Mon compte Devenir membre Newsletters

Voitures de fonction, suivez les tendances!

Publié le par

Entre les conducteurs et les constructeurs, il va falloir s'entendre. Qu'attendent les premiers ? Que proposent les seconds ? C'est toute l'équation à résoudre. Des outils pour mieux comprendre.

Voitures de fonction, suivez les tendances!

Plus longues (+ 20cm en moyenne), plus larges (+ 22cm), plus lourdes (+ 40%), les voitures sont atteintes de boulimie. Résultat: un conducteur sur dix aspire aujourd'hui à une voiture plus petite (selon une récente étude de l'organisme LeasePlan).

Pour 86% des sondés, le gabarit est le critère le plus déterminant lors de l'achat d'un véhicule. Une condition qui ne laisse pas insensibles les constructeurs qui tendent à multiplier les offres de véhicules dits "tendance" comme les SUV (Sport Utility Vehicle) en orientant leurs gammes vers les déclinaisons de modèles de citadines ou de berlines compactes. Et qui confirme une orientation économique et industrielle: la grande berline routière traditionnelle est en voie d'extinction.

Les SUV compact ont la cote, à l'instar du Jeep Renegade.

Mais, plus petite, la voiture doit rester toujours aussi belle et sexy. En effet, pour 72% (soit presque les trois quarts) des interrogés, le design reste l'autre critère le plus déterminant dans leur choix. Logique: avec une durée moyenne de conservation de 5,3 ans pour les véhicules particuliers et de 4 ans pour les utilitaires, autant que ces voitures soient plaisantes à regarder, mais aussi à conduire. Encore que la puissance ne fasse pas tout, il faut aussi savoir la maîtriser. Et là, les conducteurs sont moins en recherche de chevaux que par le passé. Seulement 58% choisissent la puissance comme critère d'achat primordial. Il faut dire qu'à ce niveau, ils sont servis ! En 60 ans, la voiture moyenne (Renault Mégane, Peugeot 308, etc.) est passée de 38 à 108 chevaux. D'autant qu'à cela s'ajoutent une augmentation soutenue des motorisations diesel, beaucoup plus riches en couple (donc avec de meilleures reprises sur la route), et un agrément de conduite accru par l'amélioration de la sécurité (freins ABS, antipatinage, contrôle de trajectoire ESP, etc.) et celle des pneumatiques.

Parallèlement, la consommation a été surveillée. Et pour cause, plus de la moitié des acheteurs considèrent ce point comme un critère important : 30% sont toujours attentifs au prix des carburants au moment de s'arrêter à la station-service ; et 31% se déclarent souvent attentifs à cette question tarifaire.

Expérience client

Reste la marque. En 2016, l'époque où l'on entendait "Moi, je n'achète que français parce que ce ne sont pas les Japonais qui me paieront ma retraite !" ou "Je parcours 35 000 kilomètres par an, j'achète une voiture allemande parce que je ne veux pas être embêté" semble très lointaine et révolue. Aujourd'hui, seulement 66% des conducteurs se déclarent attachés à une marque. A priori, cela peut sembler beaucoup. À regarder cette proportion de plus près, c'est inquiétant pour les constructeurs de renom.

La propension du constructeur à choyer le conducteur fait désormais la différence.

Ce que les conducteurs recherchent aujourd'hui avant tout, c'est une bonne expérience client: ne pas avoir le moindre souci avec leur voiture et être pris en charge le plus rapidement possible en cas de pépin. Pour les clients, les automobiles sont toutes globalement fiables. À conduire, une voiture, c'est dans la plupart des cas une simple affaire de goût. Alors ce qui fait la différence, c'est la propension du constructeur à mettre en place des outils qui feront que le conducteur sera choyé: création d'une base de CRM, attentions particulières (invitations à des événements), prise en charge rapide de son véhicule, etc. Et également le suivi des mises à jour des technologies. "Il y a dix ans, pour actualiser les cartographies des GPS, il fallait remplacer des DVD qu'on mettait dans un lecteur situé dans le coffre, en comptant 150 à 200 euros le DVD tous les six mois. À part les clients de Série 7, peu de gens finalement le demandaient. Aujourd'hui, ce serait impensable", estime un commercial chez BMW, marque qui arrive en tête des classements sur l'attachement des consommateurs.