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L’intégration du cloud computing dans les PME

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Divalto, éditeur de logiciels de gestion, propose aux entreprises de 0 à 5000 salariés des solutions de gestion hébergées, totalement ou partiellement, en cloud computing. Avec le succès grandissant des solutions en cloud, voici notre retour d’expérience sur l’intégration du SaaS au sein des PME.

Une utilisation du cloud computing à quatre vitesses

Nous distinguons clairement quatre « profils types » au sein de notre parc utilisateur et de nos prospects.

 

Les « jeunes PME »

Ces entreprises, généralement de services et proches de l’état d’esprit des start-ups, gèrent leur activité entièrement dans le cloud ; à comprendre que leur données sont hébergées sur des serveurs tiers mutualisés. Avec une croissance rapide, elles recherchent des solutions agiles et sans contraintes capables de suivre leur dynamisme commercial.

 

Les « PME traditionnelles »

Ces PME restent attachées au mode licence. Certaines par habitude, d’autres parce qu’elles ont encore des appréhensions à passer au cloud computing. Ces dernières sont cependant de plus en plus rares.

 

Les « PME en cloud privé »

Ces sociétés souhaitent à la fois conserver leurs logiciels en mode licence (on-premise) et bénéficier des avantages du cloud ;  c’est-à-dire avoir accès aux données à distance ou encore faciliter le déploiement d’une nouvelle solution.

Les logiciels ERP, par exemple, sont des logiciels de plus en plus innovants et techniques. Louer un serveur privé pré-paramétré permet de faire tourner les couches les plus complexes de leurs solutions comme la Business Intelligence, la mobilité, etc.

 

Les « PME hybrides »

Les entreprises qui choisissent la solution intermédiaire qu’est le cloud hybride conservent une partie de leurs logiciels en mode licence mais certaines briques ou fonctionnalités sont hébergées sur des serveurs tiers mutualisés. Cette formule est idéale pour les  fonctionnalités nécessitant des mises à jour régulières comme les éléments financiers ou comptables.

Si nous prenons l’exemple de nos produits, notre ERP accède à des webservices hébergés par Divalto où l’utilisateur peut réaliser ses obligations légales tout en bénéficiant de toutes les données renseignées dans son ERP.

Cette technique a plusieurs avantages. Pour l’utilisateur, il n’y a pas de mises à jour à réaliser. Les calculs et formulaires sont toujours aux normes et cela sans aucune intervention. Pour l’éditeur, cette mutualisation permet une mise à jour facilitée mais aussi de gagner en réactivité et donc en qualité de service.

 

Quelles évolutions pour le rôle des services informatiques ?

Quant au rôle des DSI ou des Responsables Informatiques, il est vrai qu’il peut être amené à être plus détaché de certaines décisions vu que les services ont plus d’autonomie avec le cloud pour choisir leur outil. Mais sur le terrain, nous avons du mal à vérifier cette tendance.

Leur rôle va évoluer, c’est certain, passant de problématiques très techniques à des problématiques plus orientées métiers. Le DSI/RI va s’impliquer plus dans les processus et va surtout être la garant de la cohérence du SI.

Le grand défi du cloud se situe dans l’interopérabilité des services. La plupart des services cloud possède des portes d’entrées et de sorties de leurs données via des API. Mais encore faut-il développer les connecteurs entre les différentes briques cloud pour leur permettre de communiquer. La valeur ajoutée du RI/DSI sera de réussir à organiser un système complet et connecté.

 

Des freins et des idées reçues subsistent

Dans la pratique, il reste encore des freins et des frustrations quant au cloud.

Les abonnés/utilisateurs sont très attachés à la localisation de leurs données. Mais cette localisation n’est pas l’assurance d’une meilleure sécurité de leurs serveurs. Il y a aussi une croyance populaire selon laquelle les données sont mieux protégées sur des serveurs privés que dans le cloud alors que de nombreuses entreprises ne possèdent même pas de pare-feu en interne.

Le prix, ou plutôt le mode locatif, est à la fois un avantage et un cap à passer pour les utilisateurs. Le fait de louer un logiciel n’est pas une immobilisation ; en quelques sortes le service ne leur appartient pas.
Il y a clairement deux mentalités sur ce sujet : ceux qui voient l’avantage d’avoir des services inclus et ceux qui imaginent le logiciel comme un investissement qu’on rentabilise.

 

Qu’il s’agisse d’un cloud public, privé ou hybride, l’hébergement dans les nuages a surtout apporté aux entreprises de nouvelles alternatives dans la manière d’exploiter leurs logiciels de gestion.