gouvernement. Reste à savoir si elle atteindra dans les faits, le but recherché...