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Attentats : pas (encore) d'impact économique notoire pour les TPE/PME

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Si certains secteurs sont plus touchés, les dirigeants de TPE/PME se montrent assez confiants, après les attentats du 13 novembre 2015. Pour la majorité d'entre eux, ces événements n'ont pas eu d'impact sur leur activité pour le moment, selon une étude de la CGPME, publiée mardi 24 novembre.

Attentats : pas (encore) d'impact économique notoire pour les TPE/PME

Quelles conséquences économiques ont eu les attentats du 13 novembre 2015 sur l'activité des TPE/PME ? Relativement peu, à en croire l'étude* de la CGPME publiée mardi 24 novembre 2015. Les deux tiers des dirigeants interrogés ne notent en effet pas d'impact notoire sur leur activité. L'hôtellerie/restauration, les commerces et le tourisme sont sans surprise les secteurs les plus directement touchés par les événements. Près de la moitié des sondés (44%) craint en revanche des conséquences économiques négatives à plus long terme, en particulier à l'occasion des fêtes de fin d'année.

Manque d'information

Côté sécurité, les deux tiers des dirigeants ne comptent pas adopter des mesures de protection supplémentaires pour protéger leurs clients et leurs salariés. 66% estiment d'ailleurs n'être pas suffisamment informés sur les mesures de prévention à prendre dans ce cas de figure. Les trois quarts des sondés ne connaissent pas non plus les dispositions applicables dans le cadre de l'état d'urgence. Pour autant plus de 9 entrepreneurs sur 10 sont prêts à renforcer leurs échanges avec la police.

Vers un plus grand contrôle des salariés ?

L'étude pointe notamment des pistes pour faire face au risque terroriste, comme le contrôle de l'URSSAF sur l'antériorité des salariés lors de la Demande préalable à l'embauche (DPE) ou encore la possibilité pour l'employeur de demander un extrait du casier judiciaire du salarié ou d'être informé lorsque ce dernier fait l'objet d'une fiche S. Autres propositions : la création d'un "Numéro vert signalement" ou d'un bouton "urgence attaque" relié aux commissariats les plus proches dans les zones à risques.

*Méthodologie :

Enquête réalisée du 18 au 23 novembre auprès des 122 Unions territoriales CGPME et des 200 organisations professionnelles adhérentes.